Chapitre 30

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 Lieu inconnu Mae Lower

Je ne sais pas de puis combien de temps je suis ici, surement plusieurs jours, je perds la notion du temps, ils ne me donnent aucune indication sur le monde extérieur. Ils passent leur journée à m'attacher sur une chaise et me pose une série de questions.

Quand la réponse ne leur convient pas j'ai le droit à du teaser, des coups de poings voir même des coupures au couteau, j'ai complètement arrêté de pleurer après plusieurs jours je crois, chaque jours les mêmes questions reviennent.

Au début la douleur semblait insoutenable, chaque soir j'espérais ne pas me réveiller le lendemain, mon corps affaibli ne cessait de crié de douleur chaque nuit, le froid de la pièce me faisait greloter en permanence, les genoux remonté sous mon menton tremblant.

La "nuit" j'enchaine les cauchemars le "jour" j'espère qu'Alec passera cette porte pour me sauver, je ne sais ce qu'ils veulent et pourquoi ils sont aussi obsédé par mon père alors qu'il ne fait plus parti de ce monde.

Je suis fatigué, courbaturé, mes plaies et mes bleus me font souffrir le martyr, je rêve juste que tout s'arrête, que je n'ai jamais ouvert les yeux sur la partie sombre de notre monde. Je garde les yeux clos tandis que j'entends la porte s'ouvrir.

Tu es prête a coopéré cette fois ? Me demanda le chef de la bande, celui que je vois le plus souvent les autres sont cagoulé. Lui il me pose les questions et les autres me font payer les conséquences de ma réponse.

Je vous ai dit tout ce que je savais je ne comprends pas pourquoi vous vous obstiné sur mon père alors qu'il est enterré six pieds sous terre. Répondis-je.

Ecoute ma joli, dit-il en prenant mon visage en coupe, ici c'est moi qui pose les questions, mais je suis étonné que tu ne sois pas au courant de la nouvelle après tout c'est ton géniteur.

Quelle nouvelle? Mais de quoi vous me parlez enfin?

Donc tu ne savais rien depuis tout ce temps, ce qui te serre de père s'est fait passer pour mort aux yeux de ta famille et valait mieux après ce qu'il a fait.

Comment !? Non c'est impossible, j'ai assisté à son enterrement avec ma mère vous mentez j'en suis sûr. Je commence à trembler le peu de chose qui me restait s'effondre petit à petit. Mon père est mort dans un accident de voiture j'en suis persuadé.

Ca c'est encore plus impossible Darling. M'affirma-t-il, ses yeux vert émeraude, affamé de de vérité.

Comment ça? Je ne comprends plus rien, vous mentez. M'exclamais-je.

Darling je ne mens jamais et ton sauveur non plus mais faut croire qu'il est facile de passé à côté de la vérité. Ta génitrice est morte sous les coups de son cher mari. M'annonce-t-il.

Non c'est impossible je vivais avec elle et mon beau père, pourquoi vous persisté à mentir. Le contredis-je.

Et toi pourquoi persiste-tu à ne pas voir la vérité en face, cette femme avec qui tu as grandi, celle qui t'as élevé, celle qui t'as vendu, ce n'ai rien d'autres que ta tante et ta marraine en personne.

Non c'est impossible ne dites plus un mot de plus. Hurlais-je.

Darling voit la vérité en face, aucun de tes deux parents ne voulaient de toi.

Je baisse la tête mais aucune larmes ne coule, le déni m'attend. J'ai froid, terriblement froid, je n'ai rien mangé depuis que je suis en captivité ici et pour une fois j'aurais souhaité manger pour me réconforter, pour combler ce vide béant qu'il venait de crée en moi..

Pendant longtemps j'ai cru que c'était la fin, que je mourrais sous les coups de teaser, que je mourrais dans ma marre de sang, que je mourrais sous ses coups dans mon estomacs, c'est comme si j'avais perdu toute mon humanité, mais c'est normal non?

Ecoute, j'aimerais beaucoup te laisser partir comme ça mais tu le sais autant que moi c'est impossible pour la fierté de cette organisation, alors je vais te poser une question décisive, est ce que tu veux vivre ou en finir maintenant je respecterais ton choix.

Soudainement son téléphone sonne bruyamment dans la salle, il fouille ses poches pour décrocher et s'éloigne enfin de moi ce qui me permet de respiré à nouveau.

Oh c'est toi Adchaval, je ne suis même pas surpris qu'est-ce que tu me veux. Le questionne-t-il ironiquement.

Oui je viens de m'en rendre compte. Affirme-t-il.

Tu sais très bien que je ne peux pas faire ça puis je viens de lui demander si elle veut s'en sortir ou non.

— Alors quoi tu la laisse pas choisir et tu balance ton argent comme ça, Adchaval elle a le droit de vouloir en finir surtout après ça. Semble-t-il prendre la défense.

— Ne t'inquiète pas je ne lui ai pas réservé nos torture traditionnel, quelques teaser, coup de poing et couteau rien de plus.

Oh je t'en prie garde tes menaces pour toi et ramène le cache si tu veux la récupérer.

Très bien à dans une heure.

Puis il raccroche et reviens vers moi.

Je veux que ça se finisse. Marmonnais-je.

Désolé Darling mais Adchaval m'a promis de rejoindre Johny Hallyday et chanté allumé le feu si j'exauçais ton veux, oui je sais c'est un peu égoïste de sa part.

Mais vous m'aviez dit que vous respecterez mon choix. M'écriais-je, la gorge asséché douloureuse.

Je sais bien mais il y a un joli chiffre a la sortie de cette affaire, autrement je comprends parfaitement ton choix, tu n'arriveras pas à oublier ce passage de ta vie et ça te bouffera de l'intérieur, tu ne viens pas de notre monde et pourtant tu le subis à cause de ton père, y a pas plus pathétique.

— Je veux que tout ça s'arrête ! Vous ne pouvez pas m'y empêcher. Plaidais-je, en profitant de son attention pour voler son arme coincé entre la ceinture de son pantalon.

Il comprend mon intention mais réagis trop tard, je me lève tant bien que mal de la chaise l'arme sur ma tempe, je titube et il en profite pour s'approcher furtivement, je l'évite une première fois et m'apprête à retirer la détente quand il retire l'arme de mes mains a temps a la balle se loge dans l'un des murs bétonnée.

Tu t'en sortiras je te le promets, mais pas comme ça. Dit-il en rangeant son arme avant de quitter la pièce tandis que mon corps s'effondre au sol.

Je ne réagis pas, je ne réponds pas non plus, je ne sais même pas si j'ai envie de vivre après ça, est ce que la vie vaut vraiment le coup, certainement pas dans ce monde, mais une fois qu'on y est rentré on ne peut pas faire marches arrière.

Je crois que je me suis endormis, je ne suis plus sur une chaise ou un lit mais allongé sur une banquette arrière, j'ai du mal à émerger, je reconnais le blond des cheveux de l'homme de toute à l'heure.

J'ai mal partout, je me sens si faible, je sens de l'humidité sous mon bras, merde j'ai taché la voiture c'est du sang, des coupures ce sont rouvertes pendant mon sommeil, je serre les dents pour rester discrète.

Les lumières des lampadaires défilent à travers la fenêtre, nous sommes en ville, je n'ai pas la force de me redresser alors je reste allongé, je me sens vaseuse mais je n'ai rien à vomir, mon estomacs se tord de douleur.

Au bout de surement une vingtaine de minutes la voiture s'arrête, je sens les frissons parcourir ma colonne vertébrale, ou est ce qu'on est. Alec sera là, je veux qu'il soit là.

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