Chapitre 15

2.4K 69 9
                                        

Dans l'avion
Mae Lower 23h

Nous avons décollé depuis plusieurs heures, l'aigri c'était enfermé dans sa chambre encore sur les nerfs pour je ne sais quoi.

Mon téléphone n'avait plus de batterie alors je l'avais mis à charge dans la cuisine et je lisais un livre sur le canapé.

J'avais beau être fatigué le sommeil ne me gagnais pas, alors je faisais passé le temps comme je pouvais.

Ça fait plusieurs jours que j'enchaîne les cauchemars, c'est toujours lui qui revient sans cesse.

Je le revois entrer dans la cave avec sa bouteille à la main, ou sa femme Anna avec sa canne.

00h09 Maé Lower

Dans l'avion.


Ce soir je ne sais plus où j'en suis ni ce que je fais ici. Pourquoi je n'ai pas rejoint ma famille dès le jour où ils m'ont sorti de cet enfer ?

Est-ce que ma mère savait ? Quand elle m'a envoyé là-bas ?

Non c'est impossible, elle ne ferait jamais ça après tout, je reste sa fille. Aucune mère censé ne ferait ça n'est-ce pas ?

Mes yeux fatigués me piquaient et une migraine venait me taper sur les nerfs.

Je finis par céder à la fatigue me dirige vers l'une des chambres avant de m'affalé sur le lit. Le corps endoloris.

Je me faufile sous la couette les yeux clos mais le sommeil ne vient pas. Je tourne encore et encore dans l'espoir de trouver la bonne position mais rien.

Je suis condamné à fuir mes cauchemars jours et nuits.

Je reste malgré tout au lit, lessivé. L'avion était plongé dans un silence pesant, le silence n'est jamais reposant pour moi il réveille seulement mon angoisse, comme si c'était le calme avant la tempête en permanence.

Aucun bruit venant de la chambre de l'aigri c'est presque étonnant.

9h 34

L'avion s'était posé sur le sol de l'aéroport. L'ambiance était froide et pesante. Alec ne m'adressait pas la parole et j'avais sérieusement besoin de réconfort.

Merde tu m'emmène sur un autre pays des gens te demandent des millions d'euros et c'est à moi que tu fais la gueule sérieusement ?

Des fois au lieu de voir un homme je vois un enfant qui n'a pas grandi.

10 h08 Washington

Alec se gare en face de la résidence avant de claque la porte conducteur je fais de même en essayant de la claque plus fort pour lui montrer mon mécontentement mais il reste neutre sans me lance aucun regard assassin.

Nous pénétrons dans le séjour et Isabelle me saute dans les bras pendant que je me prépare à faire une scène. Mais Arthur me coupe la parole m'étouffant à son tour dans ses bras.

Mais qu'est ce qu'ils ont ? Ce n'est pas comme si je revenais d'une mission suicide.

Isabelle récupère une larme qui parlait sous ses yeux. Après une demi-heure Nous étions tous installés dans le salon sauf Elodie qui manquait à l'appel une nouvelle fois.

Ils échangeaient avec Alec sur la réunion ou nous avons été quand je les ai interrompus.

— C'est quoi cette foutu organisation et POURQUOI ils t ont demandé une somme aussi astronomique oh et aussi pendant que nous y sommes tu vas la trouve où tout cette argent ? Je foudroie Alec du regard sans prête attention aux autres.

Isabelle tente de me noyer dans des excuses mais je ne l'écoute pas.

— Ça te regard pas laissé tomber. Dit-il sans me regarder.

— Si ça ne me regarde pas alors pourquoi m'avoir emmené avec toi hein ? Tu aurais pu partir avec Isabelle ou Elodie.

— Tu ne viens pas du même monde tu ne peux pas comprendre alors fermé la un peu. M'ordonne-t-il

— Non je ne crois pas! Je veux des réponses ! Dis-je en me levant.

— Ça tombe bien dans la vie on n'a pas toujours ce qu'on veut. Rétorqua-t-il en plaçant le mégot entre ses lèvres.

Je pars dans ma chambre en trombe en entendant Jaces sermonner Alec.

19 H04

J'avais fermé la porte à clé malgré les supplices d'Isabelle et Arthur je n'ai pas ouvert. Arthur est resté un moment assis derrière la porte, a essayer d'excuser son ami comme il le pouvait et en tentant de me rassurer.

J'étais en boule par terre perdu dans mes pense, les genoux ramené sous mon menton, les cheveux emmêlés. Quand quelqu'un toqua à la porte.

Je ne répondis pas mais. Une voix grave me menaça.

— Ouvre cette porte ou tu en auras plus. Prévient Alec.

Je cède à sa menace et me traîne jusqu'à la porte et fais tourner la clé.

Il pénétra dans la pièce avant de referme dernière lui et de s'assoir sur mon lit les coudes sur les genoux.

— Que ce soit bien clair tu ne m'interrompre pas et je le fais pas pour toi seulement pour que Jaces arrête de me bassiner avec ça. Oh et aussi y aura pas de retour en arrière ne t'attend pas à ce que je te laisse filé rejoindre ta putains de mère et ton beau-père.

Je reste silencieuse et hoche de la tête alors il reprend.

— L'organisation est comme ce qu'elle indique une organisation criminelle illégale qui organise des trafics de drogue et réuni des mercenaire engagé pour tuer les chefs de cartel qui pose problème.

Il s'arrête quelque seconde puis reprend de nouveau.

— Les autres la connaissent plus sous le nom des Adchavaless. Cette " entreprise " est une relique de ma famille qui fait son business aux quatre coins du monde. Autrement dit un cartel de drogue. La réunion à laquelle tu as assisté son des allié dans le business en Italie, ils ont été Attaque par le gang de Travis. Sa langue fourche sur le nom volontairement.

Je suis resté muette surprise. Et moi qui croyais que ça n'existait que dans les films. Alors ce monde existe.

La mafia existe.

Puis il chuchote une phrase presque inaudible.

— Je suis ....

J'avais beau tendre l'oreille je ne suis pas sûr de la fin de sa phrase.

Il quitte la chambre en silence sans laisse une seule émotion.

Fallen LoveDes histoires addictives. Découvrez maintenant