Chapitre 14

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Tokyo Mae Lower

L'aigri de service ne me donne toujours pas la raison de notre présence ici, il enchaîne les coups de fils m'ignorant. Il répète ce même tour de la pièce, encore et encore, comme pris d'angoisse.

Je prends le temps de m'habiller puisque je me sentais prise de vertige à répétition. Je tente de mettre un des pantalons classe noir qu'on m'avait forcé de prendre dans ma valise celui-ci était pourtant censé être taille haute taille trente-quatre mais il ressemblait plus à un taille basse.

J'avais donc perdu autant de poids?

A cette idée j'éprouve malgré tout un léger plaisir.

Pas le choix avec une épingle à nourrice je le resserre de l'intérieure et tire sur les élastique au maximum.

J'enfile un sous pull et un blazer au-dessus tout en noir avec des petites bottines à talon noir aussi.

Quand je ne mets pas de talon je cachais des semelles rehaussant dans mes chaussures. Je n'assume vraiment pas ma taille. Mon petit un mètre cinquante-cinq.

J'ai l'aire d'une naine à côté de l'aigri et ses un mètre quatre-vingts onze même si je pense qu'il fait sûrement encore plus que ça.

Après un tour à la salle de bain les cheveux lissé et un peu de maquillage je rejoins l'aigri dans sa chambre toujours au téléphone.

Il est sûrement plus de midi quand nous arrivons sur les lieux pour la " collaboration " c'est tout ce qu'il a daigné me dire.

Nous faisons face à un immense bâtiment des plus majestueux en pierre.

Celui-ci ouvre la marche tandis que je trottine derrière pour le rattraper. Tandis que l'angoisse montait en moi dans ce lieu qui m'était inconnu il était ma seule sortie de secours.

Mais au final est ce que j'ai vraiment une utilité ici ? Pourquoi avoir autant insisté pour me garder sur le bras au lieu de prendre ses amis et collègue qui seraient surement bien plus utiles.

Pourquoi m'emmener avec lui ? Je n'ai rien avoir avec ça si ?

Nous montons dans l'ascenseur au septième étage. Appuyer contre le mur je garde la tête baissé pour ne pas lui faire face.

Ding

Il s'apprêtait à ouvrir la porte quand sa voix résonne dans cette petite " pièce".

— Relève la tête et garde la haute. C'est eux qui ont besoin de nous, pas l'inverse alors ne me fait pas honte.

Sa voix était remplie de mépris à mon égard. Puis il ouvra la porte et nous pénétrons dans l'étage sur un palier avec 3 portes.

Il ouvre celle du milieu tandis que je me caché derrière.

Nous entrons dans une grande salle avec une table au milieu extrêmement grande et une baie-vitré sur la ville.

Une vingtaine d'hommes se lèvent en baissant la tête à l'arrivé d'Alec. L'un d'eux s'approche pour proposer une chaise.

— Monsieur Adchaval, nous sommes ravis que vous nous fassiez l'honneur de votre présence.

Alec accepta la chaise et pris place au bout de table tandis que j'attendais derrière lui debout comme une autruche rétrécis.

Certains des hommes me dévisageaient mais sous le regard dur d'Alec ils baissèrent les yeux.

Le monsieur de tout à l'heure ouvre la discussion pendant qu'Alec écoute impatient.

— Nous avons besoin de tes hommes pour passer les frontières. Et d'une aide financière nous somme au bord de la faillite. Dit le vielle homme.

Je crois les jambes pour garder l'équilibre quand les vertiges s'emparent de moi. Mais je garde malgré tout la tête haute. Les picotements dans mes jambes se firent ressentir tandis que je cligne des yeux à répétition pour chasser ses points bleu de ma vue.

— Oui, renchérit un autre, nous sommes en pénurie de cocaïne et d'héroïne et Monsieur Travis en profite. Nous perdons trop des clients et si nous faisons faillite il s'attaquera à vous par la suite.

— Il veut absolument gagner des terres et il a détourné notre dernière livraison d'héroïne pour ce mois-ci.

Ils continuent d exposé les arguments tandis que j'essaye de comprendre. En quoi Alec et sa petite bande peuvent les aider ? Pourquoi l'aigri fait une réunion avec des " dealers " et surtout pourquoi m'y emmène ?

Je recule d'un pas légèrement secoue par un nouveau vertige mais heureusement ou malheureusement personne ne le remarque.

Les aiguilles de l'horloge tournent trop lentement à mon goût je déglutis. Ça fait une heure que je tiens debout bordel.

Alec finit par prendre la parole ce qui fit taire tout le monde.

— Nous vous prêterons vingt mille dollars c'est ma dernière offre en ce qui concerne Travis j'en fais mon affaire maintenant si vous permettez je vais disposer.

Il se lève de sa chaise mais un monsieur le retient par le bras. D'un geste brusque, Alec le repousse avec un regard menaçant.

Puis d'un signe de tête il me fit signe de le suivre et nous pénétrons de nouveau dans l'ascenseur. Je m'appuie contre la paroi discrètement sentant mes jambes en cotons.

17 h 21

Nous sommes de nouveau à l'hôtel l'aigri s'était enferme dans sa chambre sans un mot depuis plus de 3 heures. J'en profitais pour discute avec Isabelle.

Nous rentrons finalement ce soir. Trop de question tourne dans ma tête mais si peu de réponse.

Je compte bien faire un scandale à mon retour si ça peut me permettre d'avoir des réponses.

Pourquoi ne pas me mettre dans la confidence ?

Ça fais sûrement plus de trois semaine que je les ai rejoint après tout.

J'entends du bruit provenant de sa chambre mais je n'y prête pas attention. Le regard fixé sur l'écran attendant impatiemment la réponse de mon amie.

Mon ventre me fait souffrir mais je reste silencieuse. Après tout j'y suis habitué non ? Tu as connu pire alors tu survivras.

Il entre en trombe le téléphone contre l'oreille. Ses sourcils froncés montrent son mécontentement quand sa voix s'élève dans la pièce.

— Bordel je te dis qu'ils m'ont pas laissé le choix maintenant arrange toi pour avoir un rendez-vous.

Une réponse lui revient du téléphone.

— Alec, tu ne peux pas prendre rendez-vous avec Travis ! C'est beaucoup trop dangereux pour l'organisation et tu ne pourras pas te permettre de pète les plombs, un faux pas et on est foutu avec lui. Résonne la voix de Jaces.

— Rappel moi c'est qui dirige le Business? Maintenant tu fais ce que je te dis on arrive demain vers dix heure.

Puis il se tourne vers moi.

— Prépare ta valise on se casse d'ici dans une demi-heure pas une minute de retard cracha-t-il.

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