Quelle journée de merde, maussade et pluvieuse. Je suis tellement content de
pouvoir enfin me reposer. Je descends du bus et cours vite chez moi.
À deux pas de l'immeuble, je vois ce très cher Dazai sortir. Il me voit arriver en courant, me fait un magnifique sourire et s'empresse de claquer la porte pour m'obliger à taper le code sous la pluie.
C'est vraiment un enfoiré.
Il me fait un petit signe de main avant de s'en aller tout penaud, sifflotant innocemment.
Je tape le code rageusement, cette journée ne pouvait pas plus mal finir. Au moins, j'ai la certitude que ce débile n'est pas présent pour un petit moment.
Je profite de cette soirée pour me détendre, m'occuper de moi et laisser toute ma paperasse de bureau dans mon sac. Je pars me coucher assez tôt et compte bien profiter de l'absence de bruit dans l'appartement d'en face pour me reposer.
⎯⎯ ❖ ⎯⎯
Je me réveille en sursaut après avoir entendu ma sonnette retentir.
Mais bordel il est quelle heure ?!
Je jette un œil à mon réveil et celui-ci indique 3h 41. C'est une blague j'espère ? La sonnette retentit encore une fois, deux fois, trois fois, et ne s'arrête plus.
J'ouvre ma porte complètement hystérique puis découvre mon agréable voisin à moitié affalé sur le mur et accessoirement : ma sonnette.
⁃ Mais qu'est-ce que tu fous ! Hurlai-je dans le couloir sans prendre le temps de penser aux autres résidents de l'immeuble.
Dazai ne prend même pas la peine de me répondre et s'effondre, ivre mort, sur mon paillasson.
⁃ Eh ! À quoi tu joues ? Dégage ton vieux cul de devant chez moi !
Il me répond par un grognement rauque et tente de se relever. Je lui claque la porte au nez, je n'ai vraiment pas besoin d'assister à ce spectacle horrible qu'il m'offre.
La sonnette retentit une nouvelle fois mais cette fois-ci, reste appuyé. Je perds patience et lui rouvre la porte. Il tombe littéralement dans mes bras. Je vacille un peu, surpris du boulet qui met soudainement tombé dans les bras.
⁃ C'est bon, tu as gagné... punaise mais c'est qu'il n'est pas si léger que ça ce couillon.
Je peine un peu à le traîner, surtout qu'il m'agrippe de toutes ses forces.
⁃ Où sont tes clés ? Demandai-je agacé.
Il plonge son regard en moi, ne disant rien. Je n'avais jamais remarqué mais ses yeux sont plutôt beaux : un marron assez clair, on pourrait même les confondre avec du orange. Des cheveux mi-long brun et ondulé, ils ont l'air doux... il est plutôt svelte mais je sens la force qu'il met pour se maintenir à moi. Dans un autre contexte, et surtout s'il n'était pas aussi détestable, je dirais qu'il est plutôt bel
homme.
Dazai s'effondre dans mes bras, posant sa tête sur mon épaule. Je sursaute face au câlin, très certainement non contrôlé, de cet horrible individu.
⁃ Poche...
Ce n'est qu'un murmure mais j'ai entendu. Je me mets à fouiller assez difficilement les poches de son long manteau, sans succès. Je le plaque soudainement au mur, juste à côté de sa porte d'entrée, histoire d'avoir une meilleure portée sur ses poches.
Je me rends assez vite compte de la situation embarrassante dans laquelle je viens de me mettre. Moi, plaquant mon connard de voisin au mur alors que celui-ci est totalement vulnérable. À lui fouiller les poches ainsi, on pourrait penser que je le dépouille. Ou que je profite de lui. Je rougis d'embarras. J'espère qu'il oubliera tout demain...
Je trouve ses clés dans la poche avant droite de son pantalon. Sérieusement ? Qui met ses clés dans son pantalon ?!
J'ouvre la porte, balance les clés par terre et l'homme avec, avant de fermer derrière moi vitesse grand V.
C'est sûr que maintenant... plus moyen de fermer l'œil.
Une revanche s'impose.
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Neighbor's War
FanfictionChuuya Nakahara menait une vie bien tranquille avant l'arrivée de son nouveau voisin, Osamu Dazai. N'en pouvant plus de ces incessants pollutions sonores nocturnes, il se décide à agir... entrant dans une guerre de voisinage bien agitée. ⎯⎯ ❖ ⎯⎯ Os...
