Corruption et querelle

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Je n'ai pas d'argent, et qui dit pas d'argent dit pas de ticket de tram. Si ce connard de Dazai n'avait pas eu la brillante idée m'enfermer dehors, je ne serais certainement pas en train de pester contre la terre entière.

Cette femme devant moi ne sait donc pas gérer son gosse ? Il est insupportable à courir dans tout les sens. Je ne peux même pas les doubler car une petite vieille a décidé de s'y mettre aussi et de marcher à 5 km/h.

Maudit Osamu Dazai, roi des enfoirés.

Prends sur toi mon grand Chuuya, tu es bientôt arrivé, ne pense pas à ce vieux mec.

J'accélère le pas et tente un dépassement sur la gauche mais comme ma bonne étoile a décidé de prendre un jour de congé : je marche sur une crotte de chien.

Je vais pleurer.

Ou pas ! J'ai une idée !

Je fouille dans mes poches et trouve un mouchoir, j'essuie ma semelle et conserve ce trésor empoisonné que je vais m'empresser d'offrir.

En arrivant à l'immeuble, je passe rapidement l'entrée et me dirige directement au sas à boîte aux lettres pour pouvoir déposer mon mouchoir dans la boîte aux lettres du salopard qui me sert de voisin.

Devant mon appartement, je croise ce qui me semble être le serrurier, en pleine discussion avec Dazai.

⁃ Bonjour, vous devez être Monsieur Kunikida c'est ça ? Saluai-je poliment.

Je sens le regard insistant de Dazai sur moi et fais de mon mieux pour l'ignorer.

⁃ Hum oui, c'est bien ça mais... qui êtes-vous ? Demande le serrurier gêné.
⁃ Monsieur Nakahara, je vous ai appelé en début de journée.

Monsieur Kunikida alterne son regard entre moi et Dazai dans une incompréhension palpable.

⁃ Il y a un problème ? Tentai-je septique.
⁃ Oui, car actuellement... vous êtes deux Monsieur Nakahara...

L'homme se gratte la tête très gêné de cette situation embarrassante. Je le savais ! Dazai n'était pas là par hasard ! Je daigne enfin à le regarder.

⁃ Eh ! Connard ! Qu'est-ce que tu es encore allé raconter ! Braillai-je avec véhémence.
⁃ Moi ? Mais rien ! Je suis Chuuya Nakahara et je cherche juste à entrer chez moi. Réponds Dazai, le ton innocent.

Il me sourit innocemment mais je remarque la malice qui brille dans le fond de ses iris caramel.

⁃ N'écoutez pas cet imposteur ! C'est le voisin d'en face qui ne fait que de me pourrir l'existence quand l'occasion se présente. Me défendais-je face au serrurier toujours septique sur qui est qui.
⁃ Vous auriez peut-être une pièce d'identité à me présenter ? Histoire de vérifier qui vous êtes et le justificatif de domicile. Propose-t-il.
⁃ Mais je n'ai pas mes papiers, ce connard m'a enfermé en pyjama dehors. Beuglai-je en pointant Dazai complètement dépité.

Le serrurier a vraiment l'air très indécis sur ce qu'il doit faire mais décide, par miracle, d'ouvrir la porte à condition que je lui présente ma carte d'identité dans la minute qui suit ou il appellerait les forces de l'ordre.

Une fois les vérifications identitaires faites, Monsieur Kunikida se tourne vers mon voisin.

⁃ Pourquoi avoir voulu vous faire passer pour Monsieur Nakahara ? Questionne- t-il curieux. Vous savez que j'aurais pu risquer gros avec vos enfantillages ?
⁃ Je vous présente mes excuses Monsieur, mais c'était beaucoup trop tentant d'emmerder le petit roux d'en face. Réplique Dazai en ricanant fière de lui.

Je vois rouge et plaque ce débile mental sur le mur.

⁃ Je. ne. suis. pas. petit ! C'est toi qui est géant. Tu me fais penser à un poireau. Crachai-je.

Dazai se met à rire franchement. Je me surprends à apprécier son rire, ce qui m'énerve encore plus.

⁃ Deuxième fois que je me fais plaquer contre un mur par toi. Je vais finir par croire que tu es fou de moi. Susurre Dazai d'une voix qui aurait pu me faire vriller.

Je le relâche immédiatement comme s'il m'avait brûlé. Je rougis soudainement en pensant à cette nuit. Il s'en souvient donc...

⁃ Ce n'est pas ce que tu crois, jamais...

Un raclement de gorge me coupe.

⁃ Hum... Je vous laisse dans votre querelle amoureuse. Vous réglerez les honoraires à l'agence, je vous laisse la facture. Annonce Monsieur Kunikida rougissant d'embarras.

Avec toute cette agitation, je l'avais complètement oublié.

Attends... QUOI ?!

« Querelle amoureuse »

Non non non non non.

Une image de moi et lui ensemble me vient en tête.

Je rougis brusquement.

JE REFUSE.

⁃ Youhou ! La terre appelle Chuuya ! Je peux savoir à quels genres d'images salaces tu penses pour rougir à ce point ? Me taquine Dazai avec un sourire carnassier.

Je le fixe hébété avant de finir rouge tomate, pris sur le faite. Ses yeux brillent de malice. Je tente une fuite chez moi mais il m'attrape l'épaule.

⁃ Mais ne part pas sans me partager ta pensée. Tu es vraiment égoïste. Lance t- il l'air faussement boudeur.

Sa main glisse doucement et effleure légèrement le tissu de ma chemise. Lorsque ses doigts frôlent ma peau, cela me fait l'effet d'un coup de jus et je retire vivement mon bras de lui.

Il est d'abord surpris de mon geste vif puis sourit innocemment. Il s'en va finalement vers... le sas à boîte aux lettres !!!

C'est le moment de fuir ET EN VITESSE !

Neighbor's WarDes histoires addictives. Découvrez maintenant