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Cette femme sera ma fin. En un regard posé sur elle, elle m'avait retourné l'esprit. Mes pensées étaient des enchainements illogiques de désir inconditionnelle et de d'envie. Incapable de détourner le regard plus d'un instant, comme si sa vue était capable d'étancher une soif dont je n'avais jamais eu conscience avant de croiser son chemin. Si j'avais pu formuler une pensée cohérente je l'aurais décrite comme étant une véritable déesse, à la place je me retenais de balbutier à chaque fois que j'ouvrais la bouche.
Ce haut était le dernier coup de ciseaux qu'il avait fallu pour déchirer une fois pour de bon toutes mes limites. Son corps à peine recouvert de dentelle, je n'arrivais pas éloigner l'image de son corps sur le mien, me rappelant ses mains sur moi, sa bouche sur mon coup, ses lèvres sur les miennes. Cette femme avait été créé pour me détruire je devenais fou à chaque fois qu'elle m'effleurait, qu'elle me regardait je sombrais un peu plus dans la folie. Cette folie douce et si attirante.
Cette femme ne me tuerait peut-être pas elle me torturait jusqu'à ce que je décide de mettre fin à mes souffrances seules. Ce qui n'arriverait jamais, il m'était impossible d'y pensé en sachant qu'elle était dans ma vie.
La soirée fut une longue torture. Freya ne s'était que peu intéressé à moi, ce que je ne pouvais lui reprocher du fait que je fus muet tout au long de la soirée. Je voulais prendre mon temps avec elle, mais à sa vue mon cœur tambourinait à mes oreilles noyant toute mes bonnes intentions par la même occasion.
La savoir si heureuse à chanter à la fenêtre ouverte de la Mercedes au beau milieu de la nuit, ne m'indiquait que toutes les souffrances du monde en valaient la peine si seulement une fois seulement je pourrais vivre un moment tel que celui-ci. Elle ricana et rejoignis le frigo sans se questionner dérobant plusieurs fraises. Cette vision m'arracha un sourire, cette Freya absolument sublime dansant des fraises pleins la bouche en rejoignant ma chambre.
Mon excitation retomba en une seconde en sentant une des vibrations que j'avais ignoré toute la soirée. Mes paupières se fermèrent lentement face à l'écran de mon téléphone. Soudain la fatigue me submergea comme un raz-de-marée. Je papillonnais des paupières avec un soupir. Jamais je ne serais libre de cette famille, depuis dimanche dernier je n'avais pu me débarrasser d'eux et malgré mon espoir ils ne m'avaient épargné cette soirée.
Je devais faire face à la réalité, je ne pourrais pas indéfiniment la protéger d'eux.
- Toi qui voulais des baisers publics, tu ne m'as pas embrassé une seule fois. Affirma une voix emplit de sourire.
Freya se tenait devant moi accoudé contre l'encadrement de la porte les bras croisés en dessous de sa poitrine. Elle porta une fraise à ses lèvres laissant une trainé le long de ses lèvres bien trop immaculé précédemment. Ma langue passa instinctivement sur ma lèvre inférieure. Mon cœur battait à toute vitesse dans ma cage thoracique, alors que je priais pour ne pas rougir.
- Si on ne recommence pas ça va être tellement gênant la prochaine fois. Annonça-t-elle avant de reprendre une bouché de sa fraise. En plus ça se voit quand ça ne vient pas naturellement.
Pourtant l'embrasser était aussi naturel pour moi que de respirer. Ma langue finit par se délier. Sans détourner le regard de sa bouche, je me raclais la gorge mettant toute ma bonne volonté pour lui répondre avec nonchalance.
- Et qu'est-ce que tu proposes ? Ricanais-je faussement. Une cession d'entrainement ?
Mes dents se plantèrent dans mes joues, ma voix n'avait plus rien de son ton habituel enroué par un désir que je ne maîtrisais aucunement. Une main se déposa avec une délicatesse sensuelle sur mes genoux. J'étais en nage, alors que mes yeux mirent une éternité a trouvé les siens. Je déglutie à l'entente de cinq petits mots à peine murmurer.
- C'est une bonne idée.
C'était comme une décharge électrique qui traversa mon corps de part en part.
J'étais hypnotisées par ses lèvres recouvertes d'une pellicule humide tellement sexy. Le souffle court je maintenais son regard du mieux que je pouvais. Ses mains quittèrent mes genoux laissant l'espace où elle était, froide. Je retenais un frisson. Les doigts de Freya s'enroulèrent autour du téléphone que je tenais encore. Dans un mouvement bien trop gracieux pour la situation dans laquelle nous nous trouvions, elle envoya mon téléphone plus loin sur mon lit, hors de ma portée.
Une de ses jambes passa au-dessus des miennes, ses fesses se déposant sur mes cuisses. Je déglutis mes mains rejoignant ses hanches comme si elles avaient été créées dans ce seule but. La pression sur ma braguette ne cessa de s'intensifier. Le seul bruit qui brisait le silence feutré entre nous était mais stupide respiration erratique. Freya me sourit un sourire ravageur qui ne fit que raviver le feu en moi. Son visage à une distance tout sauf raisonnable de la mienne.
Tous mes principes quittèrent mon corps à l'instant où son haleine au goût de fraise frappa contre mes lèvres.
Mes lèvres prirent possession des siennes que si ce fut leur droit primaire. Mes dents se plantèrent délicatement de sa lèvre inférieure, à la recherche d'une simple réaction de sa part. Une réaction qui ne tarda pas à arriver, me faisant perdre un peu plus la tête. J'avais besoin d'elle plus proche, toujours plus proche de moi. Un gémissement lui échappa alors qu'elle devait sentir tout le désir que j'avais pour elle. Ses mains glissèrent sur mes abdominaux emprisonnant mon t-shirt entre ses doigts. Sa langue me demanda silencieusement l'autorisation afin d'accéder à ma bouche.
Sa langue caressa la mienne timidement.
Ma main sur ses reins je la maintenais contre moi. Mon esprit tant embrouillé je n'arrivais à me souvenir le corps de qui était venue caresser l'autre en premier. Était-ce le sien ou bien était-ce moi ? Sans pouvoir répondre à cette question je me délectais de chaque instant, son corps roulant contre le mien. Je perdais un peu plus pied à chaque seconde qui passaient. De plus en plus de soupir s'échappait de mes lèvres tandis-que ses doigts se glissaient sous mon haut dessinant des volutes somptueuses à la naissance de mes abdominaux. Le bout de ses doigts glacials me fit frissonner, la faisant ricaner contre mes lèvres.
Je regrettais instantanément d'enlever mes mains d'elle mais je la voulais plus près. J'attrapais la couture de mon t-shirt le passant au-dessus de ma tête avant de replonger sur ses lèvres. Elle dessina une ligne de baiser le long de ma mâchoire avant de venir s'enfouir dans mon cou. Mes mains remontaient le long de son corps somptueux. Son haut déjà bien trop transparent se remonta dans le processus. Je me retrouvais à deux doigts de l'étouffement alors que Freya guidait mes doigts sur le bord de son comme un ordre silencieux.
La sonnerie retentit. Il me fallut un instant pour me rendre compte que je n'avais pas rêvé. L'esprit encore embrumé, je tentais tant bien que mal de retrouvé mon souffle que Freya m'avait si aisément volé. Nous étions tous deux hors d'haleine, collé l'un à l'autre, nos yeux semblant incapable de s'arracher l'un de l'autre. Mes mains retombèrent sur le matelas à mes côtés. Son corps se sépara du mien qui criait cette perte part toute ces cellules. Sa main se perdit dans ses cheveux assis maintenant sur le lit à ma gauche. La femme regarda par la fenêtre se perdant sur les premiers rayons du soleil qui traversait les rideaux à cette heure.
- Tu attends souvent des gens à une heure pareille. Ricana-t-elle avec une voix pâteuse qui me fit instantanément regretter de ne plus l'avoir contre moi.
Je soupirais, j'allais faire face à l'un des moments de solitude les plus gênant de toute ma vie.
- La FIA à une politique anti-drogue assez inconventionnelle.
- Et bien c'est ce qu'on appelle le timing "parfait". Annonça-t-elle une lueur d'amusement peu contenue dans les yeux. Rhabille toi McQueen je vais ouvrir.
Freya s'éloigna en direction de la porte avec un clin d'œil, me laissant seule face à son absence. Cette femme sera ma fin.
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Adrénaline
RomanceFreya a toujours vécu dans le monde du sport automobile. Depuis toute petite, son père et son oncle l'ont emmené sur les Grands Prix de partout autour du globe. Elle a évolué dans le milieu de la formule 1 durant des années, mais a fini par le crain...
