Un Saint Alcoolique m'a dit:

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« Yéré you tilim meunn nagn ko soumii, wanté kholl ak khel keneuh douko soumii ».
Voilà ce qu'il m'a dit, à l'entendre parler j'avais comme l'impression qu'il était possédé et ses mots le dépassaient. Des habits sales dans un corps saint. Il m'a donné un conseil de vie, mieux, il m'a confirmé que j'étais sur la bonne voie: ne jamais dénigrer un joyau du tout puissant. De là, la journée passe et tout a un sens. Je me lève tôt pour la famille et malgré la fatigue j'ai cette satisfaction en fin de journée qui illumine mes nuits, les rendant roses, ce dont je n'avais que très rarement. Ya Allah, j'en suis sûr que cette personne vous l'avait envoyé vers moi et le message a été bien reçu, toute fois y'avait il un non dit? Était-ce parce que ma fin approche ? Devrais-je encore me repentir ? Tout ce qui me rendait triste me rassure maintenant. J'ai connu des jours sombres, avec parfois des envies suicidaires qui me rongeaient. Qui suis-je pour ne pas vivre ce que les autres ont vécu ? Mais dans tout ça j'avais mes qualités et c'étaient ne pas juger l'autre, toujours faire en sorte que l'autre trouve sa place dans mon cœur, rester humble et toujours garder les pieds sur terre. Au final c'est le cœur que l'on interrogera pour connaître qui est qui. «Xol bu set Ànd ak yéere yu tilim, Moo gen xol bu tilim Änd ak yeere yu set», disait Mame Mbaye sy Abdou. Alors faites attention aux personnes que vous croisez dans la rue et que souvent vous jugez de par leurs habits.

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