Les sorceliers étaient très étranges. Ils avaient séparé la sorcière de son duo pendant quelque temps. Apparemment, ils lui avaient posé beaucoup de questions sur lui car ils sentaient une aura nocive autour de son âme. Quelque chose de malveillant, de dangereux, en fait, la présence de Voldemort.
La jeune fille les avait alors rassurés en faisant preuve de sa plus belle démonstration de joie et de confiance : elle lui avait raconté que pendant toutes ces explications, "on aurait dit une Poufsouffle".
De toute façon, elle n'avait pas menti, et leur avait simplement expliqué la conversion de Drago vers le côté lumineux de la force, euh, de la magie (n'y voyez aucun parallèle avec quelque autre fiction que ce soit).
Bearchan, le plus rétif des deux, n'était pas d'accord Anatjari. Mais ce dernier avait fini par le convaincre en disant :
"Elle est comme nous. Elle n'a pas de baguette."
Ainsi, les sorceliers avaient décidé de les accueillir tous les deux, même si les adolescents n'avaient toujours aucune idée de s'ils pouvaient les aider pour le tatouage. Depuis une semaine, ils vivaient avec les aborigènes, découvraient leur peuple et leur culture si différente de la leur.
Les sorceliers n'avaient pas de baguette. Ils devaient pratiquer la magie en groupe, se plonger de longues heures dans une intense réflexion, effectuer des sortilèges à l'aide de préparations complexes.
En bref, contrairement aux sorciers du monde émergé, ils pratiquaient la magie de patience. Drago et les siens pratiquaient la magie de l'instant, et rares étaient les moments où il se posait pour réfléchir (sauf peut-être en cours de potion).
De manière assez prévisible, les sorceliers étaient en phase avec la nature : ils prévoyaient les intempéries (bien que rares en ce pays), sentaient les créatures arriver et les cours d'eau sous leurs pieds. Ils utilisaient aussi beaucoup leur corps : les danses et les rites faisaient partie intégrante de leur pratique de la magie.
Enfin bref, dire que Drago et son acolyte étaient dépaysés serait un euphémisme.
- Granger, tu sais où est parti Anatjari ? Je le cherche depuis vingt minutes.
- Non, pourquoi ? répondit-elle alors qu'elle était assise, occupée à tisser un panier en osier avec quelques enfants.
Il s'accroupit à côté d'elle. Les petits du village s'étaient pris d'amour pour eux et les suivaient partout. Si la jeune fille trouvait ça adorable, ce n'était pas le cas de Drago.
- J'en ai marre d'attendre, expliqua-t-il. Ça fait déjà une semaine qu'on est ici, et mon tatouage est toujours là.
Comme pour lui prouver, il lui mit son bras sous les yeux, à quelques centimètres de son visage. Elle posa sa main dessus et l'éloigna doucement.
- Patience, Malefoy, patience. Si tu veux tout savoir, j'ai discuté avec Bearchan ce matin, il m'aime un peu plus qu'avant. Il m'a dit que lui et Anatjari étaient en train de discuter avec les anciens du village pour trouver une solution à ton problème.
- Bearchan t'aime bien ? bougonna Drago. C'est lui le plus énervant, pourtant.
- On a pas mal de points communs, fit-elle évasivement.
- Parce qu'en plus vous vous racontez vos vies ? Tu ne devrais pas faire ça, Granger, c'est dangereux. On le les connaît pas, ces sectaires.
- Ne recommence pas. Ils sont tous très gentils, et s'ils voulaient nous faire du mal, ils l'auraient fait avant. Et ils ne nous aurait pas laissés approcher leurs enfants.
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Ouvre les yeux | Dramione
Fanfiction1997, manoir des Malefoy. Drago assiste impuissant à la scène qui se déroule sous ses yeux. Il regarde la sorcière à demi inanimée sur le sol, et dans ses yeux passe un petit éclair le temps d'une seconde, le genre d'éclat léger qui donne vie à une...
