XIX: Première revanche.

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Le lendemain, Gabriel était arrivé assez tard à son bureau, et de son côté, il n'était clairement pas mieux que Jordan et allait très mal. Il commençait à réellement culpabiliser d'avoir été si rude avec Jordan jusqu'à le pousser à rompre, pour des conneries, en plus...Franchement ça n'aurait pas été plus mal que Arthur ne soie jamais entré dans sa vie. Sa rencontre avec lui avait déjà ruiné assez de choses comme ça, et Jordan lui manquait.

Il était dans son bureau en essayant de se plonger dans le boulot pour ne pas penser à Jordan, mais malheureusement, ce n'était pas vraiment efficace. Il continuait de mourir d'inquiétude. Il avait honnêtement même envie d'aller s'excuser à Jordan, mais il avait le sentiment que ça ne servirait à rien, alors il se retenait fortement.

Pendant qu'il essayait de ne pas laisser ses paupières tomber et de ne pas laisser ses yeux s'humidifier non plus, il entendit quelqu'un toquer à la porte de son bureau, ce qui le ramena un peu à ses sens, sa tête se redressant immédiatement.

"Entrez."

Répondit-il d'une ferme voix, avant que la porte s'ouvre pour laisser apparaître personne d'autre que Marine Le Pen, qui avait l'air neutre. Gabriel, lui, se fit immédiatement gêné. Il ne savait pas ce que Marine voulait, mais si elle venait bizarrement pas très longtemps après l'avoir surpris avec Jordan, il se doutait bien que ce serait pas très fin. Il avala sa salive, observant la blonde qui venait de fermer la porte.

"Oh. Marine Le Pen en chair et en os. C'est...surprenant de vous voir là. Comment je peux vous aider?"

Elle avait toujours l'air indifférente. Et Gabriel n'arrivait pas à savoir si elle était en colère ou calme, ce qui le stressait juste davantage. Finalement, elle prît sèchement la parole.

"Bonjour, monsieur Attal. J'voulais discuter avec vous. Simplement."

Discuter? À croire qu'ils étaient du même parti politique ou même collègues.

"Ah...C'est d'autant plus étonnant, sans vouloir paraître irrespectueux, j'vois vraiment pas de quoi nous pourrions discuter, vu nos idées diamétralement opposées."

"Ne jouez pas les ignorants, vous savez bien de quoi je veux vous parler."

Il déglutît de nouveau. Oui, il le savait très bien. Et c'est ce qu'il voulait éviter. Et pour cause, il n'était vraiment pas d'humeur à parler de Jordan, là.

"Je le sais bien, mais j'espérais quand même que ça ne soie pas le cas, euh...Écoutez, vous...n'avez pas de soucis à vous faire. Je veux pas vraiment en parler avec vous, honnêtement, j'vous respecte grandement mais je préfère ne pas m'étaler sur ma vie personnelle...De toute façon, on a décidé d'en finir. Donc non, ça ne troublera le statut politique de personne. C'est bon?"

"Ah, mais non, c'est pas ma question. Laissez moi terminer, enfin...J'ai appris que vous avez eu une embrouille tous les deux. Je sais bien que ça ne me regarde pas mais j'aimerais savoir ce qui se passe entre vous parce que depuis cette histoire, il a toujours l'air en déprime et il est très froid. Impossible de lui parler sans qu'il s'irrite."

Au moins, Gabriel savait que Jordan s'en foutait pas de leur rupture, mais il n'avait quand même pas envie de tout dire à Marine comme ça. C'était vraiment gênant.

"Euh...Madame, je vous respecte encore une fois grandement, mais j'ai vraiment pas envie d'en parler. Sachez juste que c'est fini et que c'est comme ça, je préfère garder la raison confidentielle, et puis s'il vous plaît, oubliez cette histoire. C'est assez malaisant d'en discuter avec vous."

J. G. : Kalopsia.Des histoires addictives. Découvrez maintenant