Six

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Je ne peux pas dormir jusqu'au matin parce que je me réveille lorsque quelque chose pousse l'air hors de ma poitrine, mes poumons brûlent pour lutter afin de trouver de l'oxygène.

Je fais de mon mieux pour m'éloigner en rampant, mais je ne peux pas bouger d'un pouce.  Mes muscles sont engourdis et inutiles.  Le grand homme s'est roulé dans son sommeil et me couvre maintenant comme une couverture.

Ma tête est posée à côté de la sienne.  Je ne peux presque plus respirer sous le poids et Doflamingo dort toujours aussi calmement, avec un léger sourire aux lèvres.  Je suis rouge vive, sentant chaque partie de son corps contre moi.

Merde, il est tellement proche.

Je n'ai qu'un seul bras et une seule jambe de libres.  Je voudrais utiliser mon pouvoir, j'essaie de le frapper et de lui donner des coups de pied, mais je ne parviens pas à trouver un espace suffisamment large pour l'utiliser.

Je sens son parfum envoûtant, son souffle me chatouille doucement l'oreille.

Au moins, je peux respirer.

Doflamingo renifle de désapprobation lorsqu'un coup de poing atteint son dos, mais il ne se réveille pas, seule sa tête se rapproche de ma joue.  Mes yeux trouvent inconsciemment ses lèvres légèrement ouvertes.

Je ressens cette chaleur inexplicable rayonnant de chaque cellule de son corps.  J'en ai maintenant assez de cette merde, sans aucune autre idée en tête, je lui mords l'épaule.

La perle précieuse des psychopathes fous se réveille et roule immédiatement sur moi.  Je ne parviens à peine à reprendre mon souffle, au bord de la noyade.

J'ai gagné environ trois secondes avant qu'il ne comprenne la situation et qu'il me coupe en morceaux avec ses ficelles ou m'écrase le crâne.  Bon travail (T/P).  Je ne pouvais pas juste mourir en paix.

- C'EST QUOI CE BORDEL ? Doflamingo me crie dessus en me voyant dans son lit.

C'est la première fois de ma vie que je le vois perdre le contrôle d'une situation.  Il a les yeux bleus.  Même dans cette obscurité si lumineuse.

Avant de continuer, il prend ses lunettes de soleil, comme s'il avait entendu mes pensées.  Puis il se retourne, son front est plein de veines ressorties à cause de la colère et de la confusion.  Mon pouvoir me révèle une émotion supplémentaire... La honte.

Il a oublié de me bloquer, comme il l'a probablement fait jusqu'à ce moment.  C'est tout simplement trop pour mon moi.

Tu n'es pas si unilatéral, Doflamingo et ça me fait peur.

Je me lève sur le lit avant qu'il ne continue et je lui jette son oreiller sur lui par pur agacement, sans me soucier du risque dangereusement croissant de ma mort atroce dans un avenir proche.  Quand l'oreiller retombe, il me révèle le visage traumatisé de Doflamingo.

Est-ce qu'il rougit ?

- TU FERAIS MIEUX DE TE  TAIRE, C'EST TOI QUI M'AS PRESQUE NOYÉ ! Je crie.

Je peux ensuite le voir siffler et s'appuyer la tête sur ses deux mains.  Il essaie de comprendre mon attitude.

Défi accepté, mais mission impossible.

Son esprit se remplit d'une profonde consternation et je sens mes cellules cérébrales se suicider une à une.  Heureusement, je suis sur le point de faire comme mes cellules.

- Je sais, d'accord ? Je gémis et me dirige vers ma "chambre" balançant mes bras en l'air de manière hystérique. Je retourne dans ma cage, je mets ces menottes et au moins je pourrai éviter de ressentir tes émotions dérangées, d'accord ?

Le Vice (Doflamingo x Reader)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant