Interlude - Maya

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MAYA

MARS – AVRIL

INCASSABLE OU JUSTE MORT

Samedi 28 mars

Même les plantes baignaient dans le soleil, bronzaient au premier rayon. J'essuyai mon front, la main gantée tenant un sachet de graines.

— Maya, que fais-tu ?!

J'entendis la voix sinistre de ma génitrice. Ses traits fermés, sa main tenant avec fermeté la poignée de la porte, elle devait me regarder avec dégoût. Je ne me retournai pas pour vérifier continuant à planter de futurs tulipes. Comme celle de ma tante, là où quand j'étais petite je gambadai à perte de vue dans ces champs.

— Rien qui ne pourrait t'intéresser, répondis-je avant d'entendre le retour.

— Quelle fille mal élevée tu es ,s'indigna-t-elle. En plus quelle odeur immonde tu dégages. Heureusement que nous ne pouvons pas recevoir en ce moment, tu es une véritable honte.

Je me retournai, la main en abat jour.

— Et ton visage ! S'écria-t-elle d'horreur, tu as mis ta figure dans la terre pour être aussi peu présentable ? Elle ne me laissa pas le temps de continuer, peut importe je vais aller m'allonger, ton odeur m'a donné la migraine.

La porte claqua, le carreau en verre qui le décorait finira en mille morceaux un jour ou l'autre. Il était solide, mais pour encore combien de temps ?

Je continuai mon activité. Le jardinage était un loisir que je partageai avec ma tante, la sœur de ma génitrice. Elle vivait à la campagne, là où personne ne lui demander de s'habiller de tel manière, de dire tel mot et de mentir.

Pourquoi n'avais-je pas grandit à ses côtés.

L'école me permettait de m'échapper et fleurir avant de dépérir une foi le pallier de la porte franchit. Deux semaines que nous étions reclus chez nous, même les fleurs dégageait ce parfum de liberté, frais et fruité. Ma génitrice avait été de ceux qui nettoyaient tout ce qui provenait de l'extérieur, ganté et masqué en ma présence. Je sortais dans le jardin, il ne fallait pas que l'air frais soit respirer par cette femme aux odeurs baignant uniquement dans l'extravagance. Elle s'en aspergeait jusqu'à étourdir ces convives lors de réception à la galerie. Pour s'occuper, elle peignait dans sa chambre. Ma scoliose n'étant plus un sujet qu'on lui évoquait lors des sorties alors elle ne s'en préoccupait plus. Je n'étais plus réellement suivi, une radio tous les six mois et des séances avec un médecin une fois par mois.

Mon téléphone sonna, il vibra dans la poche de ma salopette. En découvrant la petite fleur qui me contactait j'eu un sourire.

— Salut Maya !

Sa voix était toujours enjouée.

— Salut Alexianne.

Son roux aussi flamboyant que des feuilles d'automnes ressortait au travers de la caméra. Je n'avais pas réussi à lui trouver une fleur lui correspondant. Elle incarnait à elle toute seule un bouquet entier, parcourant les saisons. Même si l'automne lui correspondait au mieux.

— Oh mais, je la reconnais cette salopette. Ça n'serait pas celle qu'on a fait ensemble ?

J'eu à peine le temps de répondre qu'elle bascula son téléphone, portant la sienne. Elle enchaîna une chanson d'un barbie que je n'avais pas eu l'autorisation de regarder enfant.

— On le regardera ensemble à une pause de midi, alors, m'assura-t-elle.

Je savais qu'Alexianne était une de tes meilleures amies, c'est elle-même qui s'était cueillit face à moi. « Hello, Maya c'est ça ? Je suis Alexianne, tu dois connaître une Rose Soréna, c'est une de mes meilleures amies. Je peux m'assoir ? »

SCOLIO'MEOù les histoires vivent. Découvrez maintenant