NDA : Ce chapitre contient plusieurs TW
- crise d'angoisses
- explications détaillées d'acte médicaux
UNE DÉCISION QUI POURRAIT TOUT CHANGER
Jeudi 21 novembre
12h56
Mon cœur s'agita, comme une mer déchainée par une tempête.
Assise dans la voiture, muette. Mon esprit s'était fait enlevé par le sommeil. La peur m'avait fait tomber de fatigue.
Depuis plusieurs mois, j'ignorais. Les souvenirs de la clinique, le bruit assourdissant de la machine, l'odeur de propre dans la salle d'attente, tout s'était évaporé. Jusqu'à ce jour, affiché sur le tableau de bord, encadré sur le calendrier dans la cuisine, noté dans chaque agenda.
Le rendez-vous pour l'examen et le compte rendu avec le chirurgien.
Nous l'avions évoqué la veille avec mes parents. Assis tous les trois dans le salon, dans une atmosphère légère sur un sujet pourtant très lourd.
Ils étaient pour. Ils me l'avaient annoncé. Je le savais. Je savais aussi qu'ils ne le faisaient pas pour le plaisir. C'était presque une obligation sous l'apparence d'un choix.
Je n'avais pas pris ma décision. J'y avais réfléchi la nuit entière, conviant mon amie anxiété dans ma réflexion.
Même le cœur et la raison seraient tombés d'accord.
14h45
Mes paupières papillonnèrent. Je distinguai l'habitacle vide de la voiture. La portière s'ouvrit, mon père passa sa tête.
— On est arrivés ma chérie.
Je regardai autour de nous avant de défaire ma ceinture. Il m'aida à descendre, récupérant le sac rempli de tous les examens médicaux depuis presque trois ans.
Trois ans.
En tournant mon regard, je mordis instinctivement l'intérieur de ma joue. Cette clinique aux allures modernes, aux grandes baies vitrées et aux parterres de fleurs fanés par l'automne.
— Rose ton manteau, me surprit ma mère en fermant la voiture, le vêtement dans ses bras.
Il devait faire 8 degrés. Mon sweat sur le dos, je n'avais à aucun moment ressenti le froid. L'esprit embrouillé, submergé par ce retour à la réalité.
— Merci.
Je l'enfilai, mécaniquement.
Ils marchèrent devant moi, enchaînant les pas rapides. Je trainai, je reculai. L'anxiété me poussa.
Une larme s'éternisa sous mes yeux quand nous entrâmes dans le hall d'accueil.
— Ma chérie ça va ? S'inquiéta ma mère. Elle me fit face, récupérant mon visage dans ses mains. Pourquoi tu pleures ma puce ?
J'affrontai son regard, la honte parla pour moi, la peur l'applaudit.
— Tout va bien se passer. On est là.
Même dans sa voix, je ressentis de l'appréhension. Elle voulut me le cacher, me protéger.
La boule dans mon ventre me confirma mes craintes à la vue de la grande pièce, l'espace d'attente à droite, le couloir des salles de radiologie à gauche et le guichet d'accueil trônant au milieu.
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SCOLIO'ME
AcakOn le sait tous dans l'obscurité se cache toujours un faisceau de lumière. Comment devinez que par une simple annonce, notre vie tout entière bascule. Que par le simple fait d'un changement c'est une lutte acharnée pour guérir qui s'annonce. Plonge...
