2021

2 0 0
                                        

Post-opération 1 an plus tard.




Dans le miroir, elle était là.

Je percevais encore les hurlements que gardait la pièce. Mes hurlements, mes pleurs déchirant l'atmosphère de cette salle de bain.

1 an. Le temps s'était écoulé dans le déni dans lequel j'avais replongé. Il était différent, visible à l'oeil nu, connu de beaucoup. Je ne pouvais pas éternellement le caché. Chaque jour, il m'avait un peu plus enfoncé.

Tout ça à cause d'elle. Ou peut-être grâce à elle ?

Cette cicatrice, ce trait défini dans une ligne parfaite de 20 centimètres. Renfermant deux broches deux dix centimètres qui soutenait ma colonne depuis un an.

J'enfilai cette robe, verte au bretelle accessoirisé d'un nœud. Cela faisait un an que je ne l'avais pas remise. À vrai dire. Cela faisait un an que je cachai cette cicatrice. Par honte. Par peur. Par... tout.

En refermant la porte de la salle de bain, je laissai ces mois d'épreuves derrière moi et assumai cette nouvelle décoration qui ornait mon dos.

À peine le pas de la porte franchis que j'eu un flash. Allongée dans ma chambre, parfois à moitié endormi. Mon bourreau comme j'aimais appeler l'infirmière — en référence à un film que nous aimions toutes les deux — était là, assise sur le bord de mon lit, retirant au fur et à mesure les 43 agrafes qui se cachaient sous les pansements dans mon dos. Et chaque jour pendant trois semaines, elle terminait par des piqûres dans mes cuisses. Rien qu'en y repensant, je ressentis l'aiguille s'enfoncer dans ma peau.

« Sûrement mon dernier point avec vous. Je vous remercie de votre attention et votre implication. Ne n'attendons pas moins des personnes qui prennent la peine de lire mes interventions. »

« Doctorina vous devenez sentimentale ? »

« Cessez donc cette allusion ridicule, je partage simplement le respect que chacun m'a accordé. Rien de plus. »

« Pourtant, on dirait une petite larme qui coule dans le coin de votre œil. »

« Vous dîtes n'importe quoi... Reprenons... Après l'opération la patiente peut avoir comme consigne de la convalescence à domicile sans être obliger de passer par un centre de rééducation. Je tiens à rappeler que chaque personne et intervention d'une arthordèse est différente. Le cas de Mademoiselle Soréna n'est pas un exemple à prendre en compte. Mais pour cette jeune fille, elle a été pendant un moins chez elle pour réapprendre à manger, se tenir assise, allongée et debout. À j-10 post opération l'infirmière a commencé à lui retirer des agrafes, ces dernières ont permis de refermer la cicatrise. À côté, ma collègue lui a administré des piqures dans les cuisses pour éviter de développer suite à l'intervention des caillot dans les veines de ses jambes, ce que l'on appelle plus communement : phlébites. »

Je détournai le regard, tombant sur le cadre avec les photos de tous mes amis, accroché au mur. Lise me l'avait offert lors d'une sortie dans notre bar à chat préféré. Elle avait réussi à faire signer tout le monde, Victoria, Olivia, Alexianne, Ethan, Mathias. Une chaleur s'épanouie en redécouvrant chaque moment gravé dans ces papiers. Nos sourires dessinées sur nos visages. Les souvenirs de chaque journée passée à leur côtés. J'eu ce même pincement en pensant à Maya qui avait décidé de m'effacer de sa vie.

Plus aucun signe de vie. Même sa maman n'avait pas voulu me donner d'expliquer lorsque j'avais été la voir il y a plusieurs mois à la galerie.

Mon amie d'enfance, était partie sans même que nous puissions se dire au revoir une dernière fois.

Vous avez atteint le dernier des chapitres publiés.

⏰ Dernière mise à jour : a day ago ⏰

Ajoutez cette histoire à votre Bibliothèque pour être informé des nouveaux chapitres !

SCOLIO'MEOù les histoires vivent. Découvrez maintenant