Chapitre 42

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Bonjour à tous ! J'ai disparu quelques mois (non sans avancer sur Compulsion EVIDEMMENT), prise entre le courant de révision du bac qui m'attend et l'élan de procrastination angoissée qui m'a bien attrapée, mais sachez que j'ai passé ma première épreuve aujourd'hui (youhou) ! Et que celle ci s'est bien déroulée (j'ai décidé de choquer le jury en parlant 10min en anglais sur le lien entre cannibalisme et colonialisme écoutez), de ce fait, l'élan de motivation m'a fait corriger le chapitre dont je ne garantis cependant pas forcément la qualité (à vos risques et périls). 

Enfin, j'espère que ce chapitre vous plaira, il semblerait que tout n'aille plus aussi bien pour Hyunjin ces derniers temps...

Bonne lecture, je vous retrouve en bas !

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Février brillait par sa lumière froide et ses températures plus glaciales que janvier. Six semaines me séparaient de la fin de cette botte lourde qui entourait ma cheville blessée. Après, je pourrais recommencer doucement à danser.

Je m'étais habitué, lentement, à vivre chez Christopher, à donner son adresse lorsque je rentrais le soir, à avoir le double des clefs dans ma poche, à passer le pas de l'entrée lorsqu'il n'était pas là. Puisqu'il n'était pas souvent là, travaillant toujours plus intensément, disparaissant toujours plus longtemps. La maison s'habillait de mes affaires, dans l'armoire ce n'était plus que blanc et noir, ça oscillait entres les deux couleurs, se teintant presque de gris, mais seulement lorsque je rangeais nos vêtements propres. Lorsque lui le faisait, les démarcation étaient droites, lisses, infranchissables et opposées. Parfois cet ordre-là me plaisait aussi.

Bientôt cela ferait un mois que j'habitais avec lui. Que j'arpentais ce sol glacé, ces murs lissés, ces couleurs fanées. J'avais acheté des meubles, installé des plantes. J'avais la sensation que ça respirait un peu plus, et moi aussi j'y respirais mieux. Christopher quant à lui, me laissait les pleins pouvoirs face à la décoration de la maison. Je ne touchais pas au bureau cependant.

Pourtant un matin, il m'avait réveillé, avant de partir pour le travail et m'avait demandé d'y passer lorsque je me lèverais.

Il avait installé mon bureau, de l'autre côté de la pièce, en face du sien. Avait rangé méthodiquement mes affaires, avait installé un ordinateur fixe qui n'était pas le mien et avait posé sur le côté mon propre ordinateur portable.

J'avais toujours du mal à y aller, je pensais à son bureau comme à son identité, là où tout était lui, uniquement lui, j'avais peur de toucher à cette part de lui et l'abîmer.

Je préférais y aller quand il n'était pas là, souvent en journée. Le soir, quand je me levais du lit pour prendre un verre d'eau, je voyais la lumière vive se détacher en ligne blanche sous la porte. Le murmure régulier d'une machine à coudre aussi parfois. Je ne voulais pas le déranger.

Cependant j'avais l'impression d'être plus loin de lui que jamais. Je m'endormais seul, me réveillais seul. Croyais profondément que c'était simplement à cause de mon rythme à la suite de mon arrêt médical. Mais j'avais peur de me tromper.

Sur les deux dernières semaines qui nous séparaient du Seollal, il n'avait dormi avec moi que quelques maigres fois. Souvent, il manquait le repas du soir, il revenait les yeux cernées, ne décrochait pas un mot. Ce n'est pas qu'il ne m'adressait pas la parole, c'est que les discussions s'étaient rompues, que notre monde s'était fragilisé. Je ne savais pas quand il dormait, je ne savais pas même s'il dormait. Il commençait à m'inquiéter. Et surtout il ne disait rien.

J'avais presque tendance à penser que c'était son poste, qui devenait soudainement plus lourds face aux directives, aux préparations de la nouvelle collection, de la prochaine direction artistique. Mais en vérité, même ça, je n'en avais aucune idée.

Compulsion [HyunChan]Des histoires addictives. Découvrez maintenant