Chapitre 21.

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Je propose aux gars de les raccompagner chez eux et ils acceptent sans hésiter, pour une fois que je leur propose, ce n'est pas étonnant. Matt ressent encore quelques vertiges mais il va mieux. Yoan s'assoit au siège passager, Matt est donc obligé d'aller derrière et il s'exclame.

-Hé ! Pourquoi je vais derrière ? dit-il, en fronçant les sourcils.

-Bah.. commencé-je, sans vraiment savoir quoi dire.

-Parce que comme ça tu pourras t'allonger, Einstein. répond Yoan, comme une évidence.

-Mouais. dit-il, malgré son air pas convaincu.

Il ne riposte pas et accepte de s'asseoir à l'arrière. Je m'installe et mets le moteur en marche. Yoan appuie sur le bouton de la radio et un bon rap s'échappe des enceintes. On commence a faire du playback sur les paroles et Yoan s'exclame.

-Au fait, comment ça se passe avec ta pute ? dit-il, d'un ton mielleux.

-Ferme-là connard. C'est normal entre nous. dis-je, en faisant mon possible pour me concentrer sur la route.

-Oh aller, tu peux nous le dire à nous ! insiste-t-il.

-Vous êtes pire que des meufs comme commères, donc non. dis-je, avec un sourire.

-N'importe quoi, pas vrai Matt ? demande-t-il, en se tournant vers ce dernier.

-Quoi ? dit-il, d'une voix à moitié endormie.

-Non, rien. Rendors toi va, tu as l'air défoncé mon pote. dit-il, en lui posant la main sur la tête comme à un chien.

-Bon, je vais te le dire parce que sinon je sens que tu ne vas pas me lâcher avec ça. dis-je, en serrant les dents.

-Et tu as raison, je ne t'aurai pas lâcher. dit-il, avec un grand sourire.

-T'es un sale con, tu le sais ça au moins ? dis-je. Bon, oui il y a peut-être un problème dans notre relation mais ce n'est pas de ma faute dans tout les cas.

-C'est bien, la première étape c'est d'admettre que l'on a un problème. dit-il, d'un ton ironique, en touchant son nez pour faire comme s'il avait des lunettes.

-Ta gueule. dis-je, en souriant malgré moi. Elle est canon, c'est pas le problème, seulement, je déteste les filles trop possessives et jalouses et je crois bien qu'elle l'est, et pas qu'un peu.

-Et Jessica ? dit-il, en faisant danser ses sourcils.

-Quoi Jessica ? m'esclaffé-je, un peu trop agressivement.

-Mais ça se voit à dix mille kilomètres qu'elle en veut de toi ! Mon dieu, ne fais comme si tu n'avais rien remarqué. dit-il, d'un air indigné.

-Sérieusement, je t'assure que je n'ai rien remarqué. dis-je, en évitant son regard pour me concentrer sur ma conduite.

-Mouais, mouais. Je ne te crois pas. dit-il, en croisant ses bras sur son torse.

-Et bien c'est dommage parce que nous sommes arrivés devant chez toi. dis-je, en arrêtant le moteur.

-Tu t'en sors bien pour cette fois, mais tu vas voir.. commence-t-il, en sortant à mi-chemin de ma voiture.

-Ouais, ouais, c'est ça, à demain poto. dis-je, en le poussant avec ma main, ce qui le fit tout de suite sortir de ma voiture.

Je lui adresse un signe de la main et il m'adresse en retour un magnifique doigt d'honneur qu'il fourre ensuite dans sa bouche. Tellement de classe ce mec.

-Bon, tu penses que tu pourras sortir de ma voiture sans problème ou tu veux que je te porte ? demandé-je, à l'adresse de Matt.

Un silence s'en suivit et je compris aussitôt qu'il était endormi.

-Génial. dis-je, d'un ton amer.

***

Je me gare sur la chaussée et sors de ma Porsche pour ouvrir la portière arrière et sortir Matt puis le porter sur mes épaules. Il n'est pas trop lourd donc j'arrive jusqu'à la porte d'entrée sans problème. Je prends tout de même une ou deux minutes à réussir à tourner la porte et la pousser tout en gardant Matt sur mes épaules. Je regarde maintenant autour de moi à la recherche d'un siège et aperçois un long canapé dans l'autre pièce à ma gauche. J'y vais donc et y dépose Matt, encore endormi. Je ne sais pas comment est-ce qu'il fait, il doit avoir un sommeil profond pour ne s'être réveiller.

J'ai extrêmement chaud après cet effort, j'enlève donc ma veste en cuir et la pose sur la table basse. Je remarque que j'ai sué dans le dos et sous les bras. Je déteste avoir l'odeur ou la sensation d'être sale, j'hésite à retirer mon t-shirt puis finis par l'enlever. Je me dirige vers la cuisine et fouille dans le réfrigérateur à la recherche de quelque chose de frais. Je tombe sur une bouteille avec un liquide de couleur jaune clair avec des bulles. Je la prends et l'amène jusqu'à ma bouche. Aussitôt le liquide bu, je recrache dans ce qui se trouve autour de moi et vais vers l'évier.

-Beurk ! m'exclamé-je, en me passant le dos de ma main sur la bouche.

Je décide de renoncer à une boisson fraîche et entreprends de prendre un papier et d'écrire à la mère de Matt la raison de son état. Parce que je pense qu'elle ne va pas très bien comprendre lorsqu'elle rentrera en voyant son fils sur le canapé endormi. Surtout qu'il n'est pas en état de ne serait-ce roter alors je finis d'écrire le mot et remets mon t-shirt, prends ma veste à la main et pars de la maison. Je m'installe dans ma Porsche et allume le moteur.

***

En marchant vers la porte d'entrée de ma maison, j'entends des semblants de voix. Je reconnais celle de ma mère mais la seconde m'est complètement inconnue. Je reste un instant sur le seuil de la porte, essayant de comprendre le plus de paroles que je ne serais peut-être pas autorisé à entendre.

Tout à coup, la porte s'ouvre, m'aveuglant de la lumière doré de l'intérieure et une silhouette d'une personne se découpe. Elle me tend la main mais je n'arrive pas à voir son visage. J'avance d'un pas et entre dans le rez-de-chaussé. Il referme la porte et m'adresse toujours sa main ainsi qu'un sourire.

-Bonjour, tu dois être Dereck, je me présente, Mr.Faugt.

Je regarde autour de moi à la recherche de ma mère et elle fais justement irruption dans la pièce. Elle m'adresse un sourire, mais derrière ce dernier je sens autre chose. De la pitié, de la tristesse peut-être ? Pourquoi ? Je fronce les sourcils et m'adresse désormais à l'homme se tenant devant moi.

-Que nous voulez-vous ? demandé-je, un peu trop agressivement.

-Oh, et bien, je croyais que ta mère t'en avais informé. dit-il, en se tournant vers celle-ci.

-Euh, non. J'attendais le bon moment mais tu es toujours quelque part à l'extérieur. dit-elle, sur un ton d'excuses.

-Le bon moment pour me dire quoi ? demandé-je, en les regardant alternativement.

-Dereck, j'ai engagé Mr.Faugt pour te prendre en charge par rapport à ton éducation. Il va prendre les mesures qu'il faut pour que tu reviennes sur le droit chemin. dit-elle, d'un ton désolé mais malgré tout solennel.


chasse gardée.Des histoires addictives. Découvrez maintenant