Sans commentaire sur la modification dans la description. J'ai pas pu m'en empêcher.
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Un énorme fracas.
Oh, c'est ma santé mentale qui vient de péter ?
- Bas... les... PATTES !
Et j'entends des voix ?
- Tch. Qu'est-ce que tu fous ici, toi ? Tu ne vois pas qu'on est occupés ?
- Lâche-le. Tout de suite.
- Ne me donne pas d'ordres.
- Lâche-le, ou je te jure que je t'explose la gueule au point que tu feras peur à ton propre reflet.
La prise autour de moi se desserra l'espace d'un instant ; instinctivement, j'en profitai pour me dégager et me redresser sur mes jambes tremblotantes. À gauche, d'où venait l'autre voix, la porte était ouverte en grand, et quelqu'un se dressait dans l'encadrure ; sans me poser de question, les yeux embrumés, je titubai vers cette échappatoire. Me pris un pied dans l'autre. Et fus rattrapé avant même d'avoir eu le temps de perdre l'équilibre.
- Greg ? tout va bien ?
- 'ai mal à la tête...
Puis je fermai les yeux.
*Rosgrim*
Je posai un regard soulagé et attendri sur mon ami, qui s'était littéralement endormi dans mes bras. Dieu merci, il semblait juste fatigué. Sans détourner la tête, d'un ton plus acerbe, je lâchai :
- Qu'est-ce que tu avais l'intention de faire ?
- Pas grand-chose de plus.
- Menteur.
- Tu es le seul menteur ici. Et impoli en plus. On n'entre pas chez les gens sans frapper.
- Pff. Ben voyons. Et que dirait ta copine de tout ça ?
- D'où tu te soucies de Clem', toi ? C'est pas un problème et c'est tout.
- Qu'importe. Ne t'approche plus de Greg.
- C'est lui qui est venu, de son plein gré. Et il reviendra.
- Foutaises !
- Le seul menteur, c'est toi.
Je secouai la tête et chargeai Bri' sur mes épaules. Fadaise sur fadaise. Je m'en foutais. L'urgence pour le moment, c'était de ramener mon ami au chaud. Alors que je tournais les talons, la voix de Julien, vaguement rêveuse, me parvint encore :
- Tu lui mens et tu te mens. Admets-le... tu as déjà perdu.
*Brioche*
J'entr'ouvris les yeux. Un rayon de lumière vint aussitôt me brûler la rétine, et je grognai en détournant la tête. Peu à peu, je pris conscience de la position dans laquelle je me trouvais : allongé sur un lit qui n'était pas le mien, sous une couette toute chaude et sur un oreiller tout doudou et tout...
Hé, minute : un lit qui n'était pas le mien ?
Je me redressai d'un coup en position assise, et une douleur violente fusa immédiatement dans mon crâne ; je retins un gémissement et entrepris de déterminer ma situation.
J'étais dans une chambre qui ne m'était pas inconnue, éclairée par les quelques rayons d'un soleil éclatant qui pointaient à travers les stores à la fenêtre... mais ma plus grosse surprise, sans conteste, était celle qui se trouvait au bout du lit. J'en sentis quasiment ma mâchoire se décrocher.
Monsieur Grim en personne, la tête entre les bras, posé sur la couverture. Et profondément endormi. Maintenant que j'y réfléchissais, en effet, c'était bien sa chambre à lui.
Mais qu'est-ce qui s'est passé pour que je me retrouve comme ça, moi ?
Doucement pour ne pas le réveiller, je sortis du lit - et remarquai au passage, non sans rosir, que j'étais en t-shirt et culotte. À la réflexion, peut-être que je n'avais pas trop envie de savoir ce qui s'était passé.
D'un pas aussi pataud qu'un retraité le lendemain d'une soirée arrosée, je me dirigeai vers la salle de bains. La première chose que je saisis en y entrant fut mon reflet dans le miroir... oh, la vache. J'avais une vraie tête de déterré. Et le nez rouge, en prime. Je devais avoir un gros rhume, pensai-je en partant me doucher.
Une fois revigoré et surtout habillé décemment, je jetai un coup d'oeil rapide vers la chambre de Grim. Ce dernier dormait toujours dans sa position inconfortable. J'hésitai à le replacer correctement, sous sa couette, mais de peur de le réveiller, je m'éloignai juste, en réfléchissant. D'ordinaire, il était toujours le premier levé, alors que j'étais la marmotte de service. Un rapide regard à l'horloge du salon m'indiqua qu'il était onze heures passées ; bon, j'étais toujours une marmotte. Mais Grim ? Il avait dû se coucher sacrément tard pour roupiller comme ça. Si seulement je me souvenais d'hier...
Soudain, un reflet attira mon attention. Je me rapprochai, intrigué ; ça venait de la table basse du salon. Quelque chose y était posé. Lorsque j'identifiai l'objet, j'écarquillai les yeux.
Un DVD. Un banal DVD. Et ma mémoire se ralluma.
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"Il reviendra"
FanfictionOu comment se rendre compte que chez les autres, ce n'est pas forcément mieux que chez soi. - Bonjour, ceci est un yaoi, soit une relation amoureuse (ou plus) entre deux hommes - si ça vous dérange, passez votre chemin. - Cet écrit est une pure fict...
