Chapitre 4 Le moroir

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***

Il doit être six, peut être huit heure du soir pourtant, il y a toujours une horrible chaleur qui règne dans le bloc.
Je commence à transpirer et je n'ai aucun moyen de me rafraîchir surtout avec Alby, assis à deux pas de moi !

Je réfléchis alors à tout ce que je sais et ce que j'ai vue depuis que je suis arrivée ici, il y a sept jours.

Premièrement, je suis au centre d'un espèce de labyrinthe qui ne paraît avoir aucune sortie.

Deuxièmement, je n'ai aucun souvenir de ma vie d'avant à part ces personnes habillées de blanc dans mes rêves.

Troisièmement, je sais que wicked nous envoie des provisions dans la boîte.

Quatrièmement, il y a eu un moi, entre l'arrivé de Alby et la mienne. 

Cinquièmement, je m'appelle Danaé.
Ou Naé pour Alby.

J'essaye de rassembler d'autres informations dans ma tête, mais la chaleur est telle, que je suis obligé d'abandonner.

Je m'approche alors de Alby et lui pose la question qui trotte dans ma tête depuis plusieurs jours

" Hé... Je ressemble à quoi en fait ?"

Il rigole dans sa barbe puis, contre toutes attentes, sort un petit bout de miroir de sa poche arrière.

Je regarde d'abord le petit bout de verre tout fissuré puis commence à détailler mon visage à l'intérieur.

J'ai un visage plutôt rond, une peau blanche, livide et quelque petites taches de rousseur sur les pommettes.
Mes cheveux sont blonds, coupé en carré et j'ai de fins sourcils bruns.
Ma bouche est rosé et mes yeux bruns noisettes.
Je suis plutôt jolie d'ailleurs.

Je fixe le petit carré qui reflète mon visage pendant de longues minutes jusqu'à ce que je décide de le rendre à Alby.

***

De longues minutes s'écoule avant que je brise enfin le silence

" Dis, comment tu fais pour te repérer dans le labyrinthe ?
Quant on y étaient, tu n'as pas hésité une seul fois..."

Il m'aide à me relever puis me dit de le suivre.

Je suis à moitié obligé de courir pour ne pas me laisser distancer.
Il se dirige droit vers sa cabane en bois.
Elle est exactement identique à la mienne: petite, solide et un peut bancale au niveau du toit.
Il passe la porte et rentre à l'intérieur. Je le suis. Il fait assez sombre et il y règne une forte odeur de poussière.
Il s'avance prudemment vers un rideau à moitié déchiré et le tire d'un mouvement brusque.

Je lâche alors un murmure administratif.
Devant moi, se dresse la réplique exacte du labyrinthe vue de dessus !
Elle doit faire un mètre sur un mètre et est faite avec des copeaux de bois.

" Bon, elle est pas superbe, et j'ai loin d'avoir fini, mais elle m'est utile..."

Sans quitter la maquette des yeux, je lui répond

" Tu rigoles ! Elle est géniale !!"

Avant le labyrintheDes histoires addictives. Découvrez maintenant