tome 2, chapitre 26

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"Quand l'étreinte n'a plus d'air, on dit qu'elle est éteinte." Alain Damasio


Luke

Des minutes. Des minutes interminables à être sous les débris après notre chute. Le marbre était frais, lourd, et ma cheville me faisait un mal de chien. Heureusement, j'étais encore en vie. Pour l'instant.

Ce n'était pas vraiment une bonne idée, mais je n'avais pas trouvé d'autres choix. Probablement la détresse. Je voulais sauver les autres. Mais je crois que je n'avais fais qu'empirer les choses. Putain de merde.

Alors que je me levais difficilement sous les décombres, je voulais savoir si Ashton était en vie. Grâce à mon pouvoir, les vibrations qui s'étaient propagés dans mon corps avaient évité d'autres dégats internes. Du moins, j'aurais pu avoir pire. Mais ce n'est pas le cas d'Ashton, et j'étais terriblement inquiet. Je me levais, avec difficulté mais avec force. Je ne sentais plus l'os de ma cheville, ni mes articulations dans ma jambe droite. Je serre des dents, sûrement par l'effet du choc, j'espérais juste à ce moment-là que la douleur allait se calmer petit-à-petit.

Avec la fumée causée par les débris et la destruction du sol, je voyais Lauren qui se levait peu à peu. Blessée au front, elle avait les bras couverts de son sang. Je voyais qu'elle s'était ouverte l'épaule, elle avait une sale mine, et un tas de poussière sur son visage. Elle gémissait quand sa main passait sur sa clavicule.

Sullivan se levait à son tour, avec difficulé, mais il avait l'air d'être mieux au point. Du moins, mieux que Lauren.

― Luke, souffla Sullivan en arrivant vers moi. Est-ce que ça va?

― Tu es blessé ? lui demandai-je.

― Juste un peu amoché, mais je m'en remettrai, répondit-t-il.

― Où est Ashton ? Il faut que je le vois. Je ne le vois pas, suffoquai-je.

― C'était complètement stupide ! hurla-t-il cette fois-ci. Tu aurais pu tous nous tuer. Lauren est amochée, mais elle va bien. Ashton va bien aussi. Il a eut un coup sur la tête, et je pense qu'il a le poignet cassé.

― J'en suis conscient, dis-je avec honnêteté. Il fallait... qu'on sorte d'ici. Il faut qu'on sorte d'ici... Bordel, ma cheville, suffoquai-je.

Je grimaçais de plus belle. Sullivan m'aidait à me lever avec la force de ses bras. Je m'appuyais instinctivement sur ses bras pour pouvoir me tenir en équilibre. Je pouvais à peine tenir sur ma jambe. La douleur continuait à se manifester, j'évitais d'y penser mais ça venait toujours, constamment. Je sentais que j'allais passer une mauvaise nuit.

― Ashton, commençai-je à crier.

― Je suis là, dit-t-il dans un souffle.

Il est blessé, sa voix était brisée. Putain. Je m'avançais avec mal vers lui. Sa jambe était coincée sous des débris. Avec la force de ma volonté, je soulevais les débris pour le libérer. Il saignait beaucoup, mais n'avait pas encore perdu conscience.

― Je vais t'aider, lui dis-je faiblement, m'approchant de lui. Ne bouge surtout pas, tu risques de te blesser encore plus que tu ne l'es déjà.

― Il faut que je me lève, dit-t-il, le souffle presque coupé.

― Ne t'en fais pas, je suis là. Ne bouge pas, lui dis-je convaincant. Ne bouge surtout pas ta jambe, tu risques de provoquer une hémorragie ou quelque chose de pire. Laisse-moi te gérer.

Il hochait la tête, le visage effrayé. Avec le peu de forces que j'avais, j'essayais de le porter. J'ai cru que j'allais m'affaiblir de plus en plus. Je luttais. De toutes mes forces, je luttais. Je luttais pour rester debout, pour rester en vie, pour pouvoir aider mon petit-ami qui n'a pas supporté le choc. Je luttais pour l'aider, pour le maintenir lui aussi en vie.

All Monsters Are Human (EN COURS D'ÉDITION) Des histoires addictives. Découvrez maintenant