tome 2, chapitre 17

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« Je voulais que tu comprennes ce qu'est le vrai courage, au lieu de t'imaginer que c'est un homme avec un fusil à la main. Le vrai courage, c'est de savoir que tu pars battu, mais d'agir quand même sans s'arrêter. » Harper LEE


*

Luke

J'ouvrais difficilement les yeux avant de découvrir dans cette pièce nouvelle où je me trouvais. Quel genre de connerie allait m'arriver, ça je n'en savais rien. Je me rendais vite compte que j'étais attaché aux bras à une chaîne solide pendue à un plafond. Quoi, maintenant j'étais attaché comme du vulgaire bétail ?

Mes pieds touchaient à peine le sol, juste le bout de mes orteils sentait le sol à travers mes chaussures. La chaîne faisait un mal de chien. J'essayais de me libérer, mais sans succès. Cet enfoiré m'avait bien attaché. Il était plutôt doué pour ça.

― N'essaie même pas de te libérer, tu risques d'irriter tes jolies mains, commença James.

Je le voyais à peine avec ma vision floue. Je voyais qu'il était vêtu d'une blouse blanche. Il avait des tubes à essai dans les mains rempli de liquide rouge. Sûrement du sang, ou du colorant artificiel. Je n'en savais rien. Je ravalais difficilement ma salive. Je levais ma tête par le haut pour voir l'état de mes mains et elles étaient presque en sang. En plus de m'avoir attaché, ce connard m'avait mutilé.

― Alors c'est ça votre punition ? M'attacher comme du bétail au plafond ? Vraiment James ?

― Ne sois pas si sarcastique, Luke. Tu avais bien besoin d'un léger recadrage. Tu ne crois pas ?

― Non, je ne crois pas non. Où est ce que je suis encore ? Dans une salle de torture ?

― Je ne torture personne, crois-moi, ricana-t-il. Tu es dans mon laboratoire privé.

― C'est sombre, ça pue, et vous avez des chaînes attachés au plafond. Alors excusez-moi si j'ai des doutes. A moins que vous soyez sadomaso. Ça me branche.

― Cesse de te plaindre, Lucas. Ce n'est juste qu'un laboratoire dont j'ai élaboré pas mal d'expériences durant ces douze dernières années. Tu n'es juste pas habitué à l'odeur des bactéries, virus et produits chimiques.

― Je préfère ne pas m'y habituer.

― Nous allons jouer aux devinettes. Sais-tu pourquoi es-tu ici ?

― Parce que je vous ai offensé ? dis-je sarcastiquement avec un léger rire.

― Pas exactement. Tu es ici parce que tu m'as provoqué. Tu m'as manqué de respect. Tu t'es comporté comme un gamin, et tu m'as sous-estimé aussi. Voilà pourquoi tu es ici.

― C'est de là que vous vous trompez, je vous ai juste dis qu'il ne fallait pas trop se surestimer. Nuance. ― Avec beaucoup de sarcasme et d'ironie, dit-t-il d'un ton maussade.

― Le sarcasme et l'ironie c'est fréquent chez moi, tachez de vous y habituer.

Je lâchais un sourire diabolique vers sa direction. Il croyait quoi ? Que j'allais lui lécher les pieds et me soumettre à lui ? Il savait dorénavant ce que je pensais de lui. C'était simple.

― Je ne suis pas le seul à penser que vous n'êtes pas net, James, rajoutai-je.

― Oh je suis au courant des rumeurs, kid. Je sais que beaucoup d'entre vous ont tenté de s'enfuir. Mais vous ne comprenez pas le danger dehors si quelqu'un découvre qui vous êtes réellement. Vous n'êtes pas seulement des humains. Vous possédez un don extraordinaire. Je suis conscient que tu veuilles retrouver ta famille Lucas, mais comment pourrais-tu retourner à Sydney sans que quelqu'un découvre que tu es vivant ? Après tout ce que tu as fait? Tu es responsable d'une affreuse tuerie datant d'il y a seulement six mois, en es-tu conscient de ça ?

All Monsters Are Human (EN COURS D'ÉDITION) Des histoires addictives. Découvrez maintenant