"La vie est tout simplement un mauvais quart d'heure composé d'instants exquis."
Oscar Wilde
*
― Laisse-moi t'aider. Dis-moi la vérité, Luke, dit-t-elle dans un souffle.
Alors que j'essayais par tous les moyens de ne révéler quoi que ce soit à Elena Snell, elle insistait. Elle insistait de plus belle. Son regard marron noisette envoûtait le mien, et j'eus du mal à résister à son charme. Elle était douée à ce jeu... Elle était douée pour manipuler pour obtenir ce qu'elle veut. Je soufflais, exaspéré, en lui tournant le dos, je refusais.
Nous étions dans les toilettes du troisième étage. Cet endroit affreux.J'étais sorti de la cabine et j'avais remis mon t-shirt. Je n'avais encore rien dis à Elena, malgré le fait qu'elle était presque là, à me supplier à genoux.
― Luke, souffla-t-elle.
― Je ne peux pas.
― Pourquoi ?
― Devrais-je te donner une raison concrète ? On se connaît à peine et je ne t'aime pas.
― Tu devrais me donner une raison, oui.
― Ma raison, elle est claire, net et précise. Je ne veux pas, tout simplement.
― Tu n'as pas confiance en moi ?!
― Je n'ai confiance en personne, je t'ai dit, ronchonnai-je.
― Luke, s'il te plaît, protesta-t-elle en s'approchant de moi.
Alors que j'étais dos face à elle, sa main caressait mon dos d'une douceur incomparable. Je fermais longuement les yeux pour savourer ce moment. Son contact me faisait frissonner, et je n'arrivais à penser à autre chose qu'à sa main sur mon corps.
Elle me prenait le bras droit pour que je me retourne et que mon regard se remet en contact avec le sien. Sans savoir quoi faire, je décidais donc de me retourner. Elle déposait sa main sur ma joue et approchait ses lèvres des miennes. C'est à ce moment-là, que je choisissais de faire le premier pas. Je décidais de l'embrasser. Avec fougue, passion, tendresse et délicatesse.
Elena poussait un léger gémissement quand une de mes mains se déposait sur un de ses seins. Je lui malaxais doucement le sein gauche, quand, elle, passait une de ses mains baladeuses sous mon t-shirt.
Alors qu'on était censés aller en cours, nous étions toujours là, collés l'un et l'autre, en train de se procurer du plaisir involontairement. Je me demandais clairement ce que je faisais. Elena avait l'air d'aimer ça. Le fait que je l'embrasse, que ma langue demandait accès à sa bouche. Le fait que je lui malaxais sa poitrine.
Alors que la cloche retentissait, Elena ne s'arrêtait pas et passait ses mains dans mes cheveux. Elle se collait davantage à moi avant de me plaquer contre la porte des toilettes. Il fallait que ça s'arrête, je ne pouvais pas continuer.
― Elena, dis-je, alors que ses lèvres étaient toujours sur les miennes.
Prise d'une pulsion animale, elle commençait à déboutonner mon jean et elle repassait ses mains sous mon t-shirt. Ses lèvres étaient décollées des miennes et elle avait dessiné un parcours de petits baisers jusqu'à mon cou puis à ma clavicule droite. C'est dingue le plaisir que ça me procurait. Je n'aurais jamais imaginé que l'on pouvait se sentir aussi bien.
Mais il fallait que j'arrête.
― Elena, gémis-je.
Elle n'avait pas l'air de s'arrêter.
VOUS LISEZ
All Monsters Are Human (EN COURS D'ÉDITION)
Hayran KurguÂgé de seulement 17 ans, Luke Hemmings est un adolescent qui semble tout à fait normal aux yeux des autres. Renfermé, solitaire et harcelé sans scrupule par les camarades de sa classe, ainsi par sa famille d'accueil, Luke cherche par tous les moyens...
