Chapitre 12 : La lettre

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PDV KARMA :

Mon réveil retentit et me sort de mon sommeil. Je lâche un léger grognement et l'éteint d'un coup de poing, l'envoyant dans le mur. Note à sois-même, se racheter un réveil. Je soupire et sors mes jambes de la couette. Il fait froid bordel... Bon. Décide toi Karma. Tu dois bouger ton cul. Je retire complètement la couette et me lève. Je marche sur le sol froid et attrape un gilet sur ma chaise de bureau. Je l'enfile et pars dans ma salle de bain. Je me dévisage un moment dans le miroir, car oui, j'ai de sales cernes. Je fais souvent des insomnies en ce moment et ma tête me fait mal, ce qui m'empêche donc de dormir. Je me prépare lentement, et met mon uniforme. Je descends les escaliers aussi nonchalamment que je me suis préparé et va dans la cuisine. Je mange mon petit-déjeuner en prenant mon temps. Pas besoin de me presser, ce putain de réveil n'a pas sonné à la bonne heure, donc je me suis levé trop tôt. Bon, au moins, je ne serai pas en retard aujourd'hui. Pour une fois ! Il serait content. Après avoir fait la maigre vaisselle que j'avais à faire je pars dans l'entrée et me chausse. Je prend mon sac et enfile un manteau, avant de m'enrouler le cou de son écharpe. Je sors sans oublier de fermer la porte à clef et marche un petit moment. Il va bientôt neiger non ? A chaque expiration un petit nuage sors de ma bouche. Il fait vraiment froid... Un frisson me parcourt le long du dos et je m'emmitoufle dans l'écharpe pour essayer de me réchauffer un peu. Je suis enfin arrivé. J'entre dans le bâtiment et longe les longs couloirs glaciaux. Ils sont même pas foutus de mettre un peude chauffage. Bordel. Je passe la porte de ma classe et rejoins ma place. Je ne prend même pas la peine de retirer mon manteau tellement le froid est présent. Je tourne légèrement la tête et grimace. Ils sont cons aussi ! Je me lève et ferme la fenêtre, sans oublier bien-sûr de la claquer au passage. S'ils laissent la fenêtre ouverte faut pas s'étonner qu'il fasse froid. Je râle puis rejoins ma place en traitant de tout les noms les élèves près de la fenêtre qui n'ont pas eu la moindre intelligence de refermer la fenêtre. Je m'accoude à la table en essayant de me réchauffer le visage et attend que le cours commence. Les derniers élèves entrent et le prof arrive. Comme d'habitude je lui lance un regard meurtrier,je dirais que c'est une sorte de bonjour. Le cours débute et je n'écoute que d'une oreille, connaissant déjà presque tout ce qu'il était en train de raconter, sans prendre de note. De toutes façons j'aurais une bonne note. Mon intelligence est telle que je n'ai pasbesoin de travailler pour avoir d'excellentes notes. Mes chevilles ? Bien sûr qu'elles vont bien, pourquoi~ ? (Comprendra qui pourra^^)

Le cours passa relativement rapidement, comme la journée en fait. Pour le midi, j'ai mangé un bento  dans la cours, comme à mon habitude, seul. Je préfère la solitude, au moins ça doit être une des seules que j'ai pas envie de frapper. Là les cours sont finis, et j'ai la flemme de faire la route jusque chez moi, mais j'ai pas le choix. Je sors de la classe sans me presser et fait le chemin inverse à ce matin, mais pas exactement. Je passe dans une rue que je prenais autrefois et passe devant une maison que je ne connais que trop bien. Un sentiment bizarre m'envahit et je secoue légèrement la tête pour essayer de chasser ce sentiment. J'accélère le pas et arrive chez moi. Il faudrait vraiment que je la lise... C'est pas que je m'enfout, au contraire, c'est juste que... Ouais. J'ai pas les couilles de la lire. J'ouvre la porte et retire directement manteau, écharpe, chaussures et veste. Je vais dans le salon et me couvre de mon plaid. J'allume la télé et la regarde un moment.
Je ferme les yeux. J'ai l'impression de ne plus entendre le son plutôt stressant de la télévision et de me concentrer sur mes pensées. C'est bizarre. Quelques rêves flous refont surface, mais je n'arrive pas à bien visualiser avec qui je suis, où je suis.

Un professeur entre dans la salle et je lui dit quelque chose qui apparemment ne lui a pas plu. Il s'énerve et commence à courir partout. Hein ? Il agite ses bras et puis d'un coup se calme, faisant mine de ne rien avoir entendu. What the fuck ? Je l'appelle en l'attendant avec un couteau dans la main, et il vient me voir. Arrivé assez près je lui assène un coup de couteau et... le rêve s'arrête là...

Nagisa X Karma: un devoir de biologie.Des histoires addictives. Découvrez maintenant