Chapitre 5 > Asie, me Voici!

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La sortie est de plus en plus proche, tandis que j'avance vers les technologies qui m'éblouissent petit à petit.

Je suis réveillée depuis presque vingt minutes, mais il semblerait que je somnole encore un peu, à rêvasser en voyant les lumières polluer la ville en même de l'illuminer, au travers des baies vitrées.
Je ne me rends compte de la réalité qu'au moment où je rentre dans quelqu'un.
Un jeune, environ mon âge, les cheveux ébouriffés et noirs de jais, un tein neigeux garnis de tâches de rousseurs comme s'il était roux et qu'il avait tout recoloré en noir, sans oublier ses sourcils qui lui donnaient un air plus doux.
Une hétérochromie des yeux, l'un marron caramel à s'enfoncer dedans comme dans des sables mouvants, l'autre bleu océan profond, à s'en noyer.
Un regard véritablement et étymologiquement hypnotisant sur une expression faciale presque dure.

Joli Carambolage, p'tite soeur!》
Résonnait la voix de mon aîné dans ma tête, auquel ma propre petite voix intérieur lui répondait :《La ferme!》

Me réveillant bien, je pris du recul par rapport à son tronc que je m'étais mangé, et constatai sa grandeur avec épuisement.
Pardon! Répliqué-je par réflexe, sans tarder. J'faisais pas gaffe. Je..-
Rêvais. J'ai vu ça. Me coupe-t-il sans même me rendre l'attention que je lui porte du regard.

La politesse de regarder les gens dans les yeux quand on leurs parle a disparu, apparemment.
Son ton fait froid dans le dos...

Tellement froid que j'en retombe complètement les pieds sur Terre, tandis que mes compagnons arrivent un à un, derrière moi, et qu'il tire un sourire narquois en les balayant du regard.
《Qui c'est, c'blaireau? Pourquoi on s'arrête pour lui? gueule de nouveau le chien.
Ce blaireau comme tu dis, est votre guide personnel, à partir de maintenant et jusqu'à nouvel ordre. C'est le piaf qui m'envoie à sa place. Lui lance-t-il en retour, en faisant sûrement allusion à notre meneur, le Juge Corbeau Non-Identifié. Il m'a aussi prévenu des comportements de chacun. Mais je vais devoir vérifier par moi-même la véracité de ses propos.

Je ne suis pas bien sûre de comprendre.

"Jusqu'à nouvel ordre", c'est-à-dire...? demandé-je, douteuse, sans poser plus de question. Je lui demanderai plus tard, à l'occasion.
Par obligation de séparation. S'affranchit-il, créant des soupires exagérés des bouches de derrière. Autre chose? Reprend-il soudainement.
ー T'as quel âge~? Demande la Chaperonne devant l'air jaloux de son chien, en regardant l'intrus d'une mine ravie et gourmande.
ー A-t-on du temps devant nous? M'empresse-je,
T'as d'autres capacités, mis à part Informateur? Intervient la Chasseresse du deuxième duo.
J'ai 19 ans.
Et nous avons peu de temps devant nous : nous devons sortir de l'aéroport d'Ürümqi
{lire Ouroumsi} au plus vite et prendre une navette pour aller à la gare.》

Il fouille dans son sac en même temps de parler, et en sort cinq enveloppes qu'il nous distribue, sans donner de réponse à la Chasseresse. Je le prends mal pour elle, et fronce les sourcils de suspicion.

Quel petit cachotier..!
Je te ferais cracher toutes les réponses que mon groupe et moi voudrons savoir, tu vas voir. Attends-moi donc.

Dans l'enveloppe, se trouve en fait deux billets, similaires à des billets de train, mais avec des idéogrammes, des infos en chinois, des chiffres ou numéros et des heures.

Finalement, ça change pas grand-chose, de voyager.
Il n'y a que la langue, les coutumes, et la culture, qui nous différencie.
Mais je ne suis pas encore sortit pour le confirmer.

Sans plus attendre, il nous invite à le suivre, non pas confiant, mais charismatique, voire autoritaire.
Le groupe ne bronche visiblement pas plus que ça à l'idée qu'il se joigne à nous.
En sortant du corridor blanc et vitré, nous débouchons sur une petite salle où attendent une autre file, avec à la tête une hôtesse, que l'on contourne, des barrières de sécurité nous séparant d'eux.

Ce qui me stupéfia le plus, c'est qu'ils avaient tous sortit leurs portable, et commençaient à nous prendre en photo, nous bombardant de flash. L'hôtesse n'en fit que sourire hypocritement.

On a l'air si louches que ça? Ou c'est parce qu'on vient d'un autre pays et qu'on est en groupe?

Et comme si ça suffisait pas, t'as la chaperonne qui pose.

Mais oui, bien sûr, c'est franchement le meilleur moment pour perdre du temps alors qu'on n'en a pas.

Je me décide donc à accélérer le pas vers notre guide qui ne s'est d'ailleurs même pas introduit entièrement, puis lui tapoter à l'épaule et le provoquer :
《J'm'occupe de mon équipe, mais toi, ça te va qu'on soit photographié sans avoir de droit à l'image?
Il me regarde d'une certaine neutralité, et j'enchaîne : reste pas planté là comme un idiot, vieux, fais quelque chose pendant que je m'occupe de la petite.》
Terminé-je en désignant la naïve qui posait devant les paparazzis amateurs auto-attitrés.

J'eus à peine le temps de finir, que j'avais vu quelque chose dans son expression qui était changé durant une fraction de seconde, comme un tilt. Une étincelle qui le fit directement réagir, et demanda quelque chose aux voyageurs de l'autre côté qui les incita à trifouiller leurs cellulaires avant de les ranger. Pendant ce temps, j'en avais profité pour ramener la meute et leurs rappeler qu'on n'était pas là pour s'amuser, avant de reprendre notre route derrière le grand décoiffé.
Je le fixais avec toute ma méfiance, tout en restant concentrée sur là où je mettais les pieds.

Décidément, tu nous caches beaucoup trop de choses dont on n'est pas au courant.

Puis il a tourné la tête si soudainement et habilement que son oeil bleu me destabilisa. J'ai faillis m'arrêter, sur le coup.
Mais je pris le contrôle de mon corps et concentrai toute ma réaction dans mon poing droit, resserrant la poignée de ma valise entre mes doigts, après avoir fait disparaître tout sentiment de mon regard afin de ne pas trop attirer son attention.

Il doit se douter de quelque chose, parce qu'il a mis un certain temps avant de regarder de nouveau ce qu'il a devant lui.

Après les prochaines portes, la salle dans laquelle nous nous trouvons est remplit de guichets, et de tapis roulants qui font passer les bagages.
Et au-dessus de chacuns de ceux-ci, des panneaux numérotés, ainsi que des écrans affichant des informations listées, sûrement à propos des arrivant.
Aux murs sont accrochés d'autres écrans, mais qui semblent faire passer le Journal Télévisé.

Je ne comprends pas ce qu'il y a d'écrit et dit - avec en plus le léger brouhaha, mais en tout cas, ça parle de pollution, d'après les images. Je n'en avais que vaguement entendu parlé, jusque maintenant.

Je n'aurais jamais pensé que ce soit aussi catastrophique.
Même la pub qui suit ne parle que de cette chose.


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Bonsoir les patates!
J'espère que la lecture vous plait!

Alors, que pensez-vous de ce personnage mystérieux aussi décoiffé que le défunt Kevin?

Qui est-il vraiment?
Aurait-il juste oublié de donner son identité?
Quel est son but?
Où les mène-t-il?
Quelle est cette "chose" dans les dernières pensées évoquées par Raven, dans ce chapitre?

Pleins de questions dont les réponses dans les prochains chapitres!
N'hésitez pas à me donner votre avis, et à commenter!

Sur ce, bonne nuit les petits, et à la prochaine, pour un nouveau chapitre!!

SLOWLY CLOSER [Fan-Fiction CODE ROUGE]Des histoires addictives. Découvrez maintenant