Chapitre 4 > Pas 9h mais 21h!

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《Eh! Oh! Corax! Réveille-toi!
Youhou! Eh on arrive dans cinq minutes!
T'as assez pioncé comme ça!》

Ces mots de brute résonnent dans ma tête, et raisonnent comme la réalité sur laquelle je retombe, consciente, et de mauvais poil. Ce qui me redonne l'inlassable envie de tuer.
C'était pas le réveil le plus doux, mais au moins, il m'a bien tiré d'affaire. Juste avant qu'il n'insiste, je le stoppe en levant mon avant-bras droit, et ouvre les yeux directement en direction du hublot. Et je tilte.
J'ai beau plisser, frotter, cligner des yeux, le ciel est aussi sombre que lorsqu'on est partit. Aussi noir qu'un soir de lune invisible, avec en plus un ciel couvert de nuages massifs, et menaçants. Je jette un coup d'oeil à ma montre : 9h07...

《Ah oui.. Le décalage horraire de dix heures.》

Lâche-je pour moi-même. Je parle souvent toute seule, pour m'aider en quelque sorte.
Que ceux qui sont présent à ce moment m'ignorent plutôt que de croire que je m'adresse à eux.
Mais certaines infos ont leur importance, comme ici.
Parce que ça peut vouloir dire qu'on va travailler de nuit.

Bien que le râleur soit sûrement un chien, pour sa franchise et sa loyauté envers son maître ー qui lui a sûrement lancé un bâtonnet à mâcher en ma direction ー ainsi que sa grande gueule dont j'entends encore les vulgarités sonner dans ma tête de migraineuse, celui-ci semble avoir compris et prêté attention à la signification de mes mots à merveille.

Et détalle en vitesse comme un imbécile qui va rapporter la ba-balle à sa maîtresse, sans même s'assurer de la véracité de l'hypothèse, sans même la vérifier, sans réfléchir.

Plus de doute, C'est un Chien.

C'était plausible et possible, oui, mais nous n'avions reçues aucune autre infos de la part d'une Tête ー Monsieur le juge Corbeau, qui nous est encore inconnu de nom et de prénom, pour nous ー qui nous le confirmait. C'est pourquoi de mon côté, je préférais attendre un quelconque signal, ou bien prendre les nouvelles par la peau des fesses ー si nécessaire ー pour valider l'information sur notre prochain travail.

Qu'il est mignon. À soupirer de désespoir. Je le vois déjà aboyer cette nuit... ...

Je pourrais lui faire croire que nous allons dans le Grand Nord, il le mangerait aussi goulûment qu'un petit sucre posé sur sa truffe.

Mais ça a son côté pratique, et il fallait quelqu'un comme lui dans mon équipe.
De plus, il m'a réveillé et signalé qu'on arrivait, mais... c'était un peu comme se faire lêcher l'oreille après s'être fait gueuler dessus pour des croquettes.

Il me suffira de duper un peu sa chérie et de lui demander la discrétion la plus totale, je suppose.

D'ailleurs... Qui lui a permis de se lever cinq minutes avant l'atterrissage? Il n'y a pas d'annonce, ou j'étais encore les yeux fermés?

Ne me dites pas que l'hôtesse est aux toilettes... avec le copilote...
Non. Je pionçais. Assurément.

《Ici le Capitaine, je dois vous avouer que j'ai eus un petit peu de mal à prendre le micro et piloter en même temps.
Veuillez garder votre calme, et rester assis à votte place, nous atterrissons.
Tout est sous contrôle.
Je vous prie de ne pas détacher votre ceinture avant le signal.
Bonne soirée à tous, profitez bien de votre séjour!》

SLOWLY CLOSER [Fan-Fiction CODE ROUGE]Des histoires addictives. Découvrez maintenant