Chapitre 8: Un Baiser Peut Guérir Bien des Bléssures

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Sarah

Vive le vent, vive le ven, vive le
VENDREDI!

Je ne deviendrais jamais une adulte putain, mais bon, mon immaturité me convient parfaitement j'ai toujours vécu avec elle et soyons réaliste je m'amuserai beaucoup moins sans elle.
Bref on est vendredi, il est 16:00, nous finissons les cours dans cinq petites, microscopiques, insignifiantes minutes qui passent beaucoup trop doucement et je ne peux m'arrêter de fixer le cadran de ma montre pensant sûrement accélérer le lent mouvement des aiguilles.

J'ai passé la journée avec deux énormes sacs sur le dos parce que ce soir je vais dormir chez Nina et Lucas et je crois que ce dernier va inviter Raphaël du moins je l'espère, j'ai vraiment besoin de rester seule avec mes meilleurs amis à mes côtés, de plus j'ai toujours adoré nos petites soirées tous les quatre, en fait j'ai tout simplement toujours aimé passer du temps avec eux, ce n'est pas plus compliqué que ça, peut importe ce que l'on fait tant que je suis avec eux se sera génial et je suis sûre qu'après j'aurai des souvenirs en or plein la tête, même si l'activité choisie est un stage de tennis (une longue histoire je vous raconterez peut être plus tard si vous êtes sage).
Aller chez Nina ce soir me fera le plus grand bien, ça me videra la tête, j'ai passé toute la semaine à repenser à ce qu'Eten m'a dit sur ses sentiments...
J'ai pu retenir mes larmes au début, c'est à dire quelques heures mais dès que je suis rentrée chez moi mardi soir j'ai craqué, la journée avait été beaucoup trop éprouvante, trop de cris, de stress, la sensation de vide et le manque créent une déchirure dans mon coeur, une douleur au plus profond de moi, une blessure bien trop grande et j'en ai marre, j'en ai marre de pleurer pour ce garçon, j'en ai marre d'être faible, mais en même temps la douleur est tellement forte, tellement oppressante...
J'en ai marre de cette douleur, j'en ai marre de lutter, j'en ai plus la force, mentale ou physique, j'ai plus de forces, elles ont quitté mon organisme en même temps que je l'ai quitté lui.

Mon teint est pâle, ma couleur blanchâtre tire un peu sur le jaune voir même le vert et malgré tout le maquillage déployé je ne peux le cacher, un point pour Eten, encore...

J'ai des cernes immondes sous les yeux, ça fait depuis mardi, depuis que je l'ai vu, que j'ai entendu sa voix, que j'ai senti son odeur, qu'il m'a touché, depuis que j'ai senti sa présence aussi près de moi, il m'avait tellement manqué...
Ça fait quatre jours que je n'ai pas dormi, pas une seule petite, infime, minuscule seconde, même ce très cher Spacle et tous les chiffres qu'il déploie ne m'ont pas bercé jusqu'a une plage paradisiaque avec un beau jeune homme aux yeux clairs qui m'y attend, il n'a réussi qu'à alourdir mes paupières et me faire bailler...
Bailler!
Je ne fait que ça, je baille tellement que j'en ai mal à la mâchoire et que j'ai l'impression qu'elle va céder pour se retrouver au sol à chaque fois que j'entrouvre la bouche, au point où j'en suis une douleur de plus ou de moins...

Mon esprit a refusé catégoriquement toute rencontre avec Morphée et c'est peut être mieux comme ça étant donné qu'elles reviennent...
Les images d'Eten complément nu sur Chloé...
De leurs peaux moites de sueurs sous l'effort et l'excitation éprouvée...
À chaque fois que je ferme les yeux, ne serais-ce que pour les humidifier en clignant des paupières, elles apparaissent, à chaque fois elles sont là.
Mais merde ça ne s'arrêtera jamais!
Je veux bien l'admettre je n'ai peut être pas toujours était la plus sage, la meilleure à l'école, voir la plus gentille des petites filles.

J'ai déjà crié sur ma mère durant une dispute et je lui ai déjà dit des choses horribles que j'ai regretté par la suite mais évidemment j'avais trop de "fierté" pour aller m'excuser (mais quelle sale gosse).
Je lui en ai voulu pendant des années suite à la mort de mon père, je la haïssais de ne pas être aussi affectée que moi, de continuer sa vie, de sourire et manger sans aucun problème, je la détester de ne pas me comprendre, ni moi, ni ma douleur au point de m'emmener voir des spécialistes, j'ai arrêter de me nourrir, de parler et d'exprimer le moindre sentiments pour la faire souffrir autant que je souffrais, lui faisant supporter en plus du deuil de son mari, l'homme qu'elle aime, celui de sa petite fille, son enfant, sa propre chaire mais j'ai fini par comprendre qu'elle restait juste forte devant mon petit frère et moi, qu'elle ne dormait pas plus la nuit que moi, que tous ses rires n'étaient qu'une façade, son unique but était de nous protéger.

Love and secretsDes histoires addictives. Découvrez maintenant