Chapitre 31

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A ces mots, Ronan fait alors face à son père tout en se dressant devant moi comme un bouclier humain :

- Non, père je refuse, réplique le prince ainé aux cheveux bruns.

- Cesse de me faire perdre mon temps en plaisanteries et écarte-toi de mon chemin, tranche son père.

- Je ne plaisante pas et je suis on ne peut plus sérieux, père, réplique Ronan sans flancher.

Le roi lance alors un regard empli d'une profonde déception, mêlé à de la haine à l'attention de son fils ainé :

- Tu as toujours été mon fils préféré Ronan et aujourd'hui tu décides de briser cette confiance que j'aie en toi pour poignarder ton père dans le dos tout comme l'a fait Adam avant toi à cause de cette fille que tu veux sauver du sort qu'elle mérite, crache le roi.

- Qu'avez-vous fait d'Adam, qu'avez-vous fait de mon frère ?!, s'énerve Ronan.

- Il est emprisonné en attendant sa déchéance et tu n'aimerais sans doute pas subir le même sort, mon fils, susurre le roi.

Ronan reste bouche bée quelques secondes lorsqu'il prend conscience que son père n'épargne personne qui oserai se dresser contre lui, y compris ses propres enfants.

- Je subirai le même sort que mon frère si cela peut vous empêcher de tuer une innocente, réplique Ronan sans ciller.

Le roi fait alors signe à l'un de ses gardes qui lui apporte immédiatement une fine boite en bois dont les motifs sculptés sont élégamment dorés. Le souverain s'empresse alors de l'ouvrir et d'en sortir une magnifique épée ornée de multiples joyaux sur le pommeau, qu'il pointe dans ma direction et celle de Ronan :

- Je te laisse encore une dernière chance d'échapper à la lame mortelle de Parabellum, mon épée, menace le roi à l'attention de Ronan. Maintenant écarte-toi de mon chemin.

- Je mourrai volontiers si c'est pour rendre justice à tous les innocents qui sont morts à cause de votre lame ! s'insurge Ronan. Vous avez toujours fait valoir la puissance et la supériorité de l'ADN animal au détriment du plus important, à savoir la bonté du cœur, père. Vous n'avez aucune pitié et vous justifiez votre manque d'humanité par votre ADN animal qui vous procure le pouvoir de vous faire craindre de votre peuple, alors qu'en vérité vous avez un cœur comme tout le monde, mais vous n'êtes que vide et froideur au plus profond de votre être.

A ces mots, les joues du roi se gonflent de colère et il lève sa redoutable épée, prête à frapper son fils :

- Tu connais la sentence pour manque de respect auprès de ton roi et surtout auprès de ton père, siffle le souverain aux yeux de glace. Tu vas donc être sacrifié aussi inutilement que la cause pour laquelle tu te bats, c'est comme il te plaira, fils.

A cet instant, je bondis devant Ronan pour lui rendre la pareille en le protégeant à son tour de son père, mais celui-ci m'éjecte aussitôt de ses bras puissants sur le côté. Je lui lance alors un regard mêlé d'incompréhension.

- Sauve ta peau, ne t'occupe pas de moi, m'assure Ronan.

Le jeune prince me fixe toujours de ses beaux yeux sombres pleins d'espoir, plutôt que de regarder son bourreau de père droit dans les yeux et c'est justement le moment que choisit le roi pour abaisser son épée vers le cou de son fils ainé, sous les yeux du peuple de New Paris qui retient son souffle.

De mon côté, je ferme les yeux. J'aimerai hurler, mais mon cri reste bloqué dans ma bouche. Lorsque je finis par les rouvrir, je reste pétrifiée par le spectacle qui se joue sous mes yeux.

****

Le roi serre les dents de douleur et abaisse son bras droit, lâchant ainsi son épée qui tombe lourdement sur le sol poussiéreux de l'arène. Puis, il abaisse le regard vers son ventre dans lequel est planté une lame argentée. Le roi se penche pour déchiffrer l'inscription gravée très finement sur la pointe de la lame :

- Elle frappera les faibles et les plongera au fond de l'infernal abysse, lit le roi en serrant les poings de rage à l'évocation de cette citation qui ne lui est pas inconnue.

Le souverain de New Paris sait pertinemment que cette lame qui lui a transpercé le ventre n'appartient qu'à une seule personne au monde et pas n'importe laquelle.

« Marianne », songe le roi tout en se retournant vers la personne qui lui a porté ce coup dans le dos qui n'est autre que sa femme, la reine.

- Sale vipère, comment as-tu osé faire une chose pareille ?!, hurle le roi qui bouillonne de haine.

- Tu ne croyais tout de même pas que j'allais te laisser tuer mon fils devant le peuple de New Paris sans rien dire ? réplique la reine.

- Celle que j'aurai dû tuer depuis le début c'est toi, crache le roi en retirant l'épée qui lui traverse le corps pour ensuite la planter de toutes ses forces dans le corps de la reine.

Celle-ci hurle de douleur lorsque sa propre épée lui transperce le cœur et elle s'effondre quelques secondes plus tard sur le sol de l'arène qui soulève un épais nuage de poussière autour de son corps sans vie.

*****

Voici le chapitre 31 qui réserve une surprise à laquelle vous ne vous attendiez sans doute pas en espérant que cela vous a plu ^^ Bonne lecture à tous ;) et encore mille merci pour vos votes et commentaires toujours plus nombreux ;)

A.D.N animalDes histoires addictives. Découvrez maintenant