chapitre 14.

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Nous sommes arrivés a Retjons quatre heures plus tard. C'était un tout petit village des Landes, avec des sols en sable et terre et des pins a perte de vue. Nous n'avons pas eu de mal a trouver l'église qui se trouvait juste a l'entrée du village. Je n'étais pas très rassurée a l'idée de rentrer dans ce bâtiment quasiment en état de ruine.

Lorsque nous avons poussé la porte, après un long grincement, un courant d'air glacial nous enveloppa.
Mon coeur battait a tout rompre, je ne voyais pas encore l'intérieur de l'église, je l'imaginais déjà assise sur un banc de prière, entrain de nous fixer, son indéniable sourire en coin scotché aux lèvres. Mais a ce moment même c'était moi qui souriait, un sourire qui montait jusqu'aux oreilles, je serrais la main de Joackim et de Jean tellement fort qu'ils grognèrent tous les deux de douleur au même moment.

Joackim donna un coup de pied dans la porte pour l'ouvrir entièrement. Je structais l'intérieur du monument en attendant que mes yeux s'acclimatent a la pénombre. Mes yeux vacillèrent d'un coin a l'autre de l'église, je commençais a paniquer, mon sourire s'effaçait petit a petit.
Elle n'était pas là.

Je regardais mes deux compagnons de voyage comme si je cherchais une réponse. Leurs regards vides appuyaient ce que je venais de voir. Elle n'était réellement pas là.

Je m'ecroula sur le sol, tout mon corps m'avait lâché, mes muscles ne voulait plus fonctionner. Mon cerveau s'était arrêté, mon coeur s'était arrêté, je ne voyais plus rien, je n'entendais plus rien. J'avais l'impression que la mort m'emportait, que c'était mon moment, mon heure, que je verrais la lumière au bout du tunnel.
Puis le noir prit entière possession de moi, plus rien.

Mes yeux s'ouvrirent petit mot petit lorsque je sentis quelqu'un me secouer très fort par les épaules. La lumière me brûlait les yeux.
Puis je vis joackim en face de moi, ses cheveux bouclés tombait sur son front, je le trouvais étonnamment beau. Je me rendis compte après quelques longues secondes que je le fixais. Il l'avait bien remarqué puisqu'il me regardait d'un air moqueur :
"-Bah qu'est ce qu'il y a? La fameuse Charlie est tombé sous mon charme?" Dit-il moqueur en replaçant sa mèche.

Rouge de honte, je fuyais son regard, je me releva d'un coup, sûrement un peu trop vite vu que ma tête se mit a tourner et je manqua de tomber une seconde fois. Joackim me rattrapa quand il vu que je vacillais. Son corps collé a moi me fit trembler, j'aimais la sensation de ses mains sur le bas de mon dos. J'étais bien lorsque j'étais entre ses bras. Mais qu'est qu'il m'arrivait?

Il me fit asseoir sur le sable blanc, et commença à me parler comme il pourrait parler a une enfant qui a perdu son ours en peluche:
"- Bon Charlie il faut que tu m'écoutes, j'ai pas envie qu'il se passe quoi que ce soit en rapport avec ta santé et ta maladie. J'ai vraiment peur pour toi.
Comme t'as pu le voir, Josie n'est pas ici.
-On va pas.....
-ta gueule putain, juste écoute moi. je me tus, frustrée. Elle est pas là mais j'ai trouvé ça sur un des bancs de prière." Il me tendit un petit bout de papier, avec dessus les mêmes caractères que ceux écrit sur les premiers papiers laissés chez elle.
"-Jean sait décrypter ses codes !" c'est a ce moment que je me rendis compte qu'il n'était pas avec nous.
"-D'ailleurs il est où ?" Je me mis a hurler son prénom plusieurs fois d'affiler.
"-Charlie, Charlie.. CHARLIE ARRÊTE DE HURLER!", dit joackim, sauf qu'il se mit a hurler aussi.

"-Charlie, Jean n'existe pas!!" Il se rendit compte aussitôt de ce qu'il venait dire quand il vit mes yeux se remplirent de larmes. Il essaya de m'attraper par le bras pour me tirer vers lui.

"-dégage! Me touche pas! T'es qu'un sale enfoiré je te hais!"

Je hurlais, je pleurais, je detestais cette foutue maladie qui gachais ma vie. Comment peut on vivre lorsque le doute enveloppe toute notre existence? Je doutais sur tout, est ce que j'étais réellement entrain de chercher Josie? Est-ce que Joackim lui même était réel? Est ce que Josie était réelle? Ou est-ce que tout ces gens étaient seulement des voix dans ma tête?

"-Charlie putain, je suis désolé, s'il te plait, je pouvais pas te le cacher plus longtemps. Charlie, par pitié écoute moi.. hurlait-il alors que je courais jusqu'à la voiture.
-Comment je peux savoir ce qui est réel ou non maintenant? Est-ce que toi même tu es réel hein? Dis-je en m'ecroulant contre la portière de la voiture."

Il me rejoint essoufflé de sa course jusqu'à la voiture. Il s'accroupit en face de moi et prit mon visage entre ses mains et essuya mes larmes avec ses pouces.
"-Bien sur que je suis réel Charlie, je suis réel et je te laisserai jamais. Mon amour pour toi est réel. Tout ce qui est autour de toi est réel.
Une larme coula sur sa joue.
Je voulais pas te faire de mal, je voulais pas te voir comme ça. Je suis vraiment désolé, j'ai pas mesuré l'impact de mes mots. Mais putain Charlie je t'aime, j'en pouvais plus de te voir parler seule a quelqu'un qui existe seulement dans ta tête. Je veux le meilleur pour toi, je veux que tout aille bien dans ta vie, je veux que tu vives normalement. Je pouvais pas te laisser comme ça."

Avant même qu'il ai pu dire une phrase de plus. Je me suis approchée de lui. Et nos lèvres ce sont collées, nos corps se sont rapprochés, nos langues ce sont touchés. Avant même qu'il ai pu dire une phrase de plus, je l'avais embrassé.

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⏰ Dernière mise à jour : Jul 01, 2017 ⏰

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Josie.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant