Abus (Levi)

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Je devinais les mains d'un homme. Son intention n'était pas de me kidnapper. Il me souffla à l'oreille :

- Alors comme ça, on vient même pas me dire bonjour ?

- Erwin... Sa voix était particulièrement reconnaissable. Désolé, tu sais bien que j'étais occupé ces temps ci avec le déménagement. Il faut que je prenne mes repères.

Il retira ses mains, je pu me retourner et lui faire face. Ça me faisait plaisir de le voir, mais quelques secondes de réflexions me suffirent pour poser une question cruciale :

-Que fais tu là ? Le lycée autorise des gens lambdas à rentrer ?

- Quoi ? Mais non voyons ! Je suis le psychologue du lycée ! Et puis, Eren, que tu es venu entrainer, est un de mes patients. Je n'ai biensûr pas le droit de te révéler des choses sur lui, mais je pense vraiment qu'il pourrait supporter ton mauvais caractère. Une pointe d'amusement se dessinait sur son visage. Je claquais la langue.

- tch. Tu sais, je suis au courant qu'il est muet.

- Eh bien s'il a pu te le dire aussi vite, c'est qu'il te fait confiance.

- Je crois plutôt qu'il était dans l'obligation de me le dire, et qu'au départ il ne voulais pas. Enfin, c'est mon impression.

- Peut être, mais saches que rares sont les personnes qui le savent, même parmi les professeurs. Donc motus, Levi.

- Tu sais à qui tu parles ?

- T'as raison, t'es pas vraiment le genre de gars qui irais tout balancer. Hahaha ! Bon ! Autre chose ! Ça te dis un restaurant avec Hanji demain soir ? Vous avez tous les deux le patinage, autant se retrouver après, elle connait les bons coins sympa ! Tu as mon portable de toute manière !

Il n'avait pas attendu ma réponse et était partit en même temps que sa dernière phrase, tout en agitant son portable. Je ne sais pas trop quoi dire d'Erwin. Nous étions très proches au collège et au lycée, mais on s'était un peu perdu de vue pendant nos études. On se voyait beaucoup moins, et il avait suivis Hanji en Haute-Savoie, je crois qu'il l'aime... Beeu.. Comment on peut aimer une femme aussi folle. Non qu'elle soit moche ou quoi que ce soit, mais c'est un enfer de vivre avec elle ! Au lycée, on s'était fait une semaine entre amis, on avait dormis sous le même toit, et c'est là où je me suis rendu compte que je plaignais vraiment son futur époux, si elle se trouvait quelqu'un.

Il me semble également que c'est à la même période que Erwin à commencer à s'intéresser à elle. Jusqu'alors, nous étions une petite bande d'amis, qui ne nous soucions pas vraiment de l'amour; moi je gagnais ma vie en assurant les cours de patinage, et Erwin et Hanji bossais à mi-temps dans un petit resto familial. Et puis pour nous, Hanji était nôtre égal, un homme quoi. C'est là qu'elle a commencé à prendre ses formes féminines, et comme Erwin et elle se changeait ensemble au boulot, il a pu très vite s'en apercevoir. Ce n'est pas un pervers, mais c'est juste que le corps de son amie qui se changeait en vraie femme le perturbait. C'est ce qu'il m'avait expliqué. Moi je pense, et je le pense toujours, qu'il est amoureux d'elle. Du coup je me demande comment ça a évolué depuis qu'ils se sont installés ici.

Alors que je me torturais l'esprit, la sonnerie retentît. J'étais en retard, et je n'avais toujours pas pu contacter ma mère. Et bien elle attendra.

~~

La journée se terminait. J'arpentais les couloirs de l'établissement à la recherche de la salle des professeurs. Ce n'est pas en deux jours que je m'y retrouverais dans cette établissements. Avec l'aide d'un enseignant, je trouvais enfin la salle. Je pris mes affaires et voulu me diriger vers la sortie. Manque de bol, je me perdis et me retrouvais au gymnase. Il y avait un aussi grand gymnase ? Je voulais repartir, mais c'était sans compter les bruits que j'entendis. Il venait des vestiaires. Il n'y avait personnes dans le gymnase, il faisait sûrement trop froid pour que les étudiants veuillent rester après les cours. Sans me faire remarquer, j'approchais du vestiaire des hommes. Je vis un jeune homme de dos, les cheveux de deux couleurs différentes : marrons clair sur le dessus, et noirs, rasés un peu comme ma coiffure. Néanmoins je me trouvais plus classe que ça.

Your Voice - TERMINÉEDes histoires addictives. Découvrez maintenant