Chapitre 9 : Premières étincelles

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Une fois l'euphorie des retrouvailles et du sortilège passé, nous rentrâmes tous dans nos appartements. Sur le chemin du retour toutes mes pensées se dirigèrent de nouveau vers Malefoy. Malefoy que j'avais laissé coincé, immobile dans notre salle commune. Imaginant Malefoy coincé et impuissant me procura une grande joie.

Mais cette joie ut vite remplacée par une soudaine appréhension sur le souvenir de sa colère noire et meurtrière.

Même sans compter l'épisode du venin, il était facile de voir que Malefoy avait changé.

En fin de sixième année, Malefoy n'était que l'ombre de lui-même, lâche, incapable de tenir tête à Voldemort. A plusieurs reprises, il avait tenté de tuer Dumbledore. Il aurait au moins pu avoir le courage de prévenir quelqu'un. Tout le monde savait que l'Ordre offrait sans contrepartie une protection aux mangemorts repentis ou au fils de mangemort. Selon les dires d'Harry, il avait renoncé au dernier moment dans la tour d'astronomie et ne l'aurais pas tué même si Rogue ne serait pas intervenu. Pour certains membres de l'Ordre c'était une preuve de courage, renoncé au lieu de tuer. Pas pour moi. Malefoy n'avait jamais été courageux. Il avait toujours agit pour son propre intérêt. S'il avait été courageux, il aurait été prévenir Dumbledore. Non mon état d'esprit n'était en aucun cas influencé par les récents événements... Même avant notre sixième année, Malefoy était un garçon peureux et pleurnichard, caché derrière ses gorilles Crabe et Goyle. Alors non, Malefoy n'avait jamais été courageux et ne le serais jamais.

Cependant désormais, le garçon peureux et pleurnichard, le fils à papa avait laissé place à nu homme sûr de lui, sans peur et dangereux. Je ne sais pas encore lequel des deux je détestais le plus.

Arrivée devant mes appartements, je rentais prudemment, sur mes gardes, la main sur ma baguette dans ma poche. Passé le seuil, je me stoppais, prête pour ce qui allait suivre. Mais la pièce était vide. Je me doutais un peu que Malefoy arriverait à se sortir du sortilège. Mais je m'attendais presque à ce qu'il attende mon retour, baguette en main. Mais j'étais seule. Je me dirigeais vers ma chambre, m'attendant toujours à voir débarquer mon colocataire. Mais toujours rien. Je fermais ma porte à clef, me préparais à dormir et tombais vit dans un sommeil profond, sans pouvoir m'empêcher que le comportement de Malefoy avait de nouveau changé depuis cet après-midi.

Le lendemain mon réveil me sortit de mon sommeil à 7h. J'avais toujours au fond de moi, cette appréhension face à ma future confrontation avec Malefoy. Je le sentais mal, comme si un malheur allait se produire. Je restais quelques minutes dans mon lit, silencieuse, essayant d'entendre des bruits prouvant la présence de Malefoy dans nos appartements. Mais je n'entendais toujours rien.

Je pris mon courage à deux mains et me dirigeais vers la salle de bain. Une demi-heure plus tard, j'entrais dans le salon pour sortir.

C'est là que je le découvris, assit sur le fauteuil tourné vers la cheminée.

-Granger

Sans se tourner vers moi et avec sa voix trop calme pour se sentir en sécurité. Je décidais de l'ignorer, ne souhaitant pas d'un face à face si tôt le matin. Je sortais donc sans un mot. En sortant je l'entendis me mettre en garde.

-Tu sais bien que tu ne perds rien pour attendre Granger.

J'en étais tout à fait consciente, mais toi aussi Malefoy. Si il pensait vraiment pouvoir me faire peur, il se mettait le doigt dans l'œil. Je rejoignais Harry et Ginny pour le petit déjeuner.

-Bonjour Hermione, alors comment ça s'est passé avec Malefoy quand tu es rentrée ?

Je leur avais juste dis qu'on s'était disputé et que je l'avais stupéfixié et laissé sur place.

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