Chapitre 17.

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Nathan

Gaëlle a accepté de rester dîner avec nous ce soir-là. Elya raconte alors avec entrain ses exploits ainsi que ceux de ma petite-amie à sa grand-mère qui elle, reste un peu perdue sous cette avalanche d'informations qui sont allées dans tous les sens. Cependant, ma mère a comprit la chose essentielle que ma fille a tenté de lui expliquer.

- Tu as un problème avec l'eau ? demande-t-elle avec hésitation.

- Oui, un énorme problème, rit l'interpellée. J'ai une peur phobique de l'eau et je ne sais pas nager. Alors autant vous dire que ce n'était pas un moment très agréable pour moi.

- Je comprends ! Mais si tu y es arrivée, c'est déjà bien.

Gaëlle acquiesce, une pointe de fierté dans son regard, et ma fille continue de s'extasier sur « comme elle était trop forte ».

- Elle a même pas pleuré ! termine-t-elle au moment ou elle pique la dernière bouchée de viande avec sa fourchette.

Ma voisine de table me jette un regard en coin. Nous savons tout deux que quelques larmes se sont bel et bien échappées de ses yeux sous la panique. Mais je ne dis rien et elle non plus.

J'ai été vraiment surpris qu'elle accepte de me rejoindre dans l'eau. Je lui avais proposé cela sans penser qu'elle allait être d'accord, mais j'ai sentis dès le début qu'elle hésitait. Alors j'ai un peu insisté, c'est vrai. Mais je ne regrette pas étant donné qu'elle a réussi à se surpasser, ce qui relève - on peut le dire - de l'exploit.

J'étais sincère lorsque je lui ai affirmé être fier d'elle cet après-midi. Une peur est vraiment difficile à appréhender et je suis bien placé pour le savoir. Cet été, je me suis retrouvé bloqué sur le comptoir de la cuisine à devoir appeler ma fille en renfort pour qu'elle écrase une araignée qui avançait vers moi. Elle a refusé de tuer ce « bébé araignée » - qui était vraiment énorme pour un bébé ! - et a préféré la capturer dans un verre afin de lui rendre sa liberté dans le jardin.

J'ai eu l'air con, c'est vrai. Mais j'étais littéralement pétrifié. Heureusement que ma sauveuse n'en a parlé à personne et a promis de ne jamais le faire, parce que ma virilité en prendrait un sacré coup dans la gueule.

J'ignore encore si ma fille a une phobie quelconque et ça m'arrangerait que ça reste ainsi. C'est tellement difficile d'appréhender ses propres peurs ; je ne veux pas qu'elle ait à craindre quoique ce soit.

Après le repas, Elya a insisté pour que Gaëlle restent encore un peu pour regarder la télévision avec nous. Je suis vraiment comblé de bonheur de constater à quel point mon petit ange apprécie ma copine. Ça ne pourrait pas etre mieux !

Gaëlle a accepté de rester mais ma fille s'est endormie en seulement quelques minutes, sa tête sur mes genoux. Je l'ai donc portée jusqu'à son lit avant de revenir dans le salon, près de ma petite-amie.

- Je vais rentrer, annonce-t-elle en me voyant arriver.

- Non, reste encore un peu. Je te ramènerai, insisté-je.

- Si tu me ramènes, ça me va alors, rit-elle en reprenant sa place.

Je la rejoins et lui fais signe de venir près de moi, passant un bras sur ses épaules.

- Ça va mieux ?

- Oui, soupire-t-elle. C'était très difficile tout à l'heure, mais je te remercie pour ce que tu as fait pour moi. C'était génial, vraiment ! Je n'aurais jamais imaginé être capable de faire ça.

- Mais tu as réussi, souris-je avant d'embrasser son front. Et la prochaine fois, ça ira mieux.

Elle s'écarte immédiatement de moi en écarquillant les yeux.

Elle, avant toutDes histoires addictives. Découvrez maintenant