Partie 4

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Dieu a sonné le 8 janvier 2020. Quelqu'un est entré dans ma vie, cet homme. J'ai imaginé sa présence à mes côtés, je pouvais sentir son cœur battre à travers la paume de ma main. Ses cheveux roux et bouclés qui lui arrivaient aux épaules, une odeur ensoleillée et légèrement sablée. Il avait les yeux verts, d'un vert dur et à la fois rauque. Cela lui donnait le charme d'une jeune homme mature. Sa tendre voix qui n'avait pas encore subi les séquelles d'un passé trop lourd, était agréable à entendre. Ses quelques tâches de rousseur le donnaient un air malicieux et enfantin.

Je regardai ma montre, déposée sur ma table de chevet. Elle était dissimulée sous tous mes mouchoirs, qui baignaient dans mon chagrin. Une tristesse que personne ne peut comprendre, et que peu de gens entendent. J'aime me plaindre, enfin, je crois que c'est le propre de l'Homme. Je n'ai ma place dans aucune société simplement. Il était 15H00. Je dors énormément, ma nuit est mouvementée par des cauchemars. Dans l'un d'entre eux je peux me voir mourir. Il faisait gris, cela se dit n'est-ce pas ? Le ciel était très sombre, je distinguai peu de choses. Il faisait froid, le temps était humide. Je le sentais peser sur mes épaules. Et je me voyais, droit et nu. Je semblai contempler la mer, calme. Elle m'appelle et je me voyais sauter du pont, sur lequel je me tenais. Et je me réveille, les yeux fatigués. Des larmes coulent sur mes joues.

Je restai donc chez moi, la journée avait été entamé par une phase de sommeil considérable. Dormons encore... en espérant se réveiller demain. 

La vie couleur saumonOù les histoires vivent. Découvrez maintenant