Une fois la torture finie, je sens qu'on me retire mes électrodes. Quand la main du "médecin" passe près de ma bouche, je le mords, et je ne le lâche plus. Il pousse un cri de douleur, ce qui attire deux hommes d'une pièce à côté. Le premier s'avance de moi, et je lui donne un cou de tête qui le fait reculer, et le second me plante quelque chose dans l'épaule. Ce qui me fait lâcher ma proie. Je suis dans un tel état de rage que je fais tomber la chaise sur laquelle j'étais, me libérant par je ne sais quel miracle de mes liens. Je découvre avec étonnement que l'homme qui m'a blessé l'a fait avec un stylo à encre, et qu'il l'a bien enfoncé, l'enflure. Je me jette alors sur lui en criant et appuie sur ses yeux, les sentant déjà se réduire en bouillie sous mes doigts. Il hurle, jusqu'à s'évanouir, ou alors il est mort. Peu importe. Les mains pleines de sang, je me relève, et attrape une barre de fer posée à côté de moi, en ricanant.
-A qui le tour ? je demande en penchant ma tête sur le côté.
Celui que j'ai frappé quelques secondes auparavant cours vers moi, et je le frappe à la tête -une nouvelle fois- avec la barre de fer, puis l'enfonce dans son ventre une fois qu'il soit tombé à terre. Je me retourne alors vers le médecin. Il a peur, et pointe un scalpel dans ma direction, dans l'espoir de se protéger. Il ne le fera pas, je le vois dans ses yeux, la peur le paralyse. Alors je m'approche de lui, et murmure dans son oreille.
-Plus tu essayes de résister, plus ce sera douloureux. D'autres l'ont fait avant toi, et ils sont morts, ce serait dommage que je sois obligée d'en arriver là avant d'avoir mes réponses, tu ne penses pas ? Alors dis moi où il est.
-Il... il est dans la chambre tout au fond du couloir, derrière la porte.
En guise de remerciement, je prends le scalpel de ses mains et lui plante dans l'œil gauche. Ensuite, je l'assois sur la chaise, et lui place ses putains d'électrodes sur les tempes, avant de lancer la machine.
Je commence à courir dans le couloir, il ne m'avait pas menti, c'était bien derrière la porte. En revanche, il ne m'avait pas dit à quel point il était long, ce couloir ! J'y arrive enfin et ouvre la porte, mais retiens un cri. Jake est bien là, en face de moi, mais il est assis au milieu d'une trentaine de bidons d'essence. Assez pour faire sauter la ville voisine en tout cas.
-Jake !
-Ne fais pas un pas de plus, ou je fais sauter ton petit ami, et le bâtiment entier.
Mon corps entier se tend. Il est encore en vie lui ! Je tourne la tête pour apercevoir mon psy, bel et bien vivant, avec seulement un pansement sur son cou.
-Comment...
-Tu devrais vérifier que les gens sont bien morts avant de partir.
Du coin de l'œil, je vois l'homme à ma gauche prendre son arme. Je souris donc, et me tourne vers lui.
-Sois plus discret la prochaine fois, lui dis-je en le frappant dans la mâchoire et attrapant son arme.
Je lui tire une balle dans la tête avant de me tourner à nouveau vers mon psychiatre. Les gardes ici sont vraiment incompétents, ou ils le font exprès ?
-Tu ne le feras pas. À la seconde où tu tireras, j'appuierai sur le bouton.
-Et tu n'as pas besoin de lui. Laisse le partir et je reste. Tu sais qu'il est innocent, alors rassemble le reste de morale qu'il te reste et laisse le partir. Je resterai, et je ferais ce que tu veux.
-Ça me paraît être un bon compromis. Mais qu'est ce qui me dit que tu vas vraiment rester, et pas me tirer une balle dans le dos une fois qu'il sera libre ?
Pour seule réponse, je retire le chargeur et le vide de toutes ses balles.
-Ça va être plus compliqué maintenant. Bon, tu as gagné, dit il en levant les mains en signe de capitulation. Je le détache.
Il se dirige alors vers Jake, qui se rue vers moi une fois libéré.
-Émilie, tu peux pas faire ça, pars avec moi.
-Cours, et ne te retournes pas. Je suis juste derrière toi. Je te le promets, on repartira ensemble.
Il me regarde dans les yeux, et me donne un dernier baiser. Celui ci est plus doux, et plus long que tous les autres. Il soutient ma tête avec sa main, et je sens ses larmes couler le long de ses joues.
-Rejoins moi vite, je t'en supplie.
Je ne réponds pas, et le regarde partir dans le long couloir.
-Bon, c'était bien mignon, mais tu lui as menti.
-Je n'avais pas le choix. Il serait resté sinon.
-Tu vas rester avec moi ?
-Non.
Sous son regard surpris, je lève l'arme à feu sur lui, et commence à pleurer, pour la première fois depuis très, tres longtemps.
-Tu aurais du vérifier que l'arme était bien vidée avant de parler.
-Tu sais que je vais appuyer sur le bouton, pas vrai ?
-Je sais, dis-je en tentant de ravaler mes larmes.
Et je tire sur la gâchette. Quelques secondes plus tard, je sens les flammes dévorer mon corps.
J'ai tué ma famille car elle ne voulait pas de moi, et qu'elle m'avait torturée pendant des années. J'avais attrapé la hache dans l'atelier de mon père, et je l'avais abattue sur le crâne de ma mère, dans la gorge de mon père, laissant s'échapper toute la rage que j'avais emmagasinée pendant des années dans ces coups.
Et aujourd'hui, j'ai tué une centaine de personnes, dont certaines qui m'ont aidée, et je me suis même ôtée ma propre vie, mais cela m'importe peu. Car lui, il est en vie.
-Fin-
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Psychopathe
Teen FictionJe m'appelle Emily Jenkins. On m'a enfermé dans un hôpital psychiatrique après une sombre affaire, et mon seul but est de m'en échapper. Enfin ça, c'était avant qu'il entre dans ma vie, et détruise tout. ⚠️parfois détaillé⚠️
