Rien n'est plus beau que le rouge, cette couleur pétante, synomyme d'amour mais aussi de sang. Pour Agathe l'amour n'existait pas, alors il ne lui restait que le sang. Et Dieu sait combien elle détestait la couleur de ce liquide rouge, Agathe.
{Magn...
Un coup de pinceau ici, un autre là. Encore, toujours. Son geste était si fluide, si gracieux qu'on aurait dit que c'était un don chez elle. Elle empoignait son pinceau avec une délicatesse surprennante. Ce jour ci, elle étrangement bien, Agathe. Difficile à croire en sachant qu'elle avait passé la nuit à pleurer, n'est ce pas ? L'image de cette oiseau aux ailes déployée tournoyait dans son esprit, un peu comme il aurait pu voler dans le ciel. En rentrant chez elle, la veille, elle avait repeint ce beau volatile sur une toile vierge, ou du moins elle avait essayé. Ce n'était peut être pas sa plus grande réussite, plutôt une part manquante d'elle, envolée lors de son départ.
Du bout du doigts elle caressa les poil de son pinceau plein de couleur, enfin, seumement d'une, un jaune. Un jaune pâle qui reflètait parfaitement son état d'esprit du moment ; une joie passagère qui allait bientôt disparaître, elle le savait, Agathe. Elle frotta ses doigts entre eux pour étaler la peinture sur la plus grande surface de sa paume possible. Comme à son habitude, elle regarda la teinte sur ses doigts d'un air concentré. Elle cherchait de l'inspiration, en cours de route elle pensa que son idée de base n'était la bonne.
Elle plongea son pinceau dans la même peinture et repassa sur les traits qu'elle avait déjà peints, une idée germant dans sa tête. Et oui, avec Agathe ça allait plutôt vite l'inspiration, enfin, cela dépendait quand même des jours et de ses humeurs. Quand bien même, elle était plutôt dôtée d'une facilité pour trouver ses idées, mais après tout c'était peut être parce qu'elle peignait beaucoup, Agathe.
Toutes les deux minutes environ elle levait son outil de la toile et la regardait attentivement. Puis, elle hochait la tête, dans un mouvement que seuls ses tableaux pouvaienr voir, en signe d'approbation. Cela fait, elle reprennait son merveilleux pinceau et continuait son chemin vers la dernière finalisation de la peinture. De temps à autres elle pinçait ses petites lèvres et un plis de doute barrait son si joli frond. Mais, elle se reprennait toujours et ne lâchait pas son pinceau une seule fois.
Une fois son œuvre terminée elle ne rangea pas la peinture, à la place elle mis encore plus de jaune pâle sur sa palette et y plongea sa main droite, déjà macculée de cette même couleur. Ensuite, elle fit de même avec son autre main, et les plaça devant ses yeux gris. Le beau soleil qu'elle avait peint se reflètait dans ses magnifiques prunelles argentées tant elles étaient éclatantes. Ce geste était, pour elle, un simple moyen de faire comme si elle voyait le monde en jaune, cette couleur de la joie et la bonne humeur. Exactement tout ce qu'elle n'était pas, Agathe. Peut être tout cela allait lui faire prendre conscience de cette chance qu'était la vie. Certains diront qu'Agathe n'a pas une belle vie, d'autres, à l'opposé complet, l'envieront. Notre peintre, elle, n'arrivait pas à juger ni sa propre vie, ni elle même. Était-ce bien malheureux ? Peut être que ça avait du bon aussi.
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(Je ne suis pas sûre, mais on dirait un Van Gogh ^^)
*** Tout d'abord je tiens à m'excuser pour mon retard, j'ai un peu beaucoup tardé à écrire ce chapitre et j'en suis désolée. Sinon, j'espère que ce nouveau chapitre vous a plut ^^