Samedi 12 mars ; 9 h 30 :
Grey-Sloan Hospital
Une sensation étrange. Je ne sais absolument pas ce qu'il se passe. Je ne sens plus rien, mes jambes, mes bras, ma bouche, mon corps. Je crois que j'entends des voix, mais je ne suis pas sûr. Qu'est-ce qu'il se passe ? Tout se passait bien, Lexa, sa bouche sur la mienne. Et là plus rien. Je la vois plus, je ne vois qu'une grande tache blanche. C'est flou, bizarre. J'ai l'impression que les voix se rapprochent de plus en plus, mais je ne distingue pas encore ce qu'elles disent. Comme un murmure à mon oreille, j'entends : « Clarke », « Clarke », « réveille toi ». Mais pourquoi ? Pourquoi je devrais me réveiller alors que j'étais avec Lexa il y a quelques secondes.
D'un coup, avec une force inconditionnelle, j'arrive à ouvrir les yeux encore plus qu'ils n'étaient ouverts à présent. Et là, j'aurais juste préféré rester dans ce flou parce que ce que j'aperçois me donne qu'une envie de fuir. Je le vois là, en train de me tenir la main, quelques larmes perlant sur ses joues. Et là, j'aurais juste préféré rester dans ce flou parce que ce que j'aperçois me donne qu'une envie de fuir. Il n'a pas remarqué que j'avais les yeux ouvert alors j'en profite pour regarder la pièce autour de moi. Une chambre d'hôpital. Je crois que c'est la chose la plus pathétique que je puisse voir en réalité. Je suis allongé sur ce lit, je commence à sentir mes muscles reprendre de la force. Et c'est là qu'il remarque enfin que je suis réveillée.
- Clarke ! Tu... Tu es réveillée ! Tu m'as fait une de ces peurs ! Dit-il.
- Exact, je... Je pourrais avoir ... De l'eau, s'il te plaît ?
- Oh, oui, oui bien sûr.
Il lâche ma main, s'en va un peu plus loin, prend un verre sur un meuble et revient vers moi pour me le donner.
- Merci.
Je bois deux, trois gorgée avant de lui tendre le verre et lui demander :
- Qu'est-ce qu'il s'est passé, Micke ? Pourquoi je suis allongée sur ce lit d'hôpital ?
- Tu... Tu as fait un malaise à cette fête où t'a invité le maire, on t'a emmené ici, ils m'ont appelé et j'ai pris le premier avion pour arriver le plus vite possible. Et Aiden va bien, il est avec Bellamy, il ne voulait pas me voir alors du coup... Fin, bref, je... Je vais... Appeler les médecins, je reviens.
Il sort de la pièce. Et là, une larme coule sur ma joue. Cela veut dire que je n'ai jamais vu Lexa, que l'on ne s'est pas embrassées, c'était juste le fruit de mon subconscient pendant que j'étais dans une sorte de coma de je ne sait pas combien de temps. Ça veut dire, que je n'ai jamais re goûté ses lèvres, que je n'ai jamais re touché son corps, et pourtant, je me rappelle encore de son odeur comme si tout ce que je m'étais imaginée avec elle avait été réelle.
Un médecin rentre et je me rends compte que je ne sais même pas dans quel hôpital, je suis. Peut-être celui de ma mère. Je ne sais pas.
- Bonjour, madame Griffin-Petters, bon retour parmi nous !
- Bonjour docteur. Où suis-je exactement ?
- Vous êtes au Grey-Sloan Hospital, je suis le docteur DeLuca. C'est moi qui me suis occupé de vous pendant ces 2 jours, vous avez fait un malaise lors de la fête organisé par le maire. Ainsi, votre ami Bellamy vous a amené ici avec l'aide du docteur Grey qui était sur les lieus.
- Oh, d'accord, alors vous devez sans doute connaître ma mère alors ?
- Exactement, le docteur Griffin ne devrait pas tarder à arriver, je l'ai prévenue juste avant de rentrer dans votre chambre.
- Bien et du coup, ce malaise est dû ?
- Oui, bien sûr, excusez-moi, je me suis égaré. Bien, votre malaise n'est pas bien grave, il est dû à une chute de tension. Vous avez dû être très stressée ou contrariée ces derniers jours, donc juste reposer vous correctement. Même si je sais qu'en étant architecte, vous devez être autant prisée par votre boulot que nous. Bon, je vous laisse vous reposer, à part si vous avez des questions ? Demande-t-il.
- Non, merci docteur.
- Bien dans ce cas bonne journée Madame.
Il sort de la pièce et je me retourne vers Micke qui était resté sur le fauteuil de la chambre depuis le début de la conversation.
- Je... Je suis désolé Clarke...
- Pourquoi ? Pour m'abandonner tout le temps ainsi que ton fils. Ton fils Aiden que tu n'es même pas capable de garder alors que je suis à l'hôpital. Que tu n'es même pas capable d'être présent à son anniversaire. Heureusement que Bel et là pour le garder. Tu te rends compte que ce n'est pas en le couvrant de cadeau de tes voyages d'affaires que tu te fais pardonner. Aiden s'en fou de tes cadeaux. Il te veut toi, pas de vulgaires objets coûtant une fortune en plus. Et maintenant même quand tu es là, tu n'es même plus capable de t'en occuper. Il n'a que huit ans Micke, huit ans et les seuls souvenirs qu'il aura avec son père, ce sont ses fichus cadeaux. Je... J'en peux plus, Micke. Dis-je à bout de souffle.
J'avais vidé mon sac. Pas complètement, mais une partie, une partie que je ne pouvais pas garder plus longtemps pour moi. Il est perdu, complètement perdu. Il ne sait pas quoi dire. Les yeux dans le vide. Je pense savoir à quoi, il pense. Il s'attend à ce que je le quitte et que nous rompions dans la minute qui suit. Mais à vrai dire, j'en sais rien. Je ne sais pas ce que je vais faire. Pourtant, je sais que c'est la bonne solution. Je suis malheureuse, je le vois. Bel avait raison, il faut que je trouve quelques choses à quoi me raccrocher pour pouvoir le quitter et quitter ce cercle vicieux. Mais quoi ? À quoi peut-on se raccrocher quand tous semblent perdus d'avance. Quand on ne trouve pas le courage d'avancer, d'aller de l'avant. Quand la vie à laquelle vous pensez lorsque vous étiez enfant n'est définitivement pas celle que vous viviez aujourd'hui ? Parce qu'à quoi bon vivre si c'est pour être malheureux.
- Je... Je suis désolé mon amour... Murmure-t-il les larmes aux yeux.
- Arrête de dire que tu es désolé...
Je prends une grande respiration avant de reprendre la parole dans un rire nerveux.
- « Mon amour » en plus ! Qu'est-ce que tu essayes de faire Micke ? D'avoir une bonne conscience ? D'être le gentil de l'histoire et de te placer en victime ? Arrête de jouer... Tu as perdu, c'est terminé, Micke. C'est terminé depuis longtemps et tu le sais aussi bien que moi, même si on ne voulait pas se l'avouer. On s'est éloignés, et ce, depuis le jour où tu es monté en grade et que tu as commencé les soit disant voyages d'affaires. J'espère que tu as bien profité d'ailleurs avec toutes les traînés avec qui tu as couché aux quatre coins du monde...
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Maybe life should be about more than just surviving ...
ФанфикшнQu'arrive-t -il quand vous arrivez à un stade où vous vous rendez compte que la vie n'est pas celle dont vous voulez. Quand tous ce qu'est autour de vous, vous semble pathétique est n'est qu'une mascarade. Parce que c'est ce que on est quand on vie...
