Lundi 8 septembre ; 9 h 30 :
Seattle : commissariat
- Je vois. Répondis-je.
- Tu es parti sans rien dire à personne et... Et là, tu débarques et tu... Pourquoi ?
- C'est un peu ce que tu m'as fait donc tu devrais le savoir, je me trompe ?
- Oui, je t'ai déjà dit que ce n'était pas la même chose, mais bon...
- Bon de toute façon, je n'étais pas venue parler de ça, j'essayais juste de trouver un peu de calme, mais puisque tu es là, je peux te demander si tu veux venir avec moi, on a trouvé une planque d'un des associés, Reyes vient de m'envoyer un message.
- Oui, je viens.
Puis elle part sans me regarder une seule fois. Mais c'est quoi son problème, elle m'énerve... Oui, je crois que mon amour pour elle est de plus en plus taché par ma colère... Je la déteste, je déteste le fait qu'elle est attendu autant de temps pour me revoir ou même juste me donner des nouvelles, je déteste sa façon de me regarder, car j'ai encore plus envie de me réfugier dans ses bras, je déteste la façon dont on s'est quittée il y a deux ans, et... Et ça me ronge de l'intérieur, j'avais réussi à enfouir cette chose au fond de moi et la voilà qui remonte à la surface.
Je regarde une dernière fois l'horizon avant de redescendre dans le hall du commissariat, j'intercepte Reyes quand je la vois.
- Reyes ? Tu n'as pas vu Woods ?
- Dehors, commandant Griffin !
- D'accord merci, du nouveau ?
- Je creuse, je vous appelle si je trouve.
- Bien à plus tard agent Reyes.
Je me dirige dehors et j'aperçois une ford shelby cobra noir avec deux traits blancs au milieu. Elle est magnifique. Et il y a... Lexa ? Depuis quand a-t-elle une voiture comme ça ? Je me dirige vers elle avant d'apercevoir qu'elle a une clope à la main.
- Jolie voiture, et tu fumes maintenant ? La questionnai-je en montant dans la voiture.
- Les gens changent commandant Griffin... Déclare-t-elle en démarrant sans quitter la route du regard.
Tout le trajet s'est fait dans un silence total, heureusement que la radio était allumée sinon je n'aurais pas tenu.
- On est arrivé, appartement 607. Annonce-t-elle en sortant de la voiture.
Je sors à mon tour. Elle veut faire la gueule tant mieux, tant pis pour elle, j'en ai marre. Marre d'avoir à râler contre elle, marre de l'aimer, marre de ressentir ces choses pour elle et pourquoi elle d'ailleurs ? Franchement pourquoi cette magnifique femme brune aux yeux verts ?
Je rejoins Lexa devant la porte, une main sur mon arme, elle rentre dans l'appartement après avoir crocheté la serrure. La pièce est quasiment vide si ce n'est que les quelques meubles. Un canapé, une table des chaises, un matelas, tout pour une bonne planque. Elle avance dans la pièce principale tout en observant pour voir s'il n'y a personne dans la planque. Je reste en retrait en vérifiant les pièces attenantes. Puis je l'a rejoint après avoir tout vérifié.
- Personne... Souffle Lexa.
- La planque est vide, soit ils sont partis, soit ils savaient qu'on allait venir. Dis-je en m'approchant de la fenêtre pour vérifier l'extérieur.
Puis après quelques secondes, je me retourne vers elle. Et je remarque un point rouge sur le haut de sa chemise.
- Baisse toi ! Criai-je, tout en le faisant aussi.
On était à terre, j'ose passer ma tête pour regarder par-dessus la fenêtre afin de voir la position du sniper mais rien.
- Qu'est qu'il y a Griffin ? Questionne-t-elle.
- Un sniper... Dis-je froidement suite à sa façon de m'appeler.
- Ils savent qu'on avait trouvé leur planque, merde. Jure-t-elle.
- J'arrive pas à déterminer sa position. Dis-je en regardant vers l'extérieur.
- Il ne prendra pas de risque qu'on le trouve, il a dû voir qu'on s'était baissée.
- Peut-être, bon fouillons cette planque, il doit sûrement y avoir un truc, surtout s'ils savaient qu'on allait venir ici...
Je me lève, je sens son regard sur moi et vais dans une autre pièce pour éviter toute conversation. J'observe tout, la pièce comprend un bureau une chaise et c'est tout. Pas de fenêtres, pas d'objet si ce n'est une boîte sur le bureau. Je m'approche l'ouvre et rien. Elle est vide. Cette enquête est complètement improbable. Comment ils ont pu savoir qu'on avait trouvé une de leur planque ce n'est pas possible ? Je jette la boîte par terre pour me défouler de cette colère constante en moi. Je souffle et m'assois sur le bureau, mais lorsque je relève la tête et aperçois la boîte par terre, un bout de papier dépasse.
Un faux fond ! Pourquoi je n'y ai pas pensé ? Je prends le bout de papier et je lis : "À bientôt, commandantes Woods et Griffin ! Nous nous reverrons !". Comment pouvaient-ils savoir. Comment ont-ils réussi à avoir une longueur d'avance sur nous ?
- Quelques choses ? Questionne Lexa en entrant dans la pièce.
Je lui tendis le morceau de papier et attendis qu'elle réagisse.
- Comment, c'est possible qu'ils aient autant d'avance sur nous ?
- Une taupe... Soufflai-je en comprenant.
- Costia... Murmure-t-elle.
Elle a le regard dans le vide, elle réfléchit, je crois. Mais il faut que je lui pose cette question, il faut que je sache pour comprendre.
- Je, euh... Tu l'as rencontré où cette Costia, si ce n'est pas trop indiscret ?
Ma question lui fait relever les yeux vers moi, son regard est froid. Très froid.
- Dans un bar, c'était deux mois après ton départ, j'avais dû boire quelques verres déjà pour la laisser me parler et s'approcher de moi. Je me suis renfermé après ton départ, je me suis embrouillé avec Lincoln même si lui continue de me parler malgré que je le renvoie bouler. Bref, elle a insisté pendant plusieurs mois et j'ai fini par accepter et tu connais la suite...
Ces yeux sont restés sur le bout de papier que j'avais trouvé précédemment. Elle m'a tout raconté avec un détachement total, comme si cela ne lui faisait rien. À cet instant, j'ai l'impression de revoir la Lexa d'avant le lycée, lorsque je l'ai rencontré. Par contre là, tout de suite, je ne sais pas quoi lui répondre, à part :
- Bien.
Elle fronce les sourcils et repose ses yeux sur moi.
- Quoi, bien ?
- Je, rien... Bien.
- Dit ce que tu penses. Dit-elle dans un soupir.
- Je... Je ne pensais pas que tu rencontrerais quelqu'un aussi... Vite. Expliquai-je en regardant mes doigts qui se torturaient.
- TU est partie, Clarke. TU as choisi de m'abandonner. TU as fui alors que je t'avais avoué mes sentiments à ton égard. S'exclame-t-elle en haussant le ton.
VOUS LISEZ
Maybe life should be about more than just surviving ...
FanfictionQu'arrive-t -il quand vous arrivez à un stade où vous vous rendez compte que la vie n'est pas celle dont vous voulez. Quand tous ce qu'est autour de vous, vous semble pathétique est n'est qu'une mascarade. Parce que c'est ce que on est quand on vie...
