Dimanche 19 juin ; 13 h 00 :
Green Lake Park
Nous étions assis tous les deux, les yeux rivés sur Aiden et Lexa qui rigolaient en essayant chacun de s'attraper la balle qu'ils avaient chacun leur tour. J'attendais toujours la réponse de Lincoln. Il met du temps avant de répondre, puis enfin :
- Je suis rentré en début de semaine, tandis que Lexa est rentrée depuis... Hésite-t-il en me jetant un coup d'œil.
- Depuis deux ans maintenant. Souffle-t-il.
- Depuis deux ans ! Deux ans Lincoln ! M'écriai-je.
- Clarke...
- Deux ans et elle n'est même pas capable de m'écrire "je vais bien" dans un foutu message et en plus, tu me dis qu'elle pensait à moi. M'emportai-je.
- Clarke !
- Quoi, tu vas me dire qu'elle avait peur que je la renvoie boulet peut-être ?
- Oh, non crois-moi, ça, elle n'en avait pas peur. Dit-il dans un rire nerveux.
- Alors quoi ? Questionnai-je.
- Je n'étais pas censé te le dire, mais... Le jour où elle est rentrée, elle avait cherché ton adresse. Le soir même, elle s'est rendu chez toi et puis elle t'a vue. Avec... Lui puis... Aiden. Elle voulait juste s'effaçait Clarke, elle s'est dit qu'elle n'avait plus le droit d'intervenir dans ta vie et de dire : « Hey salut Clarke, on s'est quitté il y a huit ans maintenant je suis là ». Elle ne voulait pas gâcher tout ce que tu as réussi à construire Clarke. Alors, elle s'est renfermée dans le travail, en à peine deux ans elle est devenu la meilleure flic de Seattle et étant une femme elle se fait respecter par tous.
- Mais pourquoi ? Demandai-je une larme coulant sur ma joue.
- Parce qu'elle voulait et elle veut toujours te protéger Clarke. Tu la connais.
- Mais qu'est-ce qu'elle peut être stupide des fois... Gloussai-je en essuyant ma larme.
- Ça, je ne te le fais pas dire... Rigola Lincoln à son tour. Malgré ça... Elle t'aime Clarke... Depuis toujours. Même si elle te dit le contraire pour te protéger... La preuve, dès qu'elle a vu ce qu'a fait ton ex-mari et que ça t'impliquait donc, elle a tout de suite été voir le chef pour lui demander de prendre le dossier, malgré qu'elle s'était promis de te laisser tranquille...
- Je... Qu'a-t-il fait exactement ? Questionnai-je.
- Ah ça, je ne sais pas, je ne suis pas encore dans la police avant la semaine prochaine. Tu ne peux lui demander qu'a elle. Après, si elle ne t'a rien dit, c'est peut-être qu'elle pense que c'est mieux, non ?
- Oui, mais dans ce cas-là, il n'y a pas que moi. Il y a Aiden aussi... Alors il faut que je sache.
- Alors tu lui demanderas, okay ?
- Oui, merci Lincoln. Pour tout. Souri-je.
- Allez viens, on va les rejoindre pour leur mettre la pater. Rigole-t-il en entourant mes épaules de son bras pour qu'on aille vers eux.
Lincoln m'avait expliqué beaucoup de choses. Notamment qu'elle m'aimait encore. Tout comme moi... Je crois... Mais je ne peux pas, je dois enfouir ces sentiments au fond de moi. Beaucoup trop de questions se bousculent encore dans ma tête, mais je décide d'en faire abstraction pour le reste de la journée. Je veux juste profiter de cet après-midi avec eux. Sans penser au lendemain, juste profiter de la vie quoi...
- Hey, regarde Aiden, ta maman vient jouer, elle va nous mettre la pater avec Lincoln, tu crois pas ? Sourit-elle.
- Pfff, n'importe quoi, c'est nous qui vont les battre. Rigole-t-il.
- Ah oui ? Tu es sûr de ça petite crapule. Sourit Lincoln.
- Bha, oui, aller on vous laisse la balle.
Et nous voilà lancés dans un match Aiden et Lexa contre Lincoln et moi. Pas très équilibré, le pauvre Lincoln va vite en avoir marre de moi. Parce que lorsque j'ai un ballon dans les bras, je crois bien que je suis un vrai danger. Alors quand j'attrape le ballon, je lui fais vite la passe pour qu'il marque. Cette technique à l'air de bien marcher, car nous menons de deux points, alors que je ne suis pas très sportive.
- Bon dernier panier. Assure Lincoln.
- Okay, ne vous réjouissez pas trop vite ! S'exclama Lexa.
- T'en ais sûr ? Demandais-je un sourire en coin et la fixant droit dans les yeux.
Elle ne répond pas. J'ai toujours la balle dans les mains, Aiden et Lincoln attendant que le match commence. Mais je n'arrive plus à quitter ses magnifiques yeux verts. Le temps s'arrête. Ce qui ne peut pas être vrai en soit parce que le temps n'est qu'une théorie. Une théorie qu'on applique tous sans même la remettre en doute. Qu'est-ce qui nous prouve qu'un jour est compté de vingt-quatre heures, qu'une heure soit comptée de soixante minutes, qu'une minute soit comptée de soixante secondes. Rien.
À part, si ce n'est qu'une poignée de scientifiques et tout autres personnes qui ont appliqué cette théorie et depuis des années le monde l'applique comme telle. Mais alors pourquoi lorsque je la regarde dans les yeux comme à présent, le temps semble ralentir et à la fois passer si vite ?
- Maman ! Maman ! M'interpelle Aiden.
- Hein... Oh, euh, oui excusez moi.
Lexa me regarde un sourire en coin et se place en position de défense pour m'inciter à jouer. Et c'est partie, une passe à Lincoln qui me refait la passe. Aiden et Lexa ont bien compris notre stratégie et décident de ne plus défendre sur moi pour me laisser shooter. Chose très intelligente parce que moi et un ballon ça fait toujours deux, donc j'ai vraiment 99,9 % de chance d'échouer ce panier.
Je shoote, le ballon fait le tour du cercle, une fois, deux fois, et là... Miracle, il rentre.
- Oh ! Je n'y crois pas ! M'écriai-je en sautant. Lincoln, Lincoln ! J'ai marqué !
- Hey ! Bravo Clarke, on a gagné championne ! S'extasie-t-il en venant me taper dans la main.
Je tourne mon regard vers Lexa et vois qu'elle regarde ailleurs. Elle fronce les sourcils comme quand elle réfléchissait avant. Je décide d'interroger Lincoln du regard qui a aussi remarqué l'attitude de Lexa.
- Lex', un problème ? Demande-t-il.
- Hein ? Se retourne-t-elle. Oh, non, c'est sûrement rien. Bon ça vous dit d'aller manger une glace pour se rafraîchir ? Enfin, si vous n'avez rien de prévu tous les deux. M'invite-t-elle en regardant Aiden puis moi.
VOUS LISEZ
Maybe life should be about more than just surviving ...
FanfictionQu'arrive-t -il quand vous arrivez à un stade où vous vous rendez compte que la vie n'est pas celle dont vous voulez. Quand tous ce qu'est autour de vous, vous semble pathétique est n'est qu'une mascarade. Parce que c'est ce que on est quand on vie...
