Mercredi 10 septembre ; 08 h 15 :
Long Island
Lexa se gare devant la maison de madame Writers. Ce n'est pas une très grande maison comme on pourrait le croire. Juste ce qu'il faut. C'est une maison typiquement américaine, la pelouse est parfaite, la parfaite maison familiale des Américains comme on dit.
On descend de la voiture, Lexa passe devant moi puis elle toc à la porte. Quelques secondes, plus tard, une dame plutôt âgée nous ouvre la porte.
- Bonjour. Nous salue-t-elle poliment.
- Bonjour, Mme Writers ? Demande Lexa.
- C'est bien moi, vous êtes ? Questionne Mme Writers intriguée.
- Bien, Lexa Woods police de Seattle et voici Clarke Griffin ma collègue. Nous aurions quelques questions à vous poser, si vous le voulez bien ?
- Oh, euh, oui bien sûr, entrez, je vous en prie.
Madame Writers nous ouvre alors la porte volontiers. Elle nous propose d'aller nous asseoir dans le salon pendant qu'elle se dirige vers la cuisine.
Après un instant, elle revient avec un plateau et trois tasses de thé. Moi et Lexa la remercions donc avant de débuter l'interrogatoire.
- Je vous en prie. Nous sourie-t-elle.
- Bien, Madame Writers, votre fils s'appelle bien Nathan Writers ? Débute Lexa.
- C'est bien ça. Acquiesce-t-elle.
- Est-ce que vous avez des nouvelles de lui régulièrement ?
- Eh bien, vous savez, mon fils à maintenant trente-cinq ans. À cet âge-là, ils ne téléphonent pas souvent à leur parent. Mais quand il s'agit de leur mère adoptive, c'est encore pire, je crois.
Elle fait une petite pause avant de reprendre. Cette histoire l'a touché particulièrement.
- J'ai recueilli Nathan à l'âge de douze ans. C'était un jeune du quartier, ces parents n'était pas souvent là, à cause de leur travail respectif, alors quand sa nounou le gardait, il ne restait pas souvent à la maison. Il préférait jouer au football dans la rue avec les autres jeunes du lotissement. Un soir, je l'ai vu sortir en pleure, il s'était assis sur le trottoir et il tremblait. Je suis sortie dehors, je lui ai proposé d'entrer à l'intérieur. Depuis ce jour-là, je n'ai eu aucune nouvelle de ces parents biologiques. Ils étaient partis, abandonnant leur enfant seul. À l'âge de dix-huit ans, Nathan a voulu retirer toute trace de leur existence, c'est ainsi qu'il a demandé à porter mon nom. J'ai accepté, il était très heureux, mais les blessures du passé ne se referment jamais... Du jour au lendemain, il a quitté la maison, sans rien, sans un mot, sans un au revoir, il a pris toutes ses affaires et... Et il est parti. Cela fait maintenant deux années que je n'ai pas eu de nouvelles de lui. Et... Je me doute bien que si vous êtes là aujourd'hui, ce n'est pas pour m'apporter de bonnes nouvelles...
Elle termine son récit très émue, et j'avoue que c'est plutôt compliqué d'avoir affaire à ce genre de cas. D'autant plus depuis que je suis maman.
Je laisse Lexa poser les questions, j'observe le salon. Il y a beaucoup de cadres, de souvenirs, toutes ces choses que l'on trouve dans les maisons des gens qui ont déjà vécu assez d'années. Toutes ces choses m'ont toujours passionné, réussir à lire l'histoire des gens à travers de simples objets.
- Effectivement... On a, retrouvé le corps de votre fils... Toutes mes condoléances.
Elle fond en larmes après l'annonce de Lexa. Une lourde en ambiance pèse désormais dans la pièce.
- S'agit-il de Nathan sur cette photo ? Demandai-je à madame Writers.
Il s'agissait d'une photo où on voyait l'a voyait, un peu plus jeune, accompagné de deux autres personnes.
- Oui... C'est bien lui, c'était avant qu'il quitte la maison... Mon mari était d'ailleurs encore de ce monde... Explique-t-elle nostalgique.
-Désolé...
- Merci, ce n'est pas de votre faute... Sourie-t-elle tristement.
- Je, je suis désolé, mais j'ai encore une question à vous poser avant que l'on vous laisse tranquille... M'excusai-je dans ce moment difficile.
- Allez-y mademoiselle, vous faites que votre boulot, après tout... Sourie-t-elle encore une fois.
- Merci, hum, je voulais demander si vous connaissiez l'entourage de Nathan, en particulier des personnes qu'il vous aurez présenté dans les derniers mois avant son départ ?
- Eh bien, il y a bien un certains Micke, il me semble. Il était venu une fois ici accompagner de Nathan. Mon fils l'avait invité à boire une bière puis ils avaient discuté dans le jardin avant que ce certain Micke parte. Je ne l'ai jamais revu après ça. Nathan me disait qu'il allait le rejoindre des fois, mais c'est tout. Explique-t-elle.
- D'accord, merci beaucoup pour votre coopération madame Writers, et encore désolé. Lui souriais-je.
Après avoir appris tout ça, nous étions sur la route pour rejoindre la maison de mes parents. Je suis dans mes pensées, Micke ne m'avait jamais parlé de cet homme lorsque nous étions encore ensemble. Cette histoire est vraiment étrange.
- Ca va ? Me sors Lexa de mes pensées.
- Oui, merci... Je me rends compte juste, qu'on ne sait jamais à qui on a affaire réellement.
- Je suis désolé, Clarke. Tu sais, si c'est trop compliqué on-
- Non, Lexa. Je sais ce que tu vas me dire et non, je ne le ferais pas. J'ai besoin de continuer, j'ai besoin de savoir, tu comprends ?
- Oui, je... Je m'inquiète, c'est tout... Admet-t-elle.
- Je sais... Souriais-je.
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Maybe life should be about more than just surviving ...
FanfictionQu'arrive-t -il quand vous arrivez à un stade où vous vous rendez compte que la vie n'est pas celle dont vous voulez. Quand tous ce qu'est autour de vous, vous semble pathétique est n'est qu'une mascarade. Parce que c'est ce que on est quand on vie...
