Le temps d'un dîner

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James POV

  Elle avait l'air vraiment bizarre cette femme, enfin, ce n'est que mon opinion. Malgré tout elle a été bien sympathique avec moi tout le long du dîner, elle était très souriante et serviable. Peut-être qu'en fait ce que je trouvais réellement bizarre c'était plutôt le fait qu'elle connaisse Tris et son père. Je n'avais jamais au grand JAMAIS entendu parlé du père de Tristan, comme s'il n'avait jamais existé. En plus, quand on y pense, Tristan est toujours resté très discret alors des choses sur sa vie j'en connais pas beaucoup. Bizarre qu'il n'est jamais trouvé un moment pour me parler de son père depuis toutes ces années et puis surtout à moi, mon meilleur ami... et son petit ami maintenant. Il ne m'a jamais parlé de son enfance, en même temps on se connaît depuis si longtemps que notre enfance on l'a pratiquement vécu ensemble. Ce qui m'inquiétai le plus, c'était cette phrase « J'ai encore tellement de choses à te dire. » avec laquelle il avait accompagné un sourire déchirant (qu'on aurait pas vraiment pu qualifier de sourire à part si le mot 'sourire' avait un lien avec 'tristesse' ou 'affliction'). Il cachait bien son jeu, derrière ce regard qui ne manquait pas d'adresse et ce large sourire qu'il avait toujours aux lèvres. Avec un peu plus de recul, je remarquai que son sourire n'était pas si large que ça et que, j'aurais du me rendre compte plus tôt que quelque chose n'allait pas.

« Vous lui ressemblez de plus en plus, c'est fou, quand on regarde bien. Votre visage et le sien sont presque les mêmes, à quelques détails près. Je croirai revoir Monsieur Evans dans ses jeunes années. »

« On ne me l'avait encore jamais dit. Combien est-ce que je vous doit Gretchen ? »

« Rien du tout Monsieur Tristan, ce dîner vous est offert par votre père. Mais n'ayez crainte, à moins que vous ne le souhaitiez, il n'apprendra point avec qui vous avez passé la soirée. »

« Je refuse que ce soit lui qui m'invite. »

« Vous n'avez pas le choix Tristan. »

« Bien. Merci infiniment Gretchen, pour cette soirée. »

« Au plaisir. Au revoir, vous deux ! Passé une bonne fin de soirée. »

  Après le dîner nous nous sommes promené rien qu'un petit moment en ville, sous les néons clignotants des derniers magasins encore ouvert de New York City à vingt deux heures et des poussières. En parlant de poussières, on s'est arrêté devant une vieille boutique où ils vendaient des objets anciens. Un tas d'antiquités parmi lesquelles se trouvait aussi des bijoux et notamment une amulette qui a tout de suite attirer l’œil de Tristan, il la regardé la tête penché sur le côté, très pensif. Elle était en or et des tas de choses était gravés dessus.

« Elle doit valoir une fortune, cette amulette. Regarde ça, tu as vu toutes ces choses qu'il y a de gravé dessus ? »

« Toutes ces choses gravés dessus comme tu dis, avait une signification pour quelqu'un. Et peu importe le prix de cette amulette chez cet antiquaire, il ne vaut pas la moitié de sa véritable valeur, sa valeur sentimentale. »

« C'est une remarque très intelligente que vous faites là 'Monsieur Tristan Evans'. » ai-je dit en imitant la voix de Gretchen.

  Ça la fait rire pendant un instant mais il avait l'air un brin triste et nostalgique, je n'ai pas osé demandé pourquoi il était comme ça alors j'ai préféré me taire. J'avais une petite idée sur la question en fait, ça avait sûrement un rapport avec ces choses qu'il avait encore à me dire.

  Quand nous sommes enfin rentré à l'hôtel, j'ai pris une bonne douche et je me suis littéralement jeté sur le lit tout de suite après, avec ma serviette autour de la taille.

Somebody To YouOù les histoires vivent. Découvrez maintenant