Il était actuellement 18h30 et Buck et moi n'allions pas tarder à sortir pour aller voir un de mes amis à son vernissage.
La neige avait complètement recouvert la ville, maintenant parsemée de blanc.
Il ne restait plus que quelques jours avant Noël.
J'avais rencontré cet ami lors d'une sortie dans un bar.
Il était là assis à côté de moi complètement bourré, contrairement à moi.
Il m'avait raconté tout les malheurs de sa vie et après quelques verres j'avais commencé à faire pareil. C'est ainsi que nous étions devenus amis.
Puis je l'avais invité à passé la nuit chez moi, il était bien trop ivre.
C'était un gars vraiment drôle, assez tactile et sympathique qui se faisait facilement des amis mais qui en fait ne comptait que sur les vrais, ceux qui tiennent sur les doigts d'une main. Il me semblait que j'en faisais désormais parti.
Nous arrivions devant la petit salle d'exposition déjà étonnamment bien remplie à cette heure.
J'ouvris la porte et le vis.
- Éric ! dis-je en l'appelant.
- Steve ça va ? Ça fait longtemps ! me dit-il avant de me prendre dans ses bras.
- Ça va bien ! Je te présente mon copain, Bucky.
- Le fameux Bucky, dit-il en lui tapant l'épaule.
À son habitude Bucky ne réagit point et resta froid.
- Ne fait pas attention à son attitude, c'est dans sa nature.
- T'inquiète, arrêtons de parler et suis moi que je te montre mon expo ! dit-il en me faisant un clin d'œil.
Éric était déjà parti devant.
- Buck sois gentil s'il te plaît...
- Mmh, je vais essayer.
La visite de son expo se passa sans désagrément. Bucky faisait même l'effort de dire quelques fois des commentaires « constructifs » sur ses œuvres.
- Éric, merci pour cette visite, c'était splendide. Je suis content de ton succès.
- C'est toi que je dois remercier, me dit-il avec un sourire en coin.
- Oui, splendide ! dit Bucky d'un ton ironique qu'Éric ne sembla pas remarquer. Nous devons y aller, j'étais ravis de te rencontrer, reprit-il.
- Oh, moi aussi. A une prochaine fois j'espère. Salut Steve !
J'eu à peine le temps de dire en revoir à mon ami que Bucky me tirait déjà vers la sortie.
- Bucky, qu'est-ce qui ce passe ?
- Rien, rentrons à la maison.
Il ne dit plus un mot durant tout le trajet.
La porte de l'appartement se referma en un claquement qui résonna dans le silence pesant du salon.
- Ça ne va pas ? dis-je doucement.
Il ne répondait pas, il était dos à moi, la tête penchée vers la fenêtre.
Je m'approchais doucement de lui et passais mes mains autour de sa taille.
Mon torse collé à son dos.
Il retira avec difficulté mes mains: cela prouvait bien que quelque chose n'allait pas.
- Qu'est qu'il y a ?
- Lui.
- Lui quoi ? Qui ? Éric ?
- Oui.
- Tu ne l'aimes pas c'est ça ? J'avais déjà remarqué. Tu n'es pas obligé de l'aimer c'est pas grave.
- Ce n'est pas ça.
- Quoi alors ?
- C'est la façon dont il te regardait.
- Comment il me regardait ?
- Il te regarde comme... comme... comme moi ! Comme moi je te regarde !. Je n'aime pas ça.
- Vraiment ?
- Oui, il t'aime...
- Je ne m'en suis jamais rendu compte... je croyais qu'il était juste tactile avec ses amis les plus proches...
- Je ne crois pas, il fait cela seulement avec toi...
- Bucky regarde moi. Regarde moi s'il te plaît !
Il se retourna, des larmes coulaient sur ses joues. Je les essuyais d'un coup de main.
- Bucky je ne l'aime pas, si c'est ce que tu te demandes. La preuve, je ne l'ai pas remarqué. Je n'ai d'yeux que pour toi. J'espère que tu le sais.
- Tu es à moi et à personne d'autre. dit Bucky.
- À toi seul. Et à jamais...
-La véritable jalousie fait toujours croître l'amour-
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À JAMAIS
FanfictionAprès la « guerre » avec Tony, Bucky était venu vivre chez moi. J'étais son seul repère. Sa mémoire était revenue en partie mais il faisait toujours des cauchemars et certains événements étaient encore vagues. J'essayais du mieux que je pouvais de l...
