- Bonsoir Sawa-chan...
Sawako se figea, la main sur la poignée de la porte d'Aomine. En une fraction de seconde, elle repensa à ses paroles pour son ténèbreux petit ami : " Que veux-tu qu'il arrive en une nuit ? ". Le pire de toute évidence. Son portable étant dans son appartement, elle ne pouvait pas entrer chez Aomine en vitesse et s'y enfermer car Genki était capable de défoncer la porte. Avec une grande inspiration, elle se donna du courage pour se décider à affronter son passé et se tourna vers lui.
- Genki. Tu es encore à Tokyo, pourquoi ?
- Pour toi, évidemment, sourit le châtain en s'approchant d'elle. Il est temps de rentrer maintenant, Sawa-chan !
- Je te retiens pas...au contraire ! Repars à Kyoto et laisse moi tranquille!
- Tu fais bien la maligne, dit-il d'un ton mauvais. Pourtant, tu ne peux pas te cacher derrière ton play-boy, ce soir...
D'un geste vif, Genki agrippa le bras de Sawako avec force et ses doigts semblables à des serres meutrirent la peau de la jeune femme qui laissa échapper un petit glapissement de douleur.
- Tu ferais moins le fier si Aomine était là et tu le sais! cracha t-elle en tentant désespérément de libérer son bras.
Cette remarque eut le don de faire enrager Genki qui perdit complètement son sang-froid et la poussa violemment contre la porte de son appartement. Le battant s'ouvrit sous la force de l'impact et Sawako s'étala de tout son long dans son salon. Elle se mit à genoux avec difficulté et rampa jusqu'à la table basse où se trouvait son portable. Mais la main de Genki s'empara du téléphone avant elle et le fracassa au sol avec un rire mauvais.
- Tu comptais faire quoi ? Appeler ton play-boy ? Quand est-ce que tu vas te rentrer dans le crâne que tu ne vaux rien sans moi ? Tu m'appartiens, ma puce...et je vais faire en sorte de te le rappeler !
Les doigts de Genki empoignèrent les cheveux longs de Sawako pour la mettre debout, lui arrachant un cri, et une fois à sa hauteur, il colla avec violence sa bouche sur celle de la brune, forçant le passage de ses lèvres avec sa langue. La jeune femme sentit la bile lui remonter dans la gorge en réalisant ce qui allait se passer et ses larmes jaillirent pour dévaler ses joues. Elle tenta de le repousser de toutes ses forces mais la différence de carrure était trop importante, laissant ses protestations sans effets. C'est alors qu'elle mordit férocement cette langue qui violait sa bouche, si fort qu'elle sentit le goût du sang sur son palais.
Genki recula vivement, une main sur ses lèvres ensanglantées et les yeux exorbités par la colère.
- Tu vas me payer ça, salope! grogna t-il en la giflant si fort qu'elle trébucha en se cognant violemment la tête au sol.
Le châtain lui asséna un puissant coup de pied dans les côtes, lui coupant le souffle. Alors qu'elle se recroquevillait sur elle-même, les bras sur le visage pour se protéger, il la frappa à nouveau dans le ventre.
Il se jeta ensuite sur elle sans ménagement pour l'écraser sous son poids et la plaqua sur le ventre au sol pendant que ses mains s'archanaient sur son mini-short pour lui ôter. Sawako se débattit avec force en lui criant d'arrêter, les larmes coulant à flot sur ses joues.
- Je vais te faire oublier ton play-boy ! Mais...tu vas te laisser faire, oui ? s'agaça Genki en s'énervant sur le short de la brune.
Soudain le poids sur le corps de Sawako disparut et elle entendit un grand fracas à côté d'elle. En redressant la tête, elle découvrit Genki, sonné, au milieu des décombres de sa table basse. Elle profita de l'occasion pour se remettre debout, les jambes tremblantes et se retrouva face à face avec son sauveur.
- Daiki, souffla t-elle.
Mais en le regardant vraiment, elle avait la sensation étrange que ce n'était pas le Aomine de d'habitude qui se trouvait là, devant elle. Les sourcils froncés, les lèvres pincées et un regard sombre rendait son visage terrifiant tout comme l'aura qui émanait de lui par vague. Sawako frissonna, elle ne l'avait jamais vu aussi furieux. Il ressemblait à un fauve.
- Relève-toi, dit-il à Genki d'une voix grave et sèche qui sembla résonner dans la pièce.
Le châtain obéit en massant sa joue douloureuse et malgré son sourire mesquin, qu'il semblait afficher en permanence, son regard pour Aomine fut assassin.
- Tu veux quoi, play-boy ? Te battre pour elle? railla t-il. Tu me crois vraiment assez con pour frapper un mec en uniforme ?
- C'est l'uniforme le problème ? Ok...
Aomine décrocha son arme et la posa très haut sur une étagère avant d'ôter sa chemise noire de policier. Une fois en t-shirt, il s'avança à nouveau vers Genki et baissa son regard sombre sur lui.
- C'est bon ?
Pour toute réponse, le châtain le frappa d'un violent coup de poing au visage. C'était comme si Aomine n'attendait que ça pour libérer sa colère. Il balança son genoux dans l'estomac de Genki et le fit s'écrouler au sol un coup de coude dans le dos.
- Alors ça t'éclate de la frapper ? s'écria Aomine en balançant son pied dans les côtes du châtain. C'est moins drôle quand on inverse les rôles, hein ?! Ça fait quoi de tomber sur un adversaire à sa taille ?
Le brun empoigna le châtain par le col de sa veste pour le relever et le plaquer violemment contre le mur, faisant tomber avec fracas les cadres qui y étaient accrochés.
- Et en plus, t'essayais de faire quoi là ? La violer ? T'as vraiment envie de mourir...
Son poing s'écrase à nouveau sur la joue de Genki, lui entaillant profondément la lèvre et ce dernier coup le sonna complètement mais pourtant, Aomine abattit à nouveau son poing plusieurs fois.
Sawako prit peur que son petit ami se laisse emporter par sa colère contre Genki mais également par sa colère contre ce qui était arrivé à Momoi. Si il perdait le contrôle, il pourrait aller trop loin et faire quelque chose qu'il regretterait amèrement par la suite. Alors, elle se précipita vers lui et enlaça son dos en plaquant ses petites mains sur mon torse.
- Daiki ! Arrête! C'est bon maintenant ! le supplia t-elle.
Aomine baissa son bras en desserant les poings pour lui faire face et lorsqu'il plongea ses yeux dans ceux de la jeune femme, elle put y voir un lointain éclat de douceur. Mais brusquement son regard fut attiré par un mouvement dans le dos du brun et le tira vers elle en criant.
- Attention !
Le brun fit volte face juste à temps pour esquiver le coup de Genki. Ce dernier avait ramassé un bout de verre au sol et d'un geste vif, avait tenté de le planter dans les côtes d'Aomine. Le coup avait presque failli porter et le brun, chanceux, s'en sortait avec une simple déchirure dans son t-shirt blanc.
Tandis qu'Aomine s'apprêtait à frapper à nouveau le châtain au visage déformé par la haine, un petit groupe d'hommes, vêtus d'uniformes sombres de policiers, débarqua dans l'appartement, en ordonnant à Genki de poser son "arme" et de s'allonger au sol.
Les collègues d'Aomine arrivaient donc juste à temps et passèrent les menottes autour des poignets d'un Genki enragé qui insultait et menaçait le couple. Ils le sortirent ensuite dans le couloir et Aomine profita du calme relatif pour poser son regard sur Sawako.
- Tu vas bien ? s'inquiéta t-il. Il t'a blessé ?
- Non...je crois que ça va aller. Mais toi, comment as-tu...
Aomine l'interrompit dans sa phrase en l'embrassant désespérément mais alors qu'il la serrait contre lui, elle laissa échapper un hocquet de douleur.
- Quoi? paniqua le brun. Tu as mal ? Où ?
Elle savait que c'était inutile de lui mentir alors elle soupira en touchant son corps douloureux.
- Aux côtes et au bras droit surtout, avoua t-elle en grimaçant.
- Ok, je t'emmène à l'hôpital ! déclara Aomine d'un ton sans appel.
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Recommence |KnB|
FanfictionPour Sawako Fukuda, c'est enfin une nouvelle vie qui commence : une nouvelle ville, un nouveau job, un nouvel appartement et de nouveaux voisins. Tous sont amicaux, de la petite vieille du rez de chaussée au couple de jeunes mariés du troisième, seu...
