CHAPITRE 29: IMPRÉVU

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Pas moyen de fermer l'œil, j'ai beau me retourner dans le lit ou me blottir contre Steve, je n'arrive pas à dormir. Je n'arrive pas mettre le doigt sur ce qui me turlupine, le départ de Steve la semaine prochaine ou les derniers événements au Mexique et tout ce qui s'en est suit. Je le regarde dormir d'un air paisible tout en frottant son dos délicatement. Il finit par ouvrir les yeux et pose un léger baisé sur ma clavicule puis sur mes lèvres. Son contact me réconforte, et ceux depuis des années mais depuis quelque que temps c'est comme devenue une addiction. Mon esprit s'envole peu à peu vers les quelques beau souvenirs qu'a peut m'offrir cette année dans les rangs du SHIELD, mes amis, les missions, nous... Tout était plus simple à l'époque et des fois je me surprend à pensé se que j'aurais pu devenir en y restant, et sans m'en rendre compte je finis par enfin m'endormir. La sonnerie de mon réveil inonde la pièce d'un bruit strident venant interrompre la quiétude de la chambre. Le lit se fait plus froid tout à coup sans la présence de Steve. Je le cherche dans toute la pièce sans aucune trace de lui et me résigne à me lever avec difficulté. Je le voit finalement apparaître au coin de la porte, une serviette nouée à la taille et un plateau dans les mains. Il me sourit joyeusement puis s'approche de moi d'un pas nonchalant tout en prenant garde à ne pas renverser le plateau. Il m'attire à lui et colle de petits baisés dans mon cou tout en caressant ma mâchoire tendrement. Et subitement je sens les larmes couler sur ma joue qui se transforme peu à peu en sanglots interminables. Il saisit mon visage entre ses deux paumes et essuie les lames tout en posant son front contre le mien. Je m'apaise lentement puis attrape Steve part la main et m'agrippe à lui. Nous restons ainsi pendant ce qu'il me semble une éternité. La sonnerie de mon téléphone nous sors de notre bulle, me laissant échapper un soupire. La sonnette se met elle aussi à sonner de plus belle, je me dégage de l'étreinte de Steve et attrape un peignoir. Je finis par ouvrir la porte qui laisse apparaître une Natasha resplendissante. Elle sourire chaleureusement et m'attrape dans ses petits bras d'acier. Elle a beau ne pas être très grande, elle inspire toujours à ce sentiment de force et de mystère à la fois. J'ai toujours eu cette sensation de sécurité avec elle malgré ses états de service au KGB, mais peut importe tout ce qu'elle a bien pu faire dans son passé j'ai une confiance aveugle en elle, elle est devenue comme une sœur, une personne indispensable. Je vois un grand sourire se dessiner quand elle voit Steve derrière la porte entrain d'enfiler tant bien que mal son t-shirt. Elle sort de sa poche une lettre avec le logo si reconnaissable du SHIELD qu'elle tend à Steve qui s'empresse de l'ouvrir. Et subitement son sourire se décompose, il fixe Nat sans savoir trop quoi dire puis me le donne en prenant garde à ne pas déchirer l'enveloppe. Je comprends assez vite sa réaction. Il doit retourner à Washington dans deux jours, je sens mon cœur se vriller, tentant de retenir mes larmes. Je savais qu'il devait repartir mais pas si tôt, pas maintenant, j'ai encore besoin de lui, j'aurais toujours besoin de lui. La visite de Natasha est de courte durée mais la voir m'a fait le plus grand bien malgré que j'aurais qu'elle ne nous annonce pas une nouvelle pareille. En refermant la porte j'aperçois une camionnette stationner depuis hier devant le parking de la voisine, le seul logo que je reconnais est celui d'une entreprise écran situé dans le Dakota du Nord sur laquelle j'ai bossé l'an passé avec Oliver et l'équipe. Je fais un signe de la tête à Steve qui me regarde avec un sérieux que lui va que trop bien, il attrape son bouclier derrière le canapé et sors en me faisant signe de ne pas bougé de l'appartement. Je le regarde s'approcher discrètement du van avant de donné un grand coup dans la portière mais rapidement mon attention se porte sur la moto verte de Oliver qui arrive à toute allure au bout de la rue. Je le vois se garer et descendre à toute vitesse puis se précipiter vers Steve pour lui prêter main forte. Je n'aurais jamais cru voir ces deux là travailler ensemble un jour surtout après la catastrophe de Mexico, je me surprend à sourire bêtement et à imaginer le célèbre Captain America et Arrow combattre côte à côte et reviens à moi en voyant Oliver être propulser dans les airs suivi de Steve, puis la camionnette qui redémarre et file à toute allure en direction du Sud. Je cours vers les deux hommes et me jette presque sur Steve pour m'assurer qu'il n'a rien et lance un coup d'œil à Oliver qui se frotte la cuisse. Les deux hommes se relèvent sans trop de difficultés et me suivent jusqu'à l'intérieur. Je ramasse les quelques affaires éparpillées par terre espérant pour que Oliver ne tombe pas sur nos sous-vêtements dispersés un peu partout dans mon salon. Je viens me caler contre Steve dans le canapé face à Oliver qui n'ose pas parler et évite par tout les moyens mon regard. Je suis finalement la première à prendre la parole, attrapant au passage la main de Steve qui entremêle ses doigts avec les miens.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

- J'en sais trop rien, quand j'ai essayer d'ouvrir la porte j'ai été propulsé en arrière. Tout ce que j'ai pu apercevoir c'est une arme aussi grosse qu'un canon, sûrement ce qui nous envoyer en l'air.

Je lance un regard inquiète à Oliver puis reporte mon regard sur mon soutient-gorge sur l'accoudoir du fauteuil. Et merde...

- La camionnette avait le logo de Global Holding sur le côté, tu pense qu'ils veulent se venger ?

- J'en sais trop rien, peut-être, je vais passé par le bunker pour essayer de trouver quelque chose sur le PDG ou n'importe quoi d'utile à leur sujet.

- On peu aider, proposa Steve.

- Pourquoi pas, une paire de mains en plus ne serait pas de refus. On se rejoint au Verdant je dois passer à QC chercher des dossiers.

Je hoche la tête et l'accompagne jusqu'à la porte. Quand je reviens m'asseoir je grimpe sur les genoux de Steve et plante un baisé sur ses lèvres. J'enfouis mon visage dans son cou et hume son odeur en prenant une grande inspiration. Et bizarrement je commence à me faire à l'idée que dans deux jours mon lit sera vide, et finalement je m'y résigne, malgré la boule qui est encré dans mon ventre. Pour le moment je veux juste profité de sa présence, de sa chaleur, de lui tout simplement.

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