J'avais besoin d'aide.
Vraiment j'aurais voulu que tu sois là pour me tenir la main, pour me dire.
Que tout irait bien.
Que la vie continue.
Que les étoiles veillent sur moi.
Vraiment j'aurais voulu.
Que tu ne meures pas.
Même si je sais que tu t'es battue. Avec ton âme.
J'aurais aimé que tu m'aides à comprendre pourquoi.
Pourquoi je suis mis de côté.
Pourquoi dès que quelqu'un m'adresse deux mots gentils, je suis prêt à lui donner ma vie sans conditions.
Et que ça vient à me détruire parfois.
J'aurais voulu que tu sois là,
À ce moment, que tu me prennes dans tes bras, que tu me fasses rire, comme d'habitude.
Que tu me dises "Max, on est là, on bougera jamais"
Toi aussi.
Que tu m'appelles. Qu'on pleure ensemble, qu'on dise n'importe quoi jusqu'à 3h, qu'on planifie une fugue à travers la campagne, alors qu'on est pas préparés, pas préparés à rien.
Et toi.
J'aurais voulu que tu me regardes comme ce soir au théâtre. Où tu m'as dit "Je t'aime, tout ira bien". Sur un banc, entre-deux soupirs.
Toi. J'aurais voulu que tu ne poses jamais la main sur mon corps dégueulasse, dégueulassé par toi, par tes envies, irrépressibles c'est ça ? Irréparables je dirai.
J'aurais voulu que tu me considères comme ton fils, comme ton héros, comme quelqu'un dont tu es fier. Plutôt qu'une loque, qu'un raté, qu'une personne qui ne s'aime pas.
J'aurais aimé ne pas te faire pleurer, maman.
Je suis désolé, tellement désolé.
D'être si peu sûr de moi, de me faire du mal, de pleurer pour un rien. De prendre des pilules. Plus que prescrit. De ne manger que la moitié de mes repas. De gaspiller, de ne pas réussir à me lever. De sentir les larmes couler dès les premiers battements de cils, de ne pas dormir, de vouloir mourir, de chercher des solutions dans ma tête pour que ça soit le moins douloureux et le plus rapide possible.
Je suis désolé de paraitre cool, sympa et à l'écoute alors que je sais même pas venir à bout de mes propres démons, de mon propre deuil, de mon propre fardeau, de ma peur des autres et de l'abandon.
Je suis désolé d'être un fils indigne et compliqué, un ami qui ne répond pas, un copain trop jaloux et possessif et qui le cache.
De prier alors que je crois en rien
De gueuler alors que y a personne
De pleurer mon âme alors que tout va bien.
Tout va bien.
Non tout ne va pas bien.
J'aurais aimé que tu sois là, comme en Février, que tu arrives en courant pour sécher le torrent sous mes paupières.
Que tu me dises que ça ira
C'est un credo comme un autre.
Ça ira.
J'ai perdu.
Je suis désolé.
Tout recommence comme il y a un an, je me fais saigner parce que je pense encore à elle, à lui, à elle.
Je voudrais juste atteindre les étoiles.
Rien qu'une fois.
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Pensées Bancales (RB)
RandomRecueil d'écrits en désordre, emmêlés dans tous les sens, pensées furtives, angoissantes, heureuses ou futiles. Juste un fourre-tout de ce qui me passe par la tête, moyen de faire le tri dans ce bordel là-haut.
