Chapitre VII

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Cette nuit là, elle n'avait pas dormi.

Elle savait que quelque chose n'allait pas, et elle savait très bien quoi.

Elle s'était retenue, comme depuis son enlèvement, de faire le moindre bruit. Mais elle savait qu'au petit matin, quand Miss Couples viendrait lui donner son déjeuner, l'elfe de maison sentirait de suite que quelque chose clocherait.

Mais ses draps étaient trempés, elle se tordait dans tous les sens depuis déjà quelques heures, et tôt ou tard, elle devrait se faire aider.

A 6h30 pile, comme à son habitude, l'elfe de maison entra dans la chambre, portant sur sa tête un plateau composé d'un verre d'eau, quelques fruits et un bout de pain. Rabastan avait essayé de la faire manger plus que ce modeste plat, mais elle refuserait à chaque fois plu que le nécessaire vital.

En entrant, toujours à reculons, dans la salle où Inaya était enfermé, l'elfe laissa tomber au sol la maigre pitance. Elle avait compris.

« Miss, il fut prévenir le maître, maintenant ! » s'écriat-elle.

Inaya refusa de la tête.

« Soyons raisonnable, Miss, enfin. Le maître vous installera dans de meilleures conditions, Miss Couples ne voudrait pas que donniez naissance dans de telles conditions. Laissez-moi juste allez chercher maître Lestrange. »

Inaya rattrapa le poignet de l'elfe. Elle souffrait, mais elle ne voulait pas de la pitié de Rabastan. Elle aurait voulu être avec son amant. Elle n'osait même plus prononcer son nom. Mais elle y pensait tous les jours. Elle aurait voulu qu'il soit là.

Miss Couples n'avait pas eu besoin d'aller chercher son maître. Le fracas du plateau de metal contre le sol, et le crie de son elfe avaient suffit à le faire venir.

« Miss Couples, pourrai-je savoir ce que me vaut se vacarme, de si bon matin ?? »

L'elfe se retourna vers son maître, toujours la main de la sorcière autour de son poignet.

« Maître... ? » L'elfe se retenaient de lui dire précisément ce qu'il se passait, ne voulant pas trahir la confiance qu'il s'était installer entre elle et Inaya, mais les yeux suppliants, quémandant toute l'aide qu'il pourrait lui donner suffirent à lui faire comprendre.

Il s'approcha de la sorcière captive :

« Tu peux te lever ? lui demanda-t-il, doucement.

Inaya ne le répondit rien, pas même un regard.

« Avery, tu vas devoir y mettre du tiens s'il te plait.

Toujours rien de sa part.

« Bien. »

Il se mit à sa hauteur, et commença à la porter. Elle se débattit, mais le peu de force qu'elle avait encore n'y fit rien.

Elle fut soulevée au dessus de sol, et transportée dans une chambre bien mieux tenue, aux rideaux de satin vert forêt, une longue bibliothèque bien remplie, et à côté du grand lit orné de serpent de bois, un berceau fait des mêmes matériaux précieux.

Il la déposa dans le lit, lequel, elle le comprit plus tard, était celui de Rabastan.

« Miss, il va falloir souffler fort, d'accord ? » lui dit la petite voix de l'elfe.

Bien qu'elle aurait ne pas le faire, elle sentait la douleur venir et Inaya suivit les conseils de la vieille elfe.

La souffrance était similaire à celle de sa première transformation en buse, et elle se souvint alors des conseils que Sirius lui avait donnés lors de cette soirée d'orage.

Sonorus libertatemOù les histoires vivent. Découvrez maintenant