chapter 5

23.6K 1.5K 59
                                        

Vlad se mit à rire et au fur et à mesure, ses rires faiblissaient

- Ne me dit pas que tu es sérieux?! Demanda-t-il confus et en même temps dépassé, parce que, connaissant son ami, il ne parlait pas pour parler

- Je le suis... répondit calmement Dwaine en passant sa veste sous le regard mécontent de son meilleur ami

- Ce n'est pas parce que tu as cette envie maintenant, que tu vas le demander à la première venue Dwaine!

- C'est toi qui le dis.

Et sur cette phrase, Vlad emporta son petit déjeuner avec lui dans sa chambre, tandis que Dwaine le regardait parti énervé

Il savait que son meilleur ami n'aimait pas les imprévus, mais

Que faire? Je me suis promis d'épouser la première femme de mon genre que je croiserai. Je veux un enfant et celle-là semble être parfaite et puis, après m'avoir fait un enfant, elle pourra repartir si elle le veut, ça m'importe peu. Mais dès à présent, elle est à moi.

Coup de foudre ? Demanda ironiquement sa raison, mais il ne répondit rien, préférant faire comme si de rien était

Plus il prenait son petit déjeuner et plus, il se demandait si elle n'était pas chef étoilé .

Il y avait un peu de tout dans son petit déjeuner, plus délicieux les uns après les autres.

Il n'aimait pas avoir à prendre des grands chefs à cause de son boulot. Ce n'était pas prudent

Célia regagna sa chambre toute chose. Elle ne savait pas vraiment ce qu'il se passait, mais cet homme lui donnait vraiment chaud, alors que le danger semblait être son déodorant habituel.

Le simple fait de remarquer cela, aurait dû la faire revenir sur terre, mais c'était tout le contraire.

Il était tellement beau et ses magnifiques pupilles marrons.

- Rhooo... ronronna-t-elle en se couchant, dépassée de voir pareil homme sur terre exister, qui plus est, son patron.

Elle allait fantasmer comme ce n'était pas permis, ça, c'était sûr.

Que pouvait-elle faire à part ça ? Se demandait-elle.

Et puis il paraît très arrogant, voit comment il m'a ignoré quand je l'ai salué. On aurait dit qu'il n'y avait personne en face de lui. Connard va. Moi aussi, je n'en ai rien à foutre de lui...

Euh. Enfin... Je crois

- Bref. Reprends-toi... Tu es là pour cuisiner, rien d'autre. Murmura-t-elle pour elle-même en s'engouffrant dans son lit, prête à se laisser quelque temps de repos pour mieux se réveiller, pour le déjeuner.

S'il y a quelqu'un bien-sûr.

Dwaine en passant par le dernier étage pour regagner sa voiture, voulait la voir... du moins, espérait la voir, mais c'était plutôt vide

Comme d'habitude... se dit-il avant de s'étonner de cet intérêt subit qu'il avait pour elle, là maintenant.

Certainement, histoire de nouveauté ça me passera.

Sur cette pensée, il partit au travail avec ce goût nature en bouche. Son petit déjeuner était de loin, le meilleur, fait maison, qu'il ait pu manger, reconnut-il

Célia se réveilla quelques heures plus tard et se posta devant son balcon, admirant cette belle vue qu'elle avait juste en face

Cette propriété était vraiment isolée et surveillée. On aurait dit que son patron avait acheté toutes ces parcelles et avait construit un côté pour mieux laisser l'autre. Comme pour en faire un labyrinthe, car une chose était sûre:

Quiconque ne connaissant pas le chemin par cœur se perdra, parce qu'il n'y a rien qui indique le chemin pour regagner la grande voie. Ce n'est donc pas moi qui vais sortir.

Elle alla prendre une douche rapide, pour mieux revenir dans une petite robe fleurie, les cheveux tressés dans deux nattes qui lui atteignaient maintenant les fesses.

Elle descendit rapidement vu qu'il était déjà une heure du soir. Il fallait faire vite, car si son patron était là, elle allait être dans de beaux draps

- Qu'est-ce que je vais pouvoir faire pour ce midi?? Se demandait-elle maintenant en cuisine

- Sûrement un truc comestible... dit une grande voix derrière elle.

Une voix qui lui était inconnue, mais qui l'avait fait sursauter en éveillant tous ses sens au passage

Elle se retourna brusquement, pour tomber sur des magnifiques yeux marrons qui la regardaient étrangement et le seul mot qui pût sortir de sa bouche fût

- Whaou...

Lui...

- Euh. Bonsoir monsieur... avait-il entendu, alors qu'il était encore plus étonné de voir autant de pudeur, de beauté, d'innocence et de pureté se dégager d'une personne, surtout d'une femme qui plus était, sa cuisinière

- Qui êtes-vous ? Demanda Dwaine calmement, s'asseyant sur l'un des magnifiques tabourets, sans la lâcher du regard, alors qu'elle avait la tête baissée et les mains moites

Célia n'arrivait plus à parler et elle-même se surprenait. D'habitude, aussi stressée qu'elle était, elle aurait commencé à parler encore et encore, mais là, il fallait croire qu'elle avait atteint le summum de sa nervosité.

- Tu as perdu ta langue ?

Oui et moi-même, je ne comprends pas ce qui m'arrive.

- Faite monter deux grands plats dans trente minutes. Dit simplement Dwaine, ne voulant pas l'effrayer encore plus qu'il l'avait fait déjà

Il savait et connaissait son aura intimidante et jusque-là, il s'en était jamais plaint. Mais là, il aurait voulu l'entendre parler. Même qu'il pouvait voir ses poils dressés et ses sueurs froides apparentes, ce qui le fit sourire légèrement, sans que personne ne s'en rende compte.

Célia le regardait partir et plus il partait, plus sa respiration devenait normale. Ses roulements de dos étaient dignes de ceux des plus grands mannequins

- Qu'est-ce qui m'arrive ? Se demanda-t-elle à voix haute, comme pour s'assurer qu'elle avait repris l'usage de son timbre

C'est possible de sentir autant le danger et d'être aussi beau??? Se demandait-elle sérieusement, avant de s'occuper du déjeuner, tout en redoutant le moment où elle le reverra encore.

LE MEXICAIN Où les histoires vivent. Découvrez maintenant