9. Encore un mensonge ? (Mia)

29 7 2
                                    


« L'amour est plus fort que tout. C'est le lien qui réunit les hommes. »

-Elyosa-

— Je sais exactement qui vous êtes.

— Vraiment ? Pourquoi suis-je encore dans ce bureau, alors ? demandé-je.

Il semble réfléchir puis pose son stylo et ébouriffe ses cheveux d'un geste brusque.

— Vous osez encore ? Vous ressemblez bien à votre père.

Je lui lance un regard noir avant de prendre la parole.

— Ne parlez pas de lui comme cela. Vous ne le connaissez pas, crié-je.

— Je l'ai connu. Il a trahi la famille royale, ma famille. Comment osez-vous venir travailler pour nous alors que votre propre père a rompu notre contrat ?

Notre contrat ? De quoi parle-t-il ?

— Quoi ? Quel contrat ?

Mon père ne m'aurait jamais caché ce contrat.

— Vous n'êtes pas au courant ? Votre père a travaillé comme garde du corps rapproché du prince à l'époque, en l'occurrence mon père. Ils étaient assez proches, dit le prince en se levant.

Mon père était un garde du corps de la famille royale ?

— Pourquoi l'avoir tué alors ? Ou plutôt, pourquoi l'avoir torturé puis abattu ?

Il se lève et pose ses poings sur le bureau.

— Il a trahi la famille royale !

Trahir quelqu'un ? Mon père n'aurait jamais fait cela. Il connaît les valeurs d'une amitié et d'une famille. J'ai besoin d'en savoir plus pour pouvoir faire confiance au prince. Je décide donc, d'aller droit au but.

— Qu'a-t-il fait pour vous trahir ?

— C'est confidentiel, me répond l'héritier de la couronne.

Je n'y crois pas. Confidentiel ? Il s'agit de ma famille.

— Mais, en plus, vous avez envoyé une lettre à ma mère pour lui demander de rembourser la dette de mon père. Comment votre père a pu faire cela ? Si c'était une riche famille, il n'aurait jamais demandé cela. Vous savez pourquoi ?

Le prince me regarde avec un sourire. Il prend cela pour une blague ?

— Par peur d'avoir cette famille sur le dos. Elle est riche, elle peut donc, beaucoup apporter à votre famille. Vous préférez enfoncer les pauvres dans leur misère, dis-je énervée.

Monsieur me regarde sans daigner ouvrir la bouche. Il semble réfléchir avant de prendre la parole.

— Mademoiselle Martinez, connaissiez-vous réellement votre père ?

— Bien sûr que oui ! Il faisait tout pour sa famille. Il savait que nous n'étions pas des nobles mais il faisait tout pour qu'on puisse avoir de quoi se nourrir.

Je prends ma respiration tout en repensant à ce que je venais de dire. Connaissais-je vraiment mon père ? Le prince lève le doute en posant cette question :

— Pourquoi vous avoir caché cette affaire de contrat, demande le prince en levant les sourcils intrigué par ma réponse.

Bonne question.

— Vous mentez peut-être, dis-je peu convaincue.

Le prince affiche un sourire satisfait.

— Vous paraissez plus convaincue par mes paroles que les vôtres. Votre père a trahi notre famille. A l'époque, les condamnations à mort étaient encore, autorisées mais seulement si la personne avait fait quelque chose de grave. Il y a de cela plusieurs années, elles ont été retirées de la loi. C'est tout ce que vous pouvez savoir. Maintenant, veuillez disposer.

Royal RevengeOù les histoires vivent. Découvrez maintenant