Chapitre 27

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Deux semaines sont passées depuis qu'Isaac est revenu et que je lui ai tout avoué par rapport à Liam. Nous sommes plus proches que jamais et dès que nous avons du temps libre nous le passons systématiquement ensemble. De mon côté, malgré ce que j'avais dit à Cassy, je suis restée en contact avec Liam par messages et nous parlons de temps en temps. Rien de dramatique néanmoins, la plupart de nos messages concernent son livre que j'ai dévoré en quelques jours. Nous entretenons un rapport amical basé sur la littérature et ça me va parfaitement. J'ai d'ailleurs mis Isaac au courant comme je me suis promise de ne rien lui cacher et il me soutient dans ce rapport amical car il voit que cela me rend heureuse d'avoir repris contact avec lui et de plus il me fait totalement confiance. Comme il me l'a toujours dit, me voir heureuse est la chose la plus importante à ses yeux. D'ailleurs ce soir, ce dernier m'a invitée au restaurant. Cela fait tellement longtemps qu'on ne s'est pas fait une sortie tous les deux. Puisqu'on vit ensemble, on préfère généralement rester tranquillement à l'appartement à regarder des films, cuisiner ou tout simplement rester dans les bras de l'autre et profiter tout bonnement de la présence de l'autre. Cependant de temps en temps on aime bien se prévoir une petite sortie pour casser la routine comme ce que l'on compte faire ce soir et je dois avouer que j'ai vraiment hâte.

Je finis donc de me préparer, embrasse Isaac pour lui souhaiter une bonne journée puis me dirige gaiement vers mon travail. Arrivée à celui-ci, je me mets à travailler sur les articles de la semaine et quand j'ai une petite pause je réponds aux messages de Liam par rapport à un livre que je lui ai conseillé de lire et qu'il a dévoré en à peine deux jours. Je ne vais pas mentir, depuis qu'il est revenu dans ma vie je suis encore plus heureuse, comme si avant il me manquait quelque chose. J'ai toujours tenu à lui et le retrouver en tant qu'ami me fait vraiment plaisir. Désormais tout va bien dans ma vie: j'ai un copain qui m'aime, de super amis, un travail qui me plait et lui. Honnêtement je ne vois pas ce qui pourrait la rendre plus belle encore. Lorsque l'heure de la pause déjeuner arrive je pars manger à la cafétéria du bâtiment pour gagner du temps car il faut absolument que je finisse un de mes articles en court d'écriture pour aujourd'hui. Je mange rapidement en parlant avec quelques collègues puis retourne ensuite immédiatement à mon bureau pour me plonger de nouveau dans cet article. Au bout d'un certain moment j'entends une voix m'appeler et relève la tête pour voir qui c'est, c'est le directeur du journal.

- Ah enfin, cela fait déjà trois fois que je vous appelle Mademoiselle Diaz. Venez dans mon bureau j'ai à vous parler, dit-il sévèrement comme à son habitude.

Je me lève alors et le suit dans son bureau. Je devais vraiment être absorbée par mon travail pour ne pas entendre qu'il m'appelait. Néanmoins, je suis stressée de savoir ce qu'il veut me dire, c'est la première fois que je dois aller dans le bureau du directeur. Arrivée dans celui-ci, le directeur ferme la porte et m'invite à m'assoir sur la chaise qui se trouve devant son bureau tandis qu'il s'assoit de l'autre côté de ce dernier sur un gros fauteuil noir. 

- Si je vous ai fait venir Mademoiselle Diaz c'est parce que je viens de recevoir une réponse par rapport à la postulation que vous avez envoyé au New York Times il y a de ça plusieurs semaines, commence-t-il.

Je me tends immédiatement à l'évocation de cette postulation. J'avais complètement oublié que je l'avais faite au vu de l'attente par rapport à celle-ci. Une vague d'espoir me parcoure à l'idée d'être prise mais je l'ignore. Il ne faut pas que j'espère trop car il y a plus de chances que ma candidature ait été refusée plutôt que le contraire. Je hoche finalement la tête pour que mon directeur poursuive.

- Je vous félicite Mademoiselle Diaz, votre candidature a été retenue. Vous commencez dans trois semaines, dit-il.

Puis mon directeur continue à me parler des détails de ce changement de travail mais je ne l'écoute déjà plus. Je reste sous le choc de l'annonce qu'il vient de me faire et je n'arrive pas à y croire. J'ai été prise au New York Times, un des journaux les plus réputés au monde, et je vais vivre à New York! J'explose de joie intérieurement sans pour autant vraiment réaliser ce qu'il m'arrive. Quelques minutes plus tard je sors enfin de mes pensées et me reconcentre sur les informations que me donne mon directeur.

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