Dans quel camp voulais-je être, celui des trompés ou celui de celles qui trompent ?
Pour ne pas me faire de mal, j'avais décidé de prendre une décision qui me convenait parfaitement, étant celle que j'étais.
Au fil du temps, à force de prendre ce que les hommes me donnaient avec plaisir, j'étais devenue égoïste. Je ne parle pas d'un égoïsme imaginaire, mais de l'égoïsme à l'état pur.
J'avais trompé des gens, détruit des familles, séparé des couples et surtout, j'avais aidé les femmes à se réveiller.
Dans la tête des hommes, nous sommes faibles, bonnes à rien, et notre seule place serait à la cuisine.
C'est dans cette perspective que moi, Aminata Abdul Gaye, j'avais décidé de profiter de ces salauds avec le sourire aux lèvres.
_ Chérie je suis devant ta porte ouvre moi s'il te plaît.
C'était un appel d'une de mes nombreuses banques.
Lorsque j'ouvris la porte, je pus le voir me regarder de haut en bas comme si j'étais une bête de foire.
_ c'est dans cette tenue que tu es allez à ton rendez vous ?
_ oui il y'a un problème ?
_ Tu sais très bien que je n'aime pas tes tenues là tu doit te couvrir.
Il s'avança, le sourire aux lèvres, se permettant de me toucher comme un attardé. Sans tarder, je le repoussai violemment.
_ Assane sors de chez moi tout de suite.
_ Mais c'est quoi le problème bébé pourquoi tu réagis comme ça ?
_ Je vais te dire une chose pour la première et pour la dernière fois. M'avançais-je
_ Je ne suis ni ta femme ni ta fille pour que tu te permettes de me dire comment je dois ou ne dois pas m'habiller et je ne t'ai jamais permis de me juger.
_ Et tu sais quoi ? Je ne t'ai pas dragué, au contraire tu m'as trouvé avec ces tenues-là que tu appréciais et pour rien au monde je ne vais changer pour un homme. Et tu sais quoi, je n'en peux plus de voir ta tête à côté de la mienne donc, si tu me le permets, j'aimerais être seule.
_ Mais Amina qu'est-ce qui te prend ? Je suis désolé si tu es offensé. Répète-t-il.
_ Sors de chez moi tout de suite si tu ne veux pas te retrouver à la police pour agression sexuelle, et tu sais très bien que, bien que j'en sois capable, donc dégage.
Il prit la peine de me regarder avec ses chaussures de crocodile.
Il fallait vraiment que je vide ma corbeille, car ma playlist d'argent commençait à être usée. Comment pouvaient-ils se permettre de me contrôler chez moi ?
J'étais tellement énervée que cela me donna envie de manger. Flemme de me préparer quelque chose, je me rendis chez mon père.
Il n'était toujours pas très convaincu de mon choix de vivre seule, et je ne lui en voulais pas, car il était un homme sénégalais et surtout un père.
Mais avec le train de vie que je menais, je ne pouvais me permettre d'habiter avec ma famille. Pour faire simple, je lui avais expliqué que j'étais incapable de le voir avec sa nouvelle femme, alors qu'il y a trois ans, c'était maman qui faisait ce qu'elle se permettait de faire aujourd'hui.
Je sais que c'était très tordu de lui dire ça, mais c'était mon seul moyen d'échapper à son contrôle, et à celui de mon frère par la même occasion.
Dès qu'il me voyait, il n'existait pas une seule seconde où il ne me rappelait pas que j'étais une ingrate.
Le décès de notre mère avait été un choc brutal que l'on ne pouvait encaisser. Et, en plus, le même jour où mon père avait appris la mort de notre mère, une violente crise cardiaque s'ajouta à notre chagrin.
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PERDUS
Historia CortaTous ne se passe pas comme ce qu'on avait prévu dans la vie. N'hésitez pas à entrer dans un monde où tout le monde est susceptible de se perdre
