PDV (t/p)
Je ne savais pas pourquoi j'avais fais ça...mais lorsque j'ai vu ma lame, mon corps a agit plus vite que mon esprit...je n'en suis tellement pas fière...en même temps c'est pas la première fois que je le faisais mais, j'avais toujours ce goût amère en bouche après...pourtant c'est ce que j'attendais depuis des années...pourquoi...pourquoi est-ce que j'ai fais ça ? Je ne comprend plus...6 years later...
NDA: Nan ok j'arrête...
6 ANS PLUS TARD
Ah bah voilà ! Avec le bon accent français ! 🥖 👨🎨 🇫🇷 oui oui, on a fait un petit saut dans le temps 🤓PDV (t/p)
Encore et toujours ces mêmes habitudes, ce même instinct de survie, et ces mêmes pensées amères. Cela faisait maintenant 1 an que j'avais perdu le seul fil avec lequel je tenais encore, le seul rayon de lumière que l'existence m'avait permit d'atteindre. Cela faisait maintenant 1 année que Isabelle, Furlan...et Livaï...avaient disparus de mon champ de vision, que je n'entendais plus les pas précipités d'Isabelle dans les vieux escaliers en bois le matin au réveil, que je n'entendais plus le rire du Farlan...et que je ne croisais plus ces iris bleus, glacés, sévères, et profonds de Livaï...Ce soir, nous étions en ville avec nos équipements, je ne me souviens plus de tout, une partie de cette soirée est floue. Je me souviens juste en particulier, de ces minutes interminables... Lorsque des hommes aux capes vertes, nous avaient suivis, notre groupe s'est séparé.
Nous, oiseaux noirs, voltigeaient entre les murs brisés, la saleté et la noirceur des rues, le clocher où la sonorité du verre de métal ne se fait plus entendre depuis longtemps. Encore une fois, je ne me souviens plus de tout, mais je n'oublierai jamais ces quelques minutes où j'ai cru que mes veines sortaient de mes bras, où mon cœur tambourinait mes tempes... Avant que les oiseaux verts ne posent la main sur mes compagnons, et que le seul fil sur lequel je me tenais tel un équilibriste, allait être coupé comme la main de derniers mots célèbres (NDA :pour ceux qui ne connaissent pas, je fais une référence à une pochette d'album d'un groupe des années 70-80, qui se nomme Supertramp, JE VOUS CONSEILLE VIVEMENT D'ALLER VOIR, C'EST SPÉCIAL MAIS INCROYABLE !! Notamment « don't leave me now » qui est un morceau magnifique)
Le bataillon d'exploration avait menotté Isabelle, Farlan, et Livaï. Je ne me retrouvais pas dans cette ligne de prisonniers au sol car, juste avant que Livaï ne se fasse capturé par ce grand et blond homme, Livaï et moi nous étions rejoins et, le danger venant de derrière moi, le ténébreux avait glissé une main rapide et agitée sur ma hanche pour me pousser sur le côté. S'en suivait ensuite un rapide combat entre Livaï et le membre du bataillon d'exploration.
Je m'étais retrouvée dans un immeuble abandonné, cassé et fissuré par quelques endroits. Une fenêtre, ou devrais-je dire un trou béant sur l'un des 4 murs constituant la pièce dans laquelle je me trouvais, était dressé devant moi. Malheureusement, la chute que j'avais faite un peu plus tôt, m'avait coincé la jambe droite en dessous d'une pierre assez lourde. Un cri silencieux retentit en moi. Une douleur aiguë s'empara de ma jambe. Je me fis malgré moi, violence pour ne pas hurler et je serrai les dents. Je m'emparai des dernières forces qui me restaient et soulevai la pierre reposant sur mon tibia. Je reculai à l'aide de mes mains et me collai a l'angle du mur où trônaient, des deux côtés, le vide remplaçant le béton. (NDA: je sais pas si vous avez compris)
La douleur se remarquait aux traces rouges que je produisais avec mes doigts en serrant ma peau. Mes mains devenaient blanches tellement elles étaient contractées autour de leur proie qu'était ma cuisse. Ma respiration était telle celle d'un guépard. Je tournais la tête vers ma droite pour apercevoir, un grand homme blond lui aussi, empoigner les cheveux de Livaï et enfoncer son visage foncé par la colère dans une flaque de boue et d'eau sale au sol. Ma tête se mit à tourner, la douleur de mon tibia se propagea dans tout mon corps. Mes sens ne se firent plus à l'affût d'aucuns mouvements, sons, touchés, odeur, et ce goût amer me revint en bouche soudainement.
Je savais ce qu'il se passait en bas, mais mes oreilles bourdonnaient si forts que seule ma respiration et mes battements de cœur bien trois rapides vinrent remplacer les sons parvenants à mes oreilles. Mes yeux tournaient et l'image de la pièce vide dans laquelle je me trouvais tournoyait elle aussi.Flashback:
Encore une crise de panique allait me submerger. J''étais retourné avec Livaï, Isabelle et Farlan à mon ancien logis. Lorsque nous étions arrivés, tout l'immeuble était brûlé, il ne restait que très peu de murs encore debout. Le vide venait remplacer cet espace que je connaissais pourtant si bien. Ces dernières semaines, Isabelle et Farlan m'apprenaient la sociabilité, les mots, le goût du bonheur avec que peu de choses, pas matérielles mais bien réelles; la musique aussi, qui a été l'une de mes plus grandes découvertes. Nous avions même réussi à trouver un harmonica. J'avais appris les notes et son fonctionnement. Je l'emportait toujours avec moi.
Bref, nous étions donc "chez moi", et en avançant vers le mur le plus résistant, une feuille de papier avait été accrochée négligemment dessus à l'aide d'un clou rouillé. Dessus, du sang avait visiblement aidé à marquer :
« Ce n'est que le début (t/p)... »
En voyant cela, mon sang n'avait fait qu'un tour, et je m'étais effondrée au sol, je n'arrivais plus à bouger un membre, ma respiration était saccadée, et mon corps était allongé sur le sol, mes cheveux retombant sur mon visage apeuré.
« Sto-stop !... » mes pleurs retentissaient en écho. Livaï s'était accroupi, et tentait de me calmer par la parole mais je n'entendais rien. Je sentis alors deux bras m'attraper la tailles et les bras pour venir me redresser, et que mon dos rencontre le mur. Je rabattais instantanément mes genoux sur ma poitrine, cachais mon visage dans ceux-ci et entourais mes bras autour. Je ne respirais que par intersections et fort.
« (t/p) ! Calme toi ! » J'entendais la lointaine voix de Livaï, mais je ne me maîtrisais plus. Après quelques secondes où mon cœur égalait le rythme d'un cheval de course, deux fines mains virent prendre ma tête entre, et le visage dure de Livaï apparut devant moi. Il me regarda dans le blanc des yeux, et me répéta d'une voix calme:
« Calme toi... »
Voyant que même cela ne faisait pas de résultat, il prit l'initiative de coller ma joue contre son torse fin. Une main resta dans mes cheveux, et l'autre vint se loger autour de mes épaules pour finir sa course sur mon omoplate gauche. Sa respiration et son rythme cardiaque lents m'apaisèrent. Je sentais sa voix calme résonner contre ma tête, celle-ci contre sa gorge. Les vibrations de ses cordes vocales, s'échouaient contre ma peau. Un sentiment de bien-être s'emplit alors de moi.Le soir, de retour "chez nous", je m'étais couché directement. Quelques bougies venaient éclairer la pièce faiblement. Mon corps était vide, d'énergie et de larmes. Mon dos était contre le mur et mes jambes étaient en tailleur. Je fixais la pièce dans la lune. L'envie me vint de jouer de l'harmonica. Sans quitter mon point fixe je plongeai ma main dans ma poche pour finalement toucher le métal froid. Je l'apportai lentement à ma bouche, et pris une profonde inspiration tout en fermant les yeux. Mes lèvres se déplaçaient lentement sur les trous musicaux.
Après quelques minutes, quelqu'un frappa à la porte. Je dis un faible « oui », et Livaï apparut dans l'encadrement. Il s'avança en refermant la porte. Il s'assit à côté de moi sur le lit.
« Livaï: ça va ?
Je ne répondis qu'avec un hochement de tête bref.
-Tu sais, pour tes crises de panique, tu dois apprendre à respirer, et ne te concentrer que sur un seul élément autour de toi, rien d'autre. Concentre toi sur lui, et ne dévie pas ta pensée de lui... »
Fin du Flashback.Ce souvenir réapparut dans mon esprit,
« calme toi... » la voix de Livaï revint à mes oreilles comme une douce mélodie réconfortante. « respire... » c'est vrai, je dois me calmer. Je fermai les yeux, et me concentrai sur ce trésor du passé. « ça va aller, je te le promet » peu à peu, je me calmai, « concentre-toi que sur ma voix » ma vision arrêta de tourner autour de moi. « Rien autour n'existe, il n'y a que toi et moi ici »Lorsque je m'étais enfin calmer, je réussis, à me lever avec difficultés...mais quand je cherchai a recroiser ces iris bleus, elles n'étaient plus là. Je me projetais, avec mon équipement oubliant ma douleur, pour retrouver sa peau pâle. Ce n'est qu'au détour d'une rue, où je les recroisais, mais une expression différente que je ne lui connaissais pas était présente sur son visage. Avant même, que je ne puisse réaliser où ils se dirigeaient, leurs corps avaient déjà disparus de mon champ de vision. Le seul file qui me tenait au-dessus des abysses venait d'être coupé...
Lulu
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Seulement quelques notes... (Livaïxreader) (EN PAUSE)
FanfictionLivaïxreader Qu'est-ce que je peux bien faire à tout ça hein ? Je suis née comme ça, je vis comme ça et je ne serai jamais rien d'autres. Ce sentiment qui tambourine ma poitrine, ce mélange de colère, de peur mais en même temps d'envie de sortir et...