Chapitre 4 - Expédition nocturne

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Lena et moi étions à la bibliothèque en train de finir un devoir pour le professeur Londubat sur une plante aquatique permettant de guérir les blessures infligées par certaines créatures magiques. Ce devoir nous prenait beaucoup de temps. Mon amie me demanda d'aller chercher un livre dans la réserve, je suis donc allée demander à la bibliothécaire ( elle me connaissait bien et mon insigne de préfète en chef m'évitait de demander à un professeur). En me rendant vers la réserve, j'aperçus un petit garçon de Gryffondor, accompagné d'une fille plus grande. En y regardant bien, je remarquai qu'il s'agissait de Léonie. Elle était en train de lui expliquer la différence entre les pitiponks et les Kappas. Sa connaissance de ces animaux me surprit beaucoup. Cachée derrière une étagère, je les écoutais un peu. La manière dont elle prenait des notes pour lui, dont elle expliquait fit accélérer mon coeur. On voyait qu'elle savait ce qu'elle disait. Puis ils passèrent à un cours d'arithmétique. Cette matière ne m'a jamais intéressée et je ne l'ai jamais étudiée. Mais à l'entendre expliquer certains calculs difficiles, je me suis prise de passion pour.... Moi qui pensait que les joueurs de Quidditch avaient tout dans les bras, je me trompais. Elle était très intelligente et passionnée. J'ai pris le livre dont nous avions besoin et retournai avec Lena. Elle me lança un regard interrogatif mais ne dit rien. Nous avons continuer de travailler encore longtemps et ce fut la bibliothécaire qui finit par nous sortir de force. Nous fîmes ensemble un bout de chemin tout en discutant.

"- Fanny, dis moi, depuis quelques jours je te vois pensive, je sais que quelque chose te tracasse." Je ne lui avais pas raconté la scène qui s'était déroulée après le cours de soins aux créatures. Je me suis dis que c'était le bon moment. Lena commença par d'abord s'inquiéter pour moi.

"- Tu t'es évanouie. Mais comment cela se fait-il?

- Je ne sais pas, je l'ai vue pleurer et j'ai comme eu l'impression que mon coeur se brisait en deux, comme si j'allais en mourir. Je pensais que le monde s'écroulait autour de moi alors que c'était moi qui tombait. "

Elle ne dit plus un mot et marchait en regardant par terre. Je savais qu'elle réfléchissait à pourquoi j'étais tombée mais je ne comprenais pas pourquoi cela la tracassait. Pour moi, le plus important était la tristesse de Léonie.

"- J'ai une théorie. Finit-elle par dire. Surtout ne m'interromps pas et ne te vexe pas s'il te plaît."

Je dois bien avouer qu'elle me faisait peur.

"- Et si Léonie t'avait fait boire un philtre?...."

Il me fallut quelques instants pour intérioriser ce qu'elle venait de me dire.

"- Un philtre? Tu veux dire un philtre d'amour ?! Mais ça va pas ?

- Attends attends ! Ca expliquerait tout ! Ton attention pour elle d'un coup ! Et parfois les philtres ont des effets secondaires, comme la faiblesse du corps, d'où le fait que tu t'évanouisses.

- Mais quand l'aurais-je bu ?

- Peut-être avec la complicité de quelqu'un...

- Jamais Margaret ne ferait ça !

- On ne sait rien !

-Il y un moyen très facile de savoir si elle m'a vraiment donné un philtre; il faut que je prenne un antidote.

- Très bonne idée mais les antidotes sont vraiment compliqués ! Tu crois que nous y arriverons?

- Je pense avoir le niveau en potion pour oui."

Après nous être données rendez-vous pour préparer l'antidote le lendemain, nous nous sommes séparées. Je montais vers la tour des Serdaigles, tandis qu'elle descendait vers les cuisines.Notre conversation ne quittait pas ma tête. J'imaginais mal Léonnie préparer quelque chose d'aussi sordide. Et puis cela voudrait dire qu'elle voudrait que je tombe amoureuse d'elle ! Et donc qu'elle aurait des sentiments pour moi. Ou alors, j'étais peut-être le sujet d'un pari avec ses amis Je n'y comprenais plus rien à cette histoire. Perdue dans mes pensées, je ne faisais pas vraiment attention à ce qui m'entourait. Ainsi je ne vis pas les deux serpentards qui me suivaient.Ce fut lorsque deux d'entre eux se postèrent devant moi que je m'arrêta enfin.Je ne bougeais plus, attendant qu'ils me disent ce qu'ils me voulaient. Puis j'entendis du bruit derrière moi et je me retourna, voyant enfin ceux qui se trouvaient derrière moi. Ils m'avaient tendu un guet-apens.

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