— Tu en as eu assez, Gojo lui retira la bouteille des mains, lui arrachant un gémissement enfantin.
Les joues rougies, Y/N avait posé sa tête contre le canapé de velours, sa lèvre inférieure faisant la moue.
— Satoru ! grogna-t-elle en le cherchant à l'aveuglette. Elle s'assit lorsqu'elle ne le sentit plus à ses côtés, tournant paresseusement la tête vers la cuisine. Satoru ?
— Je suis juste là, dit-il en revenant de la chambre, une couverture sur les bras.
— Oh. Tu veux aller te coucher ? demanda-t-elle en se frottant les yeux.
— Moi, non. Mais toi, oui. fit-il en posant la couette sur ses épaules.
— Je suis pas fatiguée, gloussa-t-elle comme une ivrogne.
— Tu es toujours...
Ses mots furent coupés par la sonnerie du téléphone de Y/N. Elle se redressa et attrapa l'appareil avant que Gojo ne puisse le faire, ne se tracassant même pas de l'identité de son interlocuteur avant de décrocher. Elle ne le faisait jamais.
— Allô ?
— Y/N.
Elle dégrisa instantanément. Sa posture se fit plus droite, ses sourcils se froncèrent.
— Sho ? Qu'est-ce qui se passe ?
— C'est ta mère.
* * *
Y/N bondit hors de la voiture, Gojo courant derrière elle alors qu'elle franchissait les escaliers de la maison de son enfance en quatrième vitesse. Elle traversa les portes à la hâte, sans se préoccuper du bruit pouvant réveiller les autres au beau milieu de la nuit noire. Elle ne s'embarrassa pas d'enlever ses chaussures et se mit à courir dans le hall. Elle attrapa la poignée de la porte et la fit coulisser prestement, un grand claquement retentissant lorsque celle-ci cogna contre l'embrasure.
Elle écarquilla les yeux, les sourcils relevés par l'inquiétude devant sa mère couchée sur le sol. Sho se calma quand il vit le visage de sa sœur plantée devant l'entrée. Gojo apparut derrière elle, les lèvres tordues par une grimace. La vieille femme était allongée sur un futon, une perfusion posée sur son bras et un bandeau cachant ses yeux.
— Retire tes chaussures, Y/N. Et sois prudente. Ses serpents sont agités, résuma Sho doucement, pour ne pas réveiller ceux que Y/N n'avait pas encore tirés du sommeil.
Elle enleva ses chaussures à tâtons avant d'entrer dans la pièce, les serpents s'écartant sur son passage. Elle s'agenouilla auprès de sa mère, s'emparant de sa main, et frémit lorsqu'elle sentit à quel point elle était froide.
— Qu'est-ce que... Qu'est-ce qui s'est passé ? elle interrogea son frère.
Sho secoua la tête et passa la main dans ses cheveux brillants.
— Je ne sais pas. Je n'étais pas là aujourd'hui et quand je suis revenu, les infirmières m'ont dit qu'elle s'était écroulée, expliqua-t-il.
— Est-ce qu'elle a été attaquée ? s'enquit Gojo en posant son bras sur ses genoux tandis qu'il s'asseyait à côté d'elle.
— Il n'y a aucun signe de combat dans la maison, mais encore une fois, Juno est âgée...
— Elle se serait défendue si elle avait été attaquée, Y/N lui coupa la parole en serrant la main de sa mère. Ma mère est peut-être âgée, mais elle n'est pas faible. Elle peut se protéger elle-même. Qu'ont dit les médecins ?
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- H E A T W A V E S -
FanfictionCette histoire est une traduction de l'œuvre de cvsmix_plvto : "HEATWAVES" ______________________________________________ « Parfois, je ne pense qu'à toi. » « Tard le soir, au milieu du mois de juin, » « Des vagues de chaleur m'ont submergée. » « Je...