Je monte les escaliers en courant. Je prends la trousse de secours dans la grande salle de bain. Puis le rejoins dans la cuisine. Il regarde un peu partout toujours éblouis par la splendeur de chez moi.
Ce n'est sûrement pas pour me venter. C'est moi qui l'ai refaite ainsi que quelques autres pièces cette été. Mon père trouve ça "Pas mal" c'est un bon début. Dans tous les cas, il n'est jamais là donc... voilà. (Je suis convaincu qu'il n'est jamais allé dans certaines pièces.) J'ai imaginé la cuisine sur mesure. Et elle est nickel. Bien sûr je ne l'ai pas fait tout seul, j'ai (mon père) quand même payé deux ou trois professionnels. Juste pour être sûr que tout soit bien monter et que ça ne nous atterrissent pas dessus... me connaissant. J'en suis très fier de ma déco.
Louis a le dos poser contre le plan de travail. Ses mains de part et d'autre de son corps. Il regarde dans tous les sens.
« -Elle te plaît ma cuisine ? »
Il sursaute puis tourne la tête vers moi. Il se tient les côtes. Tout ça en même temps et très rapidement.
« -Oops ! Désolé je voulais pas te faire peur et... mal. Grimace je.
-Ça va t'inquiètes... j'ai l'habitude. Souffle le blesser.
-Pardon ?!
-N-non rien... Bégaie-t-il en baissant la tête.
-Viens au salon. »
Mon ton était sec sur ma dernière phrase. Comment ça "j'ai l'habitude" ?! Il se fait battre ?! C'est quoi le malaise là ? Je comprends rien.
Nous nous posons sur le canapé, il grimace en s'asseyant. Je mets mes questions sans réponse de côtés pour le moment. Je me lève pour m'asseoir sur la table basse de façon à être plus à l'aise pour le soigner.
J'applique le désinfectant sur son arcade gauche. Il lâche un petit gémissement de douleur. Je lui mets de la pommade pour les coups sur la joues et la lèvre. Une fois le visage fait, il faut s'occuper du... reste. Je me sens gêné de lui demander mais je n'ai pas le choix. Je suis quand même gay et puis il est mignon et... Arrg qu'est ce que je dis ?! Vous n'avez rien entendu. Je m'évade.
« -Louis i-il faudrait que tu, heum enlèves ton t-shirt. Pour que je soigne t-ton torse. Bégaille-je.
-Ah o-okey. »
Il pique un fard, mais je fais comme ci je n'avais rien vu. Génial on est gêné tout les deux... Il retire son haut et il est juste magnifique. Il cache bien son jeu ce p'tit gars. Il remarque que je le détaille des yeux, il met ses mains sur son torse pour le 'cacher' tout en rougissant.
« -Ne te caches pas Lou'. Je te regarde parce que tu es beau. Dis je en le regardant dans les yeux.
-Et toi ne dis pas ça pour me faire plaisir Hazz'. Murmure-t-il.
-Commence pas. Ça fait que trois jours qu'on se connait Louis mais tu sais très bien que je n'aime pas mentir et par conséquent les mensonges. Sur le peu de chose que tu sais sur moi. Okey ? Donc pourquoi je mentirai ?
-Je sais pas. Aïe ! Hazz' ta main...
-Oops ! Pardon chou... j'ai pas fait gaffe.
-Pas grave... Grimace le blessé. »
Il dégage doucement ses mains de sur son torse et les pose en bas de son ventre. Puis me regarde dans les yeux en souriant. Ça me réchauffe le coeur de le voir sourire comme ça. C'est un sourire sincère, amical. Rare en trois jours de ce que j'ai vu.
***
Cela fait une heure que Louis dort sur mon canapé.
Après que j'ai fini de lui mettre la crème. Il est définitivement craquant. Il a les trais du visage détendu. J'espère vraiment qu'il va le garder longtemps, car avec lui un tel visage est rare. Il regarde tout le temps partout, comme s'il se sent épié.
Nous sommes en milieu d'après midi, il est 16h03. J'ai pas envie de le réveiller mais pour faire passer le temps... Je compose le numéro de ma gouvernante. J'ai oublié quand j'ai reçu le message de mon père. Elle répond à la quatrième sonnerie.
"-Oui Harry ?
-ça va Claudine?
-Oh oui Harry merci. Et toi ? Tu te sens pas trop seul ?
-Non... j'ai l'habitude. Quand tu n'es pas là.
-Je suis désolée. J'ai une mauvaise nouvelle... j'allais t'appeler. Dit elle d'une voix timide.
-Vas y... dis m-
-Je démissionne. Me coupe sa voix aiguë.
-Quoi ?!
-Pardon Harry... mais je n'ai pas le choix. Mon mari a été muter...
-D'accord. On pourra se revoir. Hein ?
-Hazzy... hum, écoutes. Il est muté en France.
-Non pas toi. Pas toi. Je lâche les larmes aux yeux.
-On parle plus tard. On m'appelle. Encore désolé."
Pas elle. Pitié... Elle m'a quasiment élevé. Quand je suis arrivé à Londres, mon père l'a engagée direct voyant que elle et moi avons accroché de suite. C'est comme une deuxième mère pour moi.
« -Fait chier ! »
Louis se réveille en sursaut. Et me regarde effrayer.
« -Désolé Lou je voulais pas te réveiller...
-Qu'est ce qu'il se passe ?
-Hein ? Mais rien. Rendors-toi !
-Moi aussi je sais quand on me ment. Pourquoi tu as crié ? »
Je sors de la pièce et va à la cuisine je sais très bien qu'il m'a suivit malgré ses côtes qui le font souffrir.
« -Une personne que je considère comme ma deuxième mère va partir.
-Partir ?
-Son mari est muté.
-Tu vas la revoir. Il tente de me rassure.
-Il est muté en France Louis. Dis je en baissant la tête vers ma tasse de café. »
Mon vis à vis se lève et me prend dans ses bras. Il me souffle dans l'oreille.
« -Tu sais je suis peut être fragile et tout ce que tu veux. Mais je suis quelqu'un sur qui on peut se reposer. -Je connais pas ta vie Lou... donc je-
-Oui je sais. Un jour. Me coupe Louis.
-Mh. »
Un blanc s'installe dans ma cuisine. Il se racle la gorge.
« -Merci Harry. Pour tout ce que tu as fait mais il faut que je rentre... j'ai, heum des trucs à faire.
-De rien. C'était avec plaisir. »
Il hoche la tête puis prend sa veste sur le porte manteau en grimaçant. Toujours ses côtes... Il s'approche timidement de moi après avoir mit ses van's. Il m'embrasse la joue délicatement. Je lui rends et lui ouvre la porte.
« -À bientôt. J'espère avant la rentrée. Dis je avec une petit sourire.
-Oui promis. Tu sais où me trouver. »
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Once Upon A Life.
Romance"J'admire ceux qui continuent à danser même lorsque la musique s'est arrêtée, car se sont ceux qui continuent d'avancer lorsque tout espoir est perdu." (Harry, un lycéen. Louis, un papa ado.) *** © Tous droits réservés. (Info : il faut lire l'histoi...
